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 Hérodiade Ambrose, une histoire d'émancipation.

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AuteurMessage
Hérodiade Ambrose

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Titre : La Lionne
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Boss Bitch
Âge personnage : 46 ans
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Messages : 84
Réputation : 0
Date d'inscription : 30/01/2018
Age : 21
Féminin

MessageSujet: Hérodiade Ambrose, une histoire d'émancipation.   Mar 27 Fév - 16:22

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Chapitre 1 : Prélude  


Un halo lumineux trônait au milieu de la Cathédrale, il semblait même éblouir la belle-famille sinistre de Madame. Elle était comme toujours richement accoutrée et dorée de ces bijoux et chaînes à mailles minuscules réalisés par ses joaillers que le travail rendait aveugle avant que sonne leur glas.

- Hérodiade Ambrose, Vechtar De Beau-Regard, je vous nomme Mari et Femme.

Les cloches chantaient. Cette journée magnifique, marquée par la beauté de la bâtisse et des bancs joliment décorés de ses fleurs qu'elle affectionne tant, signait sa fin. Elle arpenta la grande allée, descendit les marches de marbre blanc au bras de son geôlier au rythme des applaudissements. Même son voile semblait vouloir s'échapper tant il vacillait. Hérodiade détailla l'assemblée, maintenant éblouis par la lumière solaire. Elle ne connaissait personne, si ce n'est son oncle serrant déjà des mains un peu plus loin. Elle tourna son minois vers la parenté opposée. La famille De Beau-Regard, elle n'avait jamais vue de gens aussi laid dans les bordels qu'elle fréquentait. Sa pupille termina sa course dans celles de son mari. Elle ne pu se résoudre à lui sourire cette fois. Il la regarda.

- Ma douce, êtes-vous seulement heureuse pour moi? Choisissons l'amour.

Elle déplaça son regard dans une autre direction, elle ravala ses larmes et se mit à sourire à l'assemblée. Prisonnière, clouée au sol tandis que des colombes sortaient au même instant de leurs boîtes pour prendre leur envol. Elle se pencha vers l'oreille de son mari, sans perdre son sourire, Vechtar levait une main vers la foule en signe de remerciement.

- L'amour est un poison, un doux poison, oui, mais il te tuera de la même façon.

Il la détailla un instant, elle se mit à dévaler les escaliers à son tour, allant remercier ses convives d'un sourire des plus fourbe et ironique tout en s'inclinant et bavardant avec le plus offrant. Puis Vechtar observa le seuil des marches, étrangement, le voile, gisait désormais au milieu des escaliers.
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