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 Hérodiade Ambrose, une histoire d'émancipation.

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Hérodiade Ambrose

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Titre : La Lionne
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MessageSujet: Hérodiade Ambrose, une histoire d'émancipation.   Mar 27 Fév - 16:22

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Chapitre 1 : Prélude  


Un halo lumineux trônait au milieu de la Cathédrale, il semblait même éblouir la belle-famille sinistre de Madame. Elle était comme toujours richement accoutrée et dorée de ces bijoux et chaînes à mailles minuscules réalisés par ses joaillers que le travail rendait aveugle avant que sonne leur glas.

- Hérodiade Ambrose, Vechtar De Beau-Regard, je vous nomme Mari et Femme.

Les cloches chantaient. Cette journée magnifique, marquée par la beauté de la bâtisse et des bancs joliment décorés de ses fleurs qu'elle affectionne tant, signait sa fin. Elle arpenta la grande allée, descendit les marches de marbre blanc au bras de son geôlier au rythme des applaudissements. Même son voile semblait vouloir s'échapper tant il vacillait. Hérodiade détailla l'assemblée, maintenant éblouis par la lumière solaire. Elle ne connaissait personne, si ce n'est son oncle serrant déjà des mains un peu plus loin. Elle tourna son minois vers la parenté opposée. La famille De Beau-Regard, elle n'avait jamais vue de gens aussi laid dans les bordels qu'elle fréquentait. Sa pupille termina sa course dans celles de son mari. Elle ne pu se résoudre à lui sourire cette fois. Il la regarda.

- Ma douce, êtes-vous seulement heureuse pour moi? Choisissons l'amour.

Elle déplaça son regard dans une autre direction, elle ravala ses larmes et se mit à sourire à l'assemblée. Prisonnière, clouée au sol tandis que des colombes sortaient au même instant de leurs boîtes pour prendre leur envol. Elle se pencha vers l'oreille de son mari, sans perdre son sourire, Vechtar levait une main vers la foule en signe de remerciement.

- L'amour est un poison, un doux poison, oui, mais il te tuera de la même façon.

Il la détailla un instant, elle se mit à dévaler les escaliers à son tour, allant remercier ses convives d'un sourire des plus fourbe et ironique tout en s'inclinant et bavardant avec le plus offrant. Puis Vechtar observa le seuil des marches, étrangement, le voile, gisait désormais au milieu des escaliers.
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Dernière édition par Hérodiade Ambrose le Dim 11 Mar - 19:48, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Hérodiade Ambrose, une histoire d'émancipation.   Mar 27 Fév - 19:58

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Chapitre 2 : Le Gibier


- Dame De Beau-regard, vos convives vous attendent.

La servante s'exprimait avec un accent prononcé tout en finissant de recoiffer Madame, une broche d'or aux couleurs de sa famille vint couronner ses cheveux lumineux. Hérodiade était parée d'une robe rouge sang, étrange choix pour un banquet de mariage, que dis-je, de son mariage. Elle détailla la servante d'un regard supérieur, une jeune employée de son mari qu'elle affectionnait autant que le dernier paysan de la Marche, elle préféra finalement ignorer sa réflexion.

- Plus de vin.

Madame, votre Mari a été clair dans ses consignes, je ne peux déroger à ses lois.

- Pour qui travaillez-vous désormais?
- Pour vous Madame.
- Dans ce cas, du vin.

La servante apporta le pichet de vin et remplit le çalice de sa Maîtresse à contre coeur.

- Vous venez de Lordaeron n'est-ce pas? reprit Hérodiade, avec un sourire en coin.
- Oh, mon accent me fait défaut. Elle lui sourit à son tour.
- J'avais une servante à Lordaeron qui s'exprimait avec ce même accent prononcé, mais c'était une fille de noble, vous ne l'êtes pas.

La jeune femme perdit son sourire et servit immédiatement Madame d'un nouveau verre du crû, le voyant tendu en sa direction. Hérodiade l'avala et se leva, elle ignora de nouveau superbement sa domestique et quitta le boudoir en direction de la salle de banquet. Une fois les portes passées, les regards se posèrent sur elle. Elle nota l'air inquisiteur de ses invités, sans se dégonfler elle se dirigea vers l'estrade aux côtés de son Mari, s'installant avec grâce et découvrant avec joie de nouvelles bouteilles face à elle tout en déplorant la présence de son oncle sur sa gauche.

