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 Un passager clandestin

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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Un passager clandestin   Dim 15 Juil - 9:41

Vengeance de Neptulon, intérieur nuit.



De sa démarche un peu trainante, conséquence d'une vieille blessure qui se réveille parfois et le fait souffrir, l'empêchant de dormir, le premier matelot Flint fait le tour des coursives ; son esprit est assailli par toutes sortes de questions, la plupart, pratiques, concernent l'état d'avancement des travaux de maintenance du navire, le renouvellement des équipes et le cas de certains journaliers, qui semblent le boulot un peu trop par dessus la jambe. Or, s'il est vrai que la main d'œuvre se fait rare en cette période de tension, pas question de voir les efforts de ses hommes ruinés par des indélicats et des pisse froids qui n'auraient rien à faire sur son navire.

Au détour d'un couloir, une conversation à voix basse attire son attention, et, faisant fi un instant de sa jambe douloureuse, et du principe qu'il s'est fixé de toujours être droit et direct avec ses hommes, il se positionne le long de la coque, et retient sa respiration afin d'écouter ce qui se dit. Dans sa tête résonne encore les mots du Quartier Maitre Mira Stella, et les soupçons qu'elle nourrit concernant l'éventualité d'un trafic de produits stupéfiants à bord. Et bien qu'il répugne à l'envisager, il sait, pour l'avoir expérimenté, à quel point ce genre de choses, hélas, peut se produire vite et faire des ravages si on n'intervient pas rapidement.

L'oreille aux aguets, il reconnait les voix de Martyn "Smart" et Léna "Deux Main Gauche" qui chuchotent

"On devrait d'abord lui demander la permission." murmure la voix de Léna.

"Et prendre le risque de se voir opposer un refus ? Non ma chère, tu n'y penses pas sérieusement. Et puis, je gage que ça serait plus intéressant si on faisait ça sans passer par lui (petit rire) Et puis je vois d'ici la tête qu'il fera quand on lui annoncera le résultat de nos ... échanges ?" (petit bruit de coup et souffle coupé, puis nouveau rire) "Idiot, tu tiens vraiment à ce qu'on est des ennuis avec Flint, ma parole ?" réplique la voix de Léna, un soupçon d'agacement dans la voix.

C'est ce moment que choisit Flint pour reprendre son statut de premier matelot. Apparaissant aux deux chuchoteurs, il constate avec un certain déplaisir que les deux se séparent promptement, reprenant une attitude plus digne de celles de matelots de la Royale. Son regard implacable force Martyn à faire un petit pas en arrière, mais la jeune manoeuvrière lui rend son regard sans broncher. Une dure à cuire. Intérieurement, Flint s'en félicite, mais pour le moment, il doit montrer qui est le chef.

"Messieurs (pas de sexe, et donc de sexisme, dans la Marine) je vous rappelle que le quart se passe sur le pont, et nons dans les coursives. Et si vous n'êtes pas de service, je vous conseille de prendre un peu de repos, la journée de demain risque d'être animée. Suis je assez clair ?"

Les deux matelots saluent dans un bel ensemble, puis, sur un dernier échange de regards, se séparent, Smart prenant la direction du pont tandis que Léna regagne la salle commune. Flint les suit du regard jusqu'à leur disparition complète, se permet un léger sourire et reprend sa ronde. Massant sa jambe maintenant que personne ne le regarde, il sent la douleur qui irradie jusque dans sa hanche. Maugréant et pestant tout bas, il se décide à faire un détour par l'infirmerie. Le toubib aura probablement quelque chose pour faire passer tout ça, au moins le temps de la nuit.

Traversant les coursives, il se met à entendre des coups sur la coque, et des bruits de voix étouffés. Pas encore, songe t il. Cette fois, ils vont m'entendre. Faisant fi de sa jambe douloureuse, il accélère le pas en direction des bruits. Mais cette fois, pas de doute, c'est une bagarre qu'il entend. Et dans l'infirmerie, qui plus est ! La porte de l'endroit est juste entrebaillée, laissant passer les bruits de coups, des jurons et même quelques cris. Pas de doute, quelqu'un est en train de passer un mauvais quart d'heure... Poussant la porte, il tombe sur un spectacle inattendu : penché sur une forme indéterminée, le matelot Arthur Pennington, les poings fermés, se répand en invectives. Tournant la tête en direction du premier matelot, celui ci a juste le temps de voir disparaitre de sa figure un masque de haine avant qu'il ne reprenne constance devant son supérieur.

"Bon sang, Pennington ! Vous pouvez m'expliquer ce qu'il se passe ici ? C'est quoi ce bordel ? " La voix de Flint, habituée à donner des ordres, a repris quelques octaves. Le matelot regarde tour à tour la forme allongée, et son chef.

"Chef, j'ai surpris cette sale...  elfe (le matelot a hesité longuement avant de cracher le mot) dans l'infirmerie, en train de voler des choses. J'ai voulu l'arrêter, mais elle s'est retournée contre moi, alors j'ai du me défendre. Et tu as de la chance que le chef soit arrivé, saleté, sinon tu serais passée par dessus bord !" (ajoute til à la forme recroquevillée au sol, qui laisse échapper un peu de sang de sa bouche et d'une plaie au ventre)

"Ca suffit, Pennington ! Appelez l'officier de quart, et faites le venir ici, vite !"

Sur un dernier regard haineux sur l'elfe, le matelot salue et court prévenir qui de droit. Flint se penche sur la silhouette encapuchonnée. Une elfe. Une de celles récemment arrivées en ville à la suite de l'héroîne Alléria Coursevent, si on en juge par la couleur de sa peau, entre chair et gris. A moins que ce ne soit le traitement infligé par le matelot qui l'ait mise dans un tel état. Il n'est pas médecin, il ne saurait en juger. Et puis ces elfes ont trop l'habitude de flirter avec une magie dangereuse. Quelques mêches de cheveux d'un bleu violet s'échappent de la capuche, le sang est rouge sur le sol de l'infirmerie. Elle se tient le ventre, une grimace de douleur intense sur les lèvres. Ecartant les mains qui répriment le saignement, Flint constate qu'elle a reçu un coup de couteau. Sa tenue, assez proche de ce qu'il imagine pour des elfes, est en mauvaise état, comme si elle avait passée des jours enfermée quelque part. Et au moment où il se relève pour soulager sa jambe, l'elfe tend la main et l'attrappe par le bras.

" La marque ... marque d'o (tousse) ombre ... Vous dev.... vez l'arrêter..."

Les paroles ont été prononcés d'une voix étrangement douce, comme si l'elfe faisait ses derniers aveux avant de passer l'arme à gauche. Il ne comprend pas un traitre môt de ce à quoi elle fait allusion, mais il hoche la tête sans s'en rendre vraiment compte. Un bruit de pas derrière lui. Pennington avec Inigo, qui est l'officier de quart. Soulagement. Apres un rapide rapport, décision est prise d'enfermer l'elfe dans une des cabines du bord, et de la confier au toubib, afin qu'il veille sur son état. Un abjurateur et un garde sont également placés en faction, afin de parer à toute éventualité, le temps que le Capitaine soit informé et prenne une décision la concernant.


Dernière édition par Vendetta Mira Stella le Dim 15 Juil - 21:27, édité 1 fois
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Dorwel

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MessageSujet: Re: Un passager clandestin   Dim 15 Juil - 10:57

Vengeance du Neptulon, Intérieur nuit.

Alors que Dorwel venait tout juste de se mettre au lit après être revenu de l'infirmerie, voilà qu'on le sollicitait pour y revenir en vitesse.

Ce fut donc avec hâte qu'il suivit la personne qui l'avait appelé, et qu'il arriva à l'infirmerie pour voir les séquelles de l’interaction qui est survenue plus tôt.

"Mais qu'est-ce que vous faîtes au beau milieux de la nuit, bon sang!"

Apercevant l'état inquiétant de l'elfe se vidant de son sang, sa formation et son instinct prennent le pas dans cette situation d'urgence, et l'endroit est parfait pour le soutenir dans sa démarche, puisqu'ils se trouvent encore à l'infirmerie, où les fournitures ne manquent pas.

Avant d'en savoir plus sur cette affaire et de cette mystérieuse inconnue, il ne lui aura fait que des soins de première nécessité, sans recourir à la magie. Trousse de soin, fil et aiguille. A l'ancienne.

Après quelques minutes de concentration, sans faire avoir bousculé sa patiente, il aura finit par recoudre la plaie qui lui ouvrait le ventre quelques instants plus tôt. Il aura également fournit un cachet, au vu de l'état misérable dans lequel se trouvait cette elfe, afin qu'elle ne meurt pas faute de nutriment.

"C'bon pour elle, vous pouvez l'emmener. Elle ne court plus de danger, même si selon moi, il lui faudrait vraiment du repos. Où est-ce que vous l'avez trouvé d’ailleurs? Elle est en sous nutrition depuis quelques jours au moins!"