- Vous êtes bien élégante ma nièce, cependant permettez moi de douter de la couleur de votre accoutrement pour une telle réception.
- Mon oncle, je viens de perdre le nom d'Ambrose. Vos jugements et spéculations à mon égard n'ont plus lieu d'être.
- La famille reste la famille. Je suis sûr que feu votre père aurait été d'accord avec toute cette mise en scène.
- Vous le reconnaissez donc. Lui répondit-elle tout en se servant un nouveau verre de vin avant de reprendre. << Tout ceci n'est que mise en scène >>.
- Les affaires sont les affaires ma douce enfant, un mariage est une association. Il reprit plus bas en sa direction, elle ne quitta pas, pour autant, le regard que lui lançait ses convives, digne et droite face à son calice.  << Tâchez de rapidement ouvrir vos jambes, ma nièce, Vechtar veut un héritier et moi je veux l'appui de sa famille pour mes prochaines transactions. Mettez le donc dans de bonne grâce. Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour votre famille. >>

Hérodiade resta silencieuse, observant de haut tout ce ramassis de victuailles et pâtisseries colorés. Elle pensa un instant au front et se dit que si les bombances pouvaient être aussi garnie sur les champs de bataille, l'Alliance ne serait plus en guerre.

- Vous me tuez, mon oncle.
- Faites des enfants, rien que pour vous, l'on aime rien de plus que ses enfants même si ils ne proviennent pas de l'être aimé. Croyez moi sur parole, c'est le seul bonheur qu'il vous restera.

Hérodiade pensa un instant à ses deux cousins, plus âgé qu'elle, mort lors de la chute d'Hurlevent provoqué par la Horde Noire. Elle et sa mère avaient pu s'échapper vers la capitale septentrionale aux côtés de Lothar, du jeune Prince et d'autres familles Nobles tandis que son père mourrait aux portes du Donjon Royal. Elle pensait sa tante et son oncle emportés avec leurs enfants, mais ce dernier avait fuit à la Marche laissant derrière lui les cadavres de son nirvana. Des cliquetis et des bruits de cristal la firent émerger et la ramenèrent à la triste réalité.

- Ce soir, j'aimerais porter un toast à mon fils et à sa magnifique femme. Qu'ils vivent longtemps et qu'ils nous offrent beaucoup de petits-enfants.

La mère de Vechtar, grosse femme dont les doigts boudinés disparaissent derrière des émeraudes et rubis gargantuesques s'était levée répandant ses paroles tel un poison aux oreilles de la jeune mariée. Le père lui était bien trop obsédé par la volaille, le pilon emprisonnée au creux de ses mains, le gras coulant le long de ses doigts, resplendissait une nouvelle fois dans l'ombre de sa femme.

- Je vous remercie Mère et maintenant si mon épouse veut bien se donner la peine de se lever et de me suivre. La cérémonie du coucher doit débuter.
- Elle n'a encore rien avalé mon fils, cela peut attendre encore quelques minutes.
- Et je n'en ferai rien mère, ma femme s'est ce soir illustrée par son absence. Il planta son regard dans celui d'Hérodiade. Sa mère s'asseyant, le clapet fermé. Il lui tendit la main.

Hérodiade se leva, les invités semblaient surpris par la tournure des évènements. Il enserra son emprise et la tira hors du banquet sous les yeux ébahis des quelques aristocrates présents. Une fois les portes passées, les musiciens jouaient de nouveau et un brouhaha regagna la quiétude des lieux. Hérodiade s'installa sur le lit de noce, elle était ivre, il ne l'était pas assez. Elle pria pour la première fois véritablement la Lumière, ne s'illustrant pas pour sa piété. L'alcool fit taire la plupart des douleurs. La nuit passa, Vechtar se leva à l'aurore et abandonna sa femme pour des affaires en ville. La jeune servante d'hier soir vint réveiller Madame. Elle fit tomber le pot de chambre en découvrant les draps vermillons. Hérodiade, nue, tremblait épuisée tel un gibier que l'on venait de tirer.
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MessageSujet: Re: Hérodiade Ambrose, une histoire d'émancipation.   Mer 28 Fév - 0:41

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Chapitre 3 : La Lionne


Vechtar connaissait les recoins du Donjon Royal par coeur, provenant d'une imminente famille de la Maison des Nobles, il a grandit bercé par le pouvoir dans le pouvoir. Il retrouva sans mal l'aile destiné à l'Armée d'Hurlevent où il avait rendez-vous. Les gardes le laissèrent passer après identification.