Grommelant dans sa barbe, il soufflera en se nettoyant les mains, puis suivant le groupe afin de voir ce que le capitaine en décidera.
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Inigo Ghesufal

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MessageSujet: Re: Un passager clandestin   Lun 16 Juil - 8:29

Ce qu’il y a de bien à être de quart quand le navire est dans la rade de la capitale, c’est qu’on a pas grand’ chose à faire. On peut donc sans risque organiser une petite partie de cartes sur le pont arrière, à la fraîche.
Ce qu’il y a de pénible, c’est qu’on est dérangé pour tout et n’importe quoi. Alors qu’il venait enfin de ramasser le neuf qui complétait sa suite, Inigo dût brusquement quitter cette partie de tonk qu’il allaitons doute gagner (sans même tricher, pour une fois !) pour aller aux nouvelles. De quoi comment ? Un passager clandestin ? À son bord ?
Accompagné du solide Blucknock - sait-on jamais, il arriva sur place pour constater que oui, c’était bien le cas, sauf qu’il s’agissait d’une passagère… dans un sale état ; à moitié inconsciente ; les vêtements tachés de sang ; jolie silhouette cependant…
« Pense avec ta tête, pas avec autre chose, matelot ! » souffle dans un sourire moqueur Hérodiade à l’oreille du navigateur. Elle est de service aussi visiblement et un très jeune abjurateur de la flotte l’accompagne, un stagiaire imposé, période de congés oblige, l’Amirauté qui veut se faire bien voir du Kirin Tor…
On soulève la femme blessée - « légère comme une p’tite fleur » s’étonne Blucknock, dont l’avant-bras est plus épais que la cuisse de l’elfe - et on file direct à l’infirmerie.
D’un hochement de tête, Hérodiade et Inigo s’entendent pour laisser le jeune stagiaire-abjurateur en faction avec l’énorme Bucknock, contraint de baisser la tête dans l’étroite coursive - un elek et un jeune lapin dans le même tunnel - s’en vont chercher Hodge qui doit être informée au plus tôt, laissant Dorwel prendre soin de l’étrange invitée.
Faisant route vers la cabine du capitaine, Inigo soupire : « Enfer ! Et dire que j’avais tiré ce fichu neuf… »
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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Un passager clandestin   Lun 16 Juil - 9:52

De par son esprit pragmatique - cartésien, diraient sans doute les mauvaises langues - Hodge n'aimait pas ne pas comprendre. Cela l'inquiétait. Elle parvenait, en général, à garder un œil et une oreille sur l'ensemble de l'équipage ou presque, afin de désamorcer les bombes avant qu'elles n'explosent. Presque.

Cette histoire de passager clandestin que lui avait rapporté Inigo n'était pas spécialement grave en soi, il arrivait souvent que certains curieux parviennent à s'aventurer sur les navires de guerre. En général, elle se contentait alors de remonter les bretelles du personnel de quart, car qui disait pouvoir se promener librement à bord disait "potentiel sabotage". Les hommes avaient tendance à se relâcher en ville, et pourtant, les dangers - ou complications, du moins - ne manquaient pas. Non, ce qui était plus ennuyeux dans cette histoire, c'est que l'elfe avait été retrouvée dans l'infirmerie, ou avait déjà eu lieu un vol quelques jours auparavant.

Si la Ren Dorei s'avérait avoir pris quelque chose, cela prouverait au moins qu'il n'y avait pas de voleurs à bord, parmi l'équipage et les manœuvriers. Mais dans ce cas là, pourquoi avait-elle était poignardée ?

Hodge sentait venir une histoire bien plus complexe, peut-être en lien avec l'agression de Vey. Fel, torture, poisons, trolls et démonistes. Seringue gobeline... Les deux femmes n'avaient pas encore eu le temps d'échanger à ce sujet, Maroussia se contentant jusqu'alors de prendre des nouvelles du Quartier-Maître auprès de Dorwel. Là non plus, elle n'avait aucune piste. Était-ce un groupe de la Horde, ou un groupe qui se faisait passer pour eux ? Renégats ? Pourquoi s'en prendre à Vey, était-ce le fruit du hasard ou prémédité... ?

Elle chassa l'ensemble de ces questions de son esprit et donna quelques ordres bref. Chaque chose en son temps. Il fut demandé aux Quartiers-Maîtres de questionner la Ren Dorei. Poliment, mais fermement, pour savoir si elle était initiatrice des vols, et ce qu'elle faisait là. Comment elle y était arrivée, aussi. Hodge demanda à Dorwel de procéder à des test afin de savoir si elle avait consommé de la substance qui avait été volée. Le tout sous la bonne garde d'un abjurateur.

Puis, Hodge envoya le manœuvrier en poste devant sa porte chercher Vey, pour fixer une rencontre. Il était temps de poser cartes sur tables - comme celles qu'elle avait vu dépasser de la poche d'Inigo, ce qui lui avait tiré un sourire - pour qu'elle comprenne les différents éléments. Comme elle l'avait dit à Dorwel, puis à Neil et à Hécate, cette jeune mage présomptueuse mais au bon fond, qui trouverait peut-être sa place à bord, l'équipage du Neptulon n'oubliait pas, lorsqu'on s'en prenait directement à l'un de ses membres. Elle même avait la dent particulièrement dure. Mais il était hors de question d'agir comme des sauvages, et pour l'instant les ordres étaient clairs, rester au mouillage, dans une position de "qui-vive" qui n'augurait rien de bon. Hodge savait qu'ils n'étaient pas à quelques jours près, et Neptulon lui même le savait, la vengeance peut être un plat qui se déguste froid. Très froid.

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Dorwel

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MessageSujet: Re: Un passager clandestin   Lun 16 Juil - 15:20

Citation :
A l'attention du Capitaine Maroussia Hodge,
Capitaine du Vaisseau du Vengeance du Neptulon.

Rapport des tests effectués sur la passagère clandestine.

Après une analyse poussée de l'état de la victime, trois points se démarquent concernant sa condition:

-Cette individue serait sujet à une malnutrition, qui si n'est pas dans un état d'avancement avancé, dure au moins depuis quelques jours. J'ai remarqué également qu'une odeur saumâtre était attaché à divers endroit de sa tenue. Une petite visite dans les cales ne serait pas à exclure.

-Concernant son état physique, hormis la principale blessure au ventre effectuée par le matelot Arthur Pennington (un coup de couteau, avec une petite lame très effilée), et par laquelle elle a perdu pas mal de sang, elle possédait également des cicatrice antérieures à cette aggression, dont deux entre elle qui se sont réouverte, surement due à la violente action survenue. J'ai recousus toute ses blessures sans le moindre problème, sans usage de soin magique pour le moment, avant d'en savoir plus sur notre invitée, et sur votre approbation. Je préconise du repos pour qu'elle puisse se remettre, mais une interrogation d'une courte durée sans violence devrait être possible.

-Pour finir, mon analyse a également retrouvé une toute petite traces d'opiacée, qui concorde avec ce qui manquait cette nuit. Toutefois aucune trace de d'autres médicaments manquant à l'infirmerie concernant les vols précédents.

Voici la fin de mon rapport la concernant.

Dorwel Eaupure.
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Un passager clandestin   Lun 16 Juil - 19:17

" Ce que vous avez fait est intolérable ! Et ca n'en restera pas là, croyez moi ! Il ne tient qu'à vos états de service actuels de ne pas être convoqué devant une commission disciplinaire !! Non, mais qu'est ce qui vous a pris d'envoyer ses médecins débutants en formation dans les Hinterlands ? "


Debout, mains dans le dos, la mâchoire un peu serrée, Vey encaisse la déferlante sans broncher. Elle savait à quoi s'attendre en faisant appel à son ancien copain de régiment, le sergent instructeur Leroy Hill, pour "détourner" une équipe médicale afin de la faire transiter vers les Hinterlands, pour aider les nains. En passant par la voix hiérarchique normale, il aurait fallu oh, deux à trois … semaines, peut être davantage, pour que la chose soit simplement étudiée. Là, elle a fait d'une pierre deux coups, en envoyant des secours rapidement à une population affiliée à l'Alliance, et en permettant à des jeunes de se former sur le terrain, expérience qui leur sera probablement très utile plus tard. Et s'il faut pour cela que ca barde son matricule, elle n'en a cure. Enfin si, mais elle est prête à prendre ce risque pour que les choses avancent comme elle le devrait.

Posant les yeux sur le visage cramoisi de l'officier, le médecin colonel MacDowell, elle explique son point de vue en prenant bien soin de parler le plus calmement possible, afin de tacher de convaincre du bien fondé de la chose. Le regard dur de l'officier ne la quitte pas un seul instant, il ne remue pas une seule fois la tête en signe d'assentiment, même léger. Si elle peut mesurer ses chances de s'en sortir sans perdre trop de plumes par la longueur du silence qui s'abat après sont intervention, elle se voit déjà dans le bataillon disciplinaire, soit comme recrue de première ligne, celles qui font sauter les mines au prix de leurs vies, ou avec un peu de chances, comme officier du dit bataillon. Une perspective peu réjouissante mais qui laisse une possibilité de partir sur une action … d'éclats.

La blague stupide lui étire le coin gauche des lèvres, bien malgré elle. L'officier le note, et la réponse tombe, glaciale.

" Bien, puisque je vois que tout cela vous amuse, je vais faire mon rapport à qui de droit. Pour l'heure, retournez à votre poste, et attendez vous à devoir vous présenter dans les prochains jours pour une inspection disciplinaire. Rompez. "

Un geste de la main, l'homme se rassoit et il est déjà en train de rédiger les premières lignes quand Vey s'apprête à partir.

"Un instant, Quartier Maitre Mira Stella. Ceci est arrivé pour vous ce matin. J'espère que ça en valait la peine."

Sans un regard, l'officier montre le rouleau de marchemin, marqué du sceau du clan Marteau Hardi. Vey se contente de le saisir, salue pour la forme, et sort. Dans le couloir, les têtes se tournent vers elle, puis la vie reprend son cours. En quelques enjambées songeuses, elle est dehors, et ses pas la conduisent naturellement vers le port, où elle rejoint le bord. Après le tour du navire, elle se rend dans sa cabine, où elle entreprend la lecture de la missive.


Citation :
Missive expresse livrée par griffon
De la part du maitre des griffons Hachegriffe,
Nid de l'Aigle, Hinterlands


A l'attention de l'officier de marine Victoria Mire-Stellaire
A bord du navire de l'Alliance "Vengeance de Neptulon"



Madame,


Je vous fais parvenir cette lettre aussi vite que possible, de la part du maitre des griffons Guthrum Tonne-Poing, qui, bien que devant théoriquement garder le lit pour se remettre de ses blessures, a tenu à accompagner notre détachement de pointe afin d'enquêter sur les origines de l'assaut perpetré contre notre forteresse il y a de cela moins d'une semaine.


En son nom, je vous remercie d'avoir fait parvenir par portail des fournitures médicales et un détachement de toubibs pour aller avec. Ils avaient l'air un peu surpris de prime abord, mais ils se sont bien vite mis à l'ouvrage, soulageant nos chamanes déjà éprouvés par les soins d'urgence. Sachez donc que l'on déplore une vingtaine de blessés léger à grave, ainsi que huit morts dans nos rangs, principalement parmi les gardiens de la forteresse, mais également deux parmi ceux chargés de veiller sur les griffons. Ceux ci ont également subi des pertes, puisque nous comptons deux morts dont une reproductrice, et plusieurs jeunes griffons se sont dispersés dans la nature, effarouchés par les combats. Plusieurs équipes se sont formées pour tenter de les calmer et les faire revenir.

Nos voisins elfes du Gite de Quel'Danil déplore la perte de quatre des leurs, ainsi que huit blessés léger ou grave. La maison d'un ermite qui s'était installé sur les hauteurs, derrière chez eux, a aussi été vandalisé et l'individu a disparu. C'est là bas que vous avez été retrouvé et libéré par vos hommes. Grace à eux, les actions néfastes des assaillants ont été grandement contenues et notre clan a une dette envers vous pour cela.

A l'heure où j'écris ces lignes, nos équipes ont mis à jour un campement de grande taille dans les ruines de Seradane, au nord est de la zone, où de nombreuses ruines elfiques demeurent, et où le Vol Vert avait autrefois ses habitudes. L'endroit, plutôt calme, se prête bien à un rassemblement discret, puisqu'il était jusqu'alors en dehors du circuits de nos patrouilleurs à pied. Les traces de feu et de cuisine, ainsi que d'occupation permettent de déterminer qu'un groupe d'une cinquantaine d'individus, des réprouvés et des trolls pour la plupart, mais aussi des orcs, des humains, et probablement un ou deux gobelins, vivaient là depuis plusieurs jours. Signe inquiétant, nos éclaireurs ont retrouvé la trace d'un feu à l'écart, contenant plusieurs documents brûlés, dont un partiellement lisible encore : une retranscription en orc de la réponse que maitre Tonne-Poing vous avait envoyé, vous invitant à découvrir nos rites concernant les chevaucheurs de griffons. Nous ignorons pour le moment comment une telle chose a pu se produire, mais il semble que nos échanges épistolaires étaient surveillés.

Nulle trace d'insigne ou de tabard pour déterminer une quelconque allégeance, et notre surveillance des comptoirs trolls au sud des Hauts Surplombs n'a pas mis en évidence de lien entre eux et les assaillants. Plusieurs navires de guerre ont été repérés au large des côtes, cependant, au cours des derniers jours, arborant des pavillons inconnus, tête de loup noire sur fond rouge, un aigle ou un épervier tenant un harpon dans ses serres, et même un simple rectangle de couleur orange.

Etant donné que nous avons du repousser une trentaine d'assaillants sur le Nid de l'Aigle, et deux fois ce nombre au Rocher de l'Affut, il y a fort à parier que d'autres campements existent dans la région. C'est sur cette base que le maitre des griffons Tonne-Poing et Moeira Mac Taggart, notre chamane en chef, ont décidé de poursuivre les recherches.

Pour l'heure, l'idée qui prévaut, c'est que la Horde, et les Réprouvés surtout, a engagé des mercenaires pour affaiblir Le Nid de l'Aigle, qui constitue une menace sur son aile gauche à mesure qu'elle progresse au delà du Mur de Thoradin, vers les hautes terres arathies, tout en essayant de savoir qu'elles sont les projets de l'Alliance, en attirant des officiers à portée de leurs filets.


Voilà où nous en sommes pour le moment. Nos ennemis seront abattus, comme disent nos voisins, et nous exercerons notre vengeance sous le signe implacable du marteau et de la foudre, pour peu que l'Alliance daigne servir d'enclume pour les écraser.


Posant la lettre sur son bureau, elle s'apprête à écrire une réponse quand on toque à sa porte. C'est le manœuvrier qui vient la chercher pour la convoquer chez le Capitaine. Hochant la tête, elle repose son nécessaire d'écriture, reprend la lettre du clan Marteau Hardi, et sort, suivant l'homme jusque chez Maroussia.
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MessageSujet: Re: Un passager clandestin   Mer 18 Juil - 10:41

Vengeance de Neptulon, intérieur jour, coursive desservant l'infirmerie.



La tête un peu penchée et le cou douloureux, le matelot Blucknock s'autorise à bouger de quelques pouces pour tenter de trouver une position plus confortable, mais sans succès. les ordres du capitaine et du premier matelot sont clairs : "Personne n'entre sans permission du capitaine ou d'un officier. Celui qui contrevient se fait ratatiner." Le matelot a mis un peu de temps à comprendre le sens du mot "contrevient" mais le reste est clair. Il sourit en regardant ses larges pognes. Un cri venant de la cabine qu'il surveille. Il redresse vivement la tête et se cogne une nouvelle fois au plafond. La douleur n'est qu'une information, mais les cris sont de plus en plus fréquents et il ne sait pas vraiment ce qu'il doit faire. Doit il rester devant la porte, mais alors les cris continueront ? Doit il aller chercher quelqu'un, mais alors il ne sera plus à son poste, et ça risque de barder pour lui ? les consignes sont claires, il ne peut pas rentrer sans permission, mais s'il ne fait qu'ouvrir la porte pour jeter un œil, est ce qu'il "contrevient", et dans ce cas, doit il se ratatiner lui même ? Et bien sur, c'est le moment qu'a choisi le jeune mage du "Kir in Tor" pour aller aux toilettes.

Scratch, scratch, réflexion accompagnée d'un grattage en règle de la nuque. Nouveau gémissement derrière la porte. Il jette un œil dans la coursive, au cas où. Pas un matelot en vue. Poussant un léger soupir, Blucknock se décide à entrouvrir la porte pour voir ce qui se passe. Dans la pénombre de la cabine, la silhouette de l'elfe dans le lit est vraiment difficile à discerner, mais il faut dire qu'elle est minuscule pour lui. Elle a repoussé une partie des couvertures, et semble se démener avec un assaillant invisible. Elle se tourne parfois dans son sommeil, articulant des mots dans un langage que le matelot ne comprend pas, mais qui a des consonnances liquides assez agréables, malgré le ton sur lequel certains sont prononcés. Il voudrait bien faire quelque chose mais les ordres sont claires. Alors il la regarde encore un instant, tachant de voir si la crise passe. Puis il referme la porte.

"Comment va t elle ?"

Se retournant rapidement, craignant d'avoir été découvert alors qu'il a à moitié contrevenu aux ordres, il pose les yeux sur Pennington, qui se tient dans le couloir, adossé contre une des cloisons, un petit couteau en main, sculptant le foyer de sa pipe.

"Elle va bien, elle rêve. Je crois."

" Elle rêve ? Ah, p'tet que le toubib y a été un peu fort avec les médications. En tout cas, si elle rêve, c'est qu'elle va mieux. Ca t'ennuie si j'entre pour la voir, juste un instant ?"

"Personne n'entre, ordre du Capitaine. Celui qui contrevient <adore ce mot, l'articulant avec soin> est ratatiné."

"Oh ouais, je vois ! Je veux juste lui présenter mes excuses, j'ai eu peur, je n'y suis pas allé de mains mortes avec elle, et … bah j'suis un gentleman, alors je voudrais pas qu'elle pense que …"

"T'as une permission du Cap' ou d'un officier ?"

"Hum non, mais je suis sur qu'ils n'y verraient pas d'objection. Flint lui même m'a passé un savon, alors je tiens à m'amender et à redresser le tir, en commençant par des excuses auprès de la personne concernée."


Scratch, scratch. Blucknock plisse un peu les yeux, les arguments font sens pour lui et l'écho de l'entretien houleux entre Flint et Pennington fait encore trembler certains des murs du navire. Est ce que cela peut être considéré comme une permission pour aller voir la clandestine ? Possible après tout. Au moment où il va ouvrir la bouche, la jeune recrue du "Kir in Tor" revient des toilettes, un sourire de contentement sur le visage. Il avise les deux hommes en reprenant sa place à côté du géant. " Un souci ? " s'enquiert il. Blucknock le regarde, désignant Pennington du pouce.

" Il voudrait entrer pour faire ses excuses, à la demande du Premier Matelot Flint et…"

" Les ordres de Dame Hérodiade sont clairs : personne n'entre ici sans permission expresse. La clandestine est entourée d'énergie arcanique mais également d'origine encore … non déterminée. Le confinement doit être maintenu autant que possible pour préserver la sécurité des personnes du bord. Et je …"

"Ok, ok ! Pas besoin de sortir tout vot' charabia. T'as entendu, Pennington, faudra revenir plus tard."

"Ouais, j'comprends. Je reviendrai."


Dernier regard en direction du mage, puis le matelot range sa pipe et le couteau, ne laissant derrière lui que quelques copeaux pour unique trace de sa présence.

Blucknock le voit disparaitre en direction de la salle commune, puis se tourne vers le jeune mage qui a repris ses incantations à voix basse. Le géant trouve ça un peu irritant à la longue, mais au moins, quand il a finit d'incanter, l'elfe ne crie plus pendant quelques temps.  
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Un passager clandestin   Dim 22 Juil - 20:08

Vengeance de Neptulon, fin d'après midi.



Une journée de plus. Et donc une de moins. Bientôt la fin de la corvée et le retour à des choses plus intéressantes. Comme ranger mes chaussettes par exemple…

C'est en substance la teneur des pensées qui tournoient doucement dans l'esprit un peu désabusé de Kandjar Shandrilyann, l'apprenti envoyé par le Kirin Tor pour son "stage en condition réelle" auprès de l'archimage Hérodiade Ambrose. Stage qui semblait si prometteur au début, la dame jouissant d'une certaine renommée, et d'une grande beauté, qui avait fait bien des envieux au collège quand le tirage au sort avait été effectué et que le stage lui avait été attribué. Il avait aussitôt fait ses bagages (quelques vêtements, des livres et son bâton) pour se présenter en salle de téléportation où il avait été rapidement briefé avant de surgir du néant sur un des ponts d'arrivée dans la capitale, point situé dans une petite maison donnant directement sur le port. Les gens connaissaient la magie mais ne se faisaient pas vraiment au fait qu'un mage puisse apparaître subitement devant eux sans prévenir. Plusieurs incidents par le passé, dont le lynchage d'un archimage, avaient incité les autorités magiques à prévoir des zones dédiées aux transferts. C'est en sortant de cette maison que le jeune mage avait fait la connaissance de sa tutrice, il avait du se noyer dans son regard et n'avait pas vraiment fait attention à la teneur de son discours.

Il aurait du.

Petit soupir teinté d'amertume. A côté, le géant coule un regard dans sa direction, avant de reprendre son rôle. Celui de la gargouille du bord. Ce type… Bluck block ? Blick nock ? Il n'arrivait pas à retenir son nom, c'était irritant. Presqu'autant que le personnage, une montagne de muscles aussi disert qu'une statue, et aimable qu'une porte de prison. Du reste, c'est surement pour ça qu'il avait été affecté à cette mission. Surveiller la porte menant à la cabine où une soi disant elfe du Vide (sourire narquois, ils ne savent plus quoi inventer pour se rendre intéressant, ceux là) est maintenue par ses soins, dans une forme de coma artificielle pour guérir afin d'être interrogée sur un vol de fournitures médicales. Bon sang, qu'est ce qu'il ne donnerait pas pour accélérer le cours des choses. Le sort est là, il sent l'énergie qui virevolte, comme prête à être saisie pour …

Un gémissement dans la pièce. Etrange, elle ne devrait pas être réveillée, le sort la maintient dans une sorte de coquille qui l'isole et l'incite à rester plongée dans le sommeil pour faciliter la guérison de ses blessures, très profondes. Il vérifie les constantes. Il visualise les runes qui canalisent le sort et l'une d'elles semblent donner des signes de faiblesse. Se morigénant pour son manque de prévoyance, il impulse un regain d'énergie arcanique  pour rétablir son équilibre. Nouveau cri dans la pièce à côté.

Rouvrant les yeux, il s'aperçoit que le colosse a ouvert la porte, et passé la tête à l'intérieur.

" Hey, madame, faut pas crier com... Oh pinaiste ! Kanda, viens vite voir ! "

Un partout. Manifestement lui non plus ne sait pas retenir mon nom. Mais ce n'est pas le plus important. Le ton de la voix du géant montre qu'il est face à quelque chose qui, non seulement le dépasse, mais en plus il s'en rend compte. Passant à son tour la tête dans l'embrasure de la porte, le spectacle auquel il assiste le fige.

Assise sur le lit, environnée de ce qui ressemblent à des flammes noires, l'elfe semble lutter et se tortiller, la tête basculée vers l'arrière, la bouche grande ouverte dans une agonie muette, enfin, pas si muette que ça quand même, certains cris lui parvenant aux oreilles. Penchant la tête, elle pose son regard sur lui. Deux billes devenues noires comme de l'encre. Un regard qu'il n'est pas prêt d'oublier. Il reprend ses esprits et, sans quitter l'elfe des yeux, il enjoint au colosse d'aller chercher du secours, magique de préférence.

" Fonce et ramène moi l'archimage ou une de ses assistantes, le gros ! Dépèche ! "

Aussitôt Blucknock parti en courant, Kandjar prend son courage à deux mains et s'approche, invoquant un bouclier de mana au cas où. L'elfe continue à se débattre, mais elle tend un bras vers lui. Les flammes qui courent sur elle projettent des ombres surréalistes, rappelant cet effet de "lumière noire" qu'il a vu à la Foire de Sombrelune, dans le train fantôme et qu'il avait tant apprécié à l'époque. Plus maintenant. Cela dit, dans sa demi panique, il analyse quand même les choses. Le feu semble consumer l'elfe mais pas la literie, et il n'émet pas de chaleur. Et même, pour autant qu'il puisse en juger, la température semble avoir baissé d'un cran. L'elfe semble vouloir articuler quelque chose, mais il ne comprend pas. Peut être est ce du thalassien, et là, il se morigène à nouveau pour avoir sécher les cours de langues vivantes. Elle articule à nouveau, et cette fois il comprend "il porte la marque d'ombre … il faut l'arrêter". Il s'apprête à demander qui, ou quoi, mais le feu sombre jaillit de la poitrine de l'elfe, en une protubérance de ténèbres qui glace le sang du jeune apprenti. Dans un réflexe, il lance un sort de transfert pour s'éloigner et c'est l'explosion.

Silencieuse.

Le jeune homme tomb au ralenti sur le mur de la cabine, le dos et l'arrière de la tête douloureux, mais les yeux grands ouverts. Il voit l'elfe disparaitre dans une poche de ténèbres. Enfin, pas entièrement. Une partie de son essence semble se diriger vers une étrange petite bille qu'elle tenait dans le bras qu'elle tendait vers lui. La bille brille un instant d'un feu intérieur, projetant cette fois des ombres véritables sur les murs où rien, hormis lui, n'a été affecté par la déflagration.

A quatre pattes, l'esprit encore un peu embrouillé par la douleur et le spectacle, Kandjar ramasse la bille. Une légère sensation de chaleur contre sa paume. Au dehors, le bruit de cavalcade indique que le gros a rempli son office et à ramener du renfort.

Tournant la tête vers la porte, il reconnait la dame blonde. Pas celle qu'il espérait, mais cela fera l'affaire.

" Bon sang, mais qu'est ce qui s'est passée ici ? Et où est la prisonnière ?" demande Vey, interloquée par la tournure des évènements.

" Elle … elle est morte, je crois, Quartier-maitre."

La jeune femme tourne la tête dans sa direction. Elle le regarde étrangement, penchant la tête légèrement sur le côté. Il s'aperçoit alors que des larmes coulent sur ses joues, sans qu'il puisse en déterminer l'origine.

Une chose est sûre. Sa mission est terminée et son stage est un échec.  
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