- Sir De Beau-Regard, Toutes mes félicitations pour votre mariage. Je m'excuse encore, la guerre ne nous permet pas d'assister à de telles cérémonies ces derniers temps. La Horde nous menace chaque jour un peu plus. Je ne vous apprends rien. Quoi qu'il en soit, vous devez faire une femme heureuse, je n'en doute pas! L'on m'a dit qu'elle était très belle, ce n'est pas notre lot à tous... regardez la mienne, veinard. Pardonnez moi, Je m'égard. Pourquoi désiriez-vous cet entre-vue?
- Vous êtes entièrement pardonné, Commandant. Je viens vous parler de ma femme, justement. Vous connaissez peut-être déjà son nom. Hérodiade Ambrose, de naissance.
- Je connais son oncle, un homme de poigne. Votre Dame est mage, c'est bien cela?
- En effet, et je sais ô combien il est difficile de motiver nos jeunes soldats pour repartir au front. Les mères pleurent leur départ et les pères souhaitent les garder pour le travail au champ. Les trois dernières grandes guerres ont affaiblis notre nation. Je vous propose donc un marché.
- Notre dernière campagne de recrutement fut un échec cuisant. Le Roi va imposer de nouveau des services obligatoires, l'on m'a dit que la cour s'inquiétait de l'image que cela pouvait rendre au peuple, peuple fatigué comme vous le dites. Que proposez-vous?
- Ma femme est encore jeune. C'est une enfant d'Hurlevent qui a vue sa cité se faire détruire lors de la Première guerre. Son père est mort aux portes du Donjon Royal en héros. Elle est de plus une mage chevronnée. Pourquoi ne pas faire d'elle l'exemple de votre propagande? Une femme, qui plus est orpheline se battant pour défendre l'Alliance au delà de ses frontières? Croyez moi tous les hommes du pays vont en prendre pour leur égo! Et cela risque de motiver nos jeunes filles, pour s'enrôler dans l'Armée.
- Vous êtes un homme malin, Vechtar. Non seulement votre idée est excellente mais en plus vous arrivez déjà à vous débarrasser de votre femme! Ils se permirent un rire. << Je vais en référer à l'Etat-Major, votre Dame est au courant?>>
- Pour quel homme me prenez-vous, Commandant? Bien entendu.

Les oiseaux chantaient, Hurlevent jacassait. La ville était bruyante. Hérodiade se tenait au balcon, observant la Vieille Ville depuis toute sa hauteur. L'air marin venait frapper ses rideaux de soie, l'odeur de la mer mélangé avec les effluves des égouts et des marchés lui donnait la nausée.

- Cette ville pue.

Une domestique entra dans la chambre, après avoir fait acte de sa présence en tapotant légèrement la porte.

- Madame, Monsieur votre Mari est arrivé.

Hérodiade se retourna, dévisageant la jeune femme. La servante baissa la tête au passage de sa maîtresse puis referma la porte derrière elle. Hérodiade se tenait en haut des escaliers. Les cinq dernières nuits depuis son mariage furent catastrophique, elle parvint cependant à saoulé son époux un soir ou deux, lui épargnant l'exercice douloureux de leur communion corporel. Il se présenta finalement au seuil des marches.

- Il est temps de faire tes valises, mon amour, tu repars pour le front.

Hérodiade dissimulait un sourire. Le machisme de l'Armée n'est rien à côté des nuits qu'elle a pu endurer. Elle descendit les escaliers tout en lui faisant front à son tour.

- Si tu m'appelles encore une seule fois mon amour, je me chargerais de t'étrangler pendant ton sommeil.

Il la gifla.

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Un mois passa.

Hurlevent sortie de la mer se présentait à elle. Elle traversa la ville parée de sa robe et de son bâton de Mage de Guerre. Elle se dirigea vers le port en longeant les beaux rendez-vous des vivants. Certains passants s'arrêtèrent sur sa route pour la saluer ou l'aduler. Sans comprendre, elle descendit les escaliers menant au mouillage où les mats semblaient se disputer de la place. Elle allait être envoyée en Kalimdor aux côtés d'une escouade de Conjurateur. Elle était la plus jeune. Le soleil semblait se mêler aux conversations tant il s'imposait avec ardeur. Des affichettes piquèrent soudain sa curiosité.

<< Hérodiade Ambrose, Orpheline, Championne de l'Alliance en Kalimdor! >>
<< Rejoignez l'Armée d'Hurlevent. Pour l'Alliance >>
<< La jeune Lionne d'Hurlevent les dévore tous, gare à ses flammes!>>
<< Si une jeune orpheline peut le faire, vous pouvez le faire!>>

Elle n'était pas encore partie combattre qu'on le lui décernait déjà le titre de Championne. Elle compris rapidement toute la complexité et la sagacité d'une telle campagne. Sa place, elle ne la devait pas à ses talents reconnus mais à son Mari. Il comptait se servir de son image. Elle détourna son regard vers les crustacés luisants d'eau marine.

- Il n'en tirera rien.
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MessageSujet: Re: Hérodiade Ambrose, une histoire d'émancipation.   Jeu 1 Mar - 0:43

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Chapitre 4 : L'amour



- Regardez la se pavaner...
- Nous combattons à ses côtés, nous mourrons à ses côtés mais La Lionne en tire tous les bénéfices.
- Vous avez entendu les dernières rumeurs à son égard? Madame aurait été retrouvé dans des orgies spectaculaires...
- Croyez-moi, c'est peu dire...
- Tenez, écoutez, Elle va prendre la parole la hyène.

Les batailles se sont enchainées, Hérodiade revenant toujours victorieuse des champs de bataille. Le soleil frappait le dôme de la Cathédrale, la lumière intense semblait vouloir l'affaisser. L'Archevêque Bénédictus se présenta.

- Hurleventoise, Hurleventois. Nous inaugurons aujourd'hui le nouvel orphelinat de la place de la Cathédrale. Qui de mieux que notre héroïne pour représenter tous ses enfants en cette journée, qui, j'en suis sûr, lui tient énormément à coeur. Messieurs, Mesdames, je vous demande un tonnerre d'applaudissement pour notre Championne, La Lionne Hurleventoise, Hérodiade de la Maison Ambrose-De Beau-Regard.

Hérodiade s'avança, elle surplombait la foule. Bénédictus l'arrêta un instant dans sa course et lui souffla un mot.

- Soyez concise, vous n'êtes pas la bienvenue dans la maison de La Lumière.

Elle le dévisagea. Elle s'approcha finalement du pupitre et se força à sourire. Un long silence laissait place au cries des mouettes qui, malgré la chaleur, était à l'affût de la moindre friandise abandonnée par la foule.

- Je vous remercie Archevêque. En effet, je porte un grand intérêt en la réussite de cet orphelinat. Malgré mes départs pour le front, j'ai suivi avec une attention particulière l'avancée des travaux. Je suis certaine que les enfants d'Hurlevent seront en faire leur foyer et je gage de leur apporter mon amour. Elle baissa son regard vers ses notes, écrite par ses généraux et reprit. << Je suis certaine que vous ferez un jour de grands soldats et que vous combattrez au nom de l'Alliance, cette même Alliance qui en ce jour ne vous a pas oubliée. Je vous remercie.>>

Des cries de joies, des regards envieux et des applaudissement firent fuir les oiseaux au pelage ocre. Les jeunes orphelins, installés juste en contre-bas des marches se ruèrent vers elle, à la fois conquis et admiratif. Elle saisit la main de deux d'entre eux et descendit les marches à leur côté. Elle observa la foule, Vechtar et son oncle se serrèrent la main. Il y avait d'autres aristocrates autour d'eux et certains de ses généraux, ils semblaient fêter quelque chose. Hérodiade se dirigea vers le nouvel orphelinat, elle conta ses aventures aux enfants. Elle n'avait pas passé de journée aussi authentique depuis des années et était persuadé d'y trouver une réelle forme de bonheur. Les heures passèrent, la place redevint déserte. Hérodiade quitta l'orphelinat à la nuit tombée, les bras remplis de cadeaux et de lettres. Elle se rua vers sa demeure, évita son mari et partit aussitôt au lit. Elle rêva.

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Vechtar était partit pour la journée à Comté-de-L'or. La demeure des De Beau-Regard semblait bien vide. Hérodiade avait en effet congédié les domestiques pour la journée. Elle savait ô combien son mari se servait d'eux pour la surveiller. Un seul scandal pouvait entâcher sa réputation de "Lionne" et les affaires de son époux en pâtiraient.

- Te voilà enfin. Entre donc.
- Dame, vous êtes certaine que votre mari est en province? L'on m'a dit qu'il était du genre dangereux.
- Je ne te paie pas pour parler.

Elle saisit un verre de vin et s'installa sur son lit. Le jeune homme se mit à nue.

- Que voulez-vous essayer cette fois?
- Je choisis la violence.
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Dernière édition par Hérodiade Ambrose le Dim 11 Mar - 19:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hérodiade Ambrose, une histoire d'émancipation.   Dim 11 Mar - 19:40

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Chapitre 5 : Le Pouvoir



Vechtar passa les grandes portes et la vallée des héros de la Capitale. Il s'arrêta dans les halles, acheta pain, fruits et fromages. Il flâna le long des berges puis se décida à regagner sa demeure. Impatient de retrouver sa femme, si l'on peut se permettre l'ironie dans ce récit. La porte était entrouverte.

- Général, que faites-vous ici? Nous n'avions pas rendez-vous?
- Sir De Beau-Regard, je m'entretenais avec votre femme.

Vechtar découvrit Hérodiade, en retrait, à demi dissimulée par la cloison du salon d'été. Elle souriait, son regard était assassin.

- Général, si je puis me permettre, je représente les affaires de ma femme. Je suis l'argentier et le décisionnaire de cette famille. A l'avenir j'aimerai être présent lors de vos petites entrevues.
- Mais, Sir, ôtez moi d'un doute, en quoi seriez vous bien placé pour converser de tactiques militaires?

Vechtar comprit.

- Bonne journée, Sir.
- A vous aussi Général.

Il traversa le couloir.

- N'oubliez pas que vous n'êtes rien sans moi, ma chère. Où sont les domestiques?
- En fait, Je suis tout ce que tu ne peux avoir. Elle reprit pour répondre à la question suivante : << Congédiés>>
- Tes misérables scandales sexuels...
- ... Que l'on oublie vite quand je pars au front. Le peuple m'adore, tout Hurlevent connait mon nom, et si ce n'est pas mon nom c'est mon titre. Savez-vous comment ils me surnomment : << La Lionne, Hérodiade Ambrose>> Je n'ai de Beau-Regard que le mari invisible.
- Je t'ai fait. Tu me dois tout.  
- Je gagne des guerres pendant que tu te pavanes chez les nobles. Tu m'as surmédiatisée, que croyais-tu qu'il allait t'arriver? Toutes ces années où tu croyais que je resterai sagement dans ton ombre, tel un petit être docile.
- Ferme la, femme!
- Voilà ton erreur, Vechtar, sous-estimer le pouvoir des femmes. J'ai repris les rênes de ma propre image à l'aide de mon entre-jambe et de ma force de persuasion. L'on se fait plus de contact au lit que dans n'importe quel salon. Il semblerait que le Général aime particulièrement la première option.
- Tu n'es qu'une vulgaire prostituée, je devrais te trainer dans la rue. Crier au Donjon Royal ô combien tu te déshonneur! C'est terminé Hérodiade!
- En fait, tout ne fait que commencer. La Dame Ambrose, caressa son ventre. Vechtar écarquilla.
- Tu..
- Penses-tu en être le père?
- Tu n'as pas osé?!
- Quoi qu'il en soit, j'ai déjà informé la plupart de tes amis de la cour ce matin de ma grossesse. Bien entendu, je me suis fait une joie de te désigner comme géniteur. Maintenant, je te possède Vechtar. Cet enfant est mon héritage.

Il lui attrapa les cheveux, la tira en arrière. Elle suffoqua, un instant, surprise. Il la traina sur plusieurs mètres dans son bureau, elle se débattait. Une gifle, une deuxième, un poing. Elle n'avait jamais vue pareille haine au front. Ce regard, qu'il lui lançait, lui fit perdre tout espoir, son égo s'envola par la fenêtre à demie-ouverte.

- Tu n'es rien d'autre qu'un vulgaire pion, une salope de bas étage! Lui hurlait-il

Elle cessa de se débattre, elle chu. La force que dardait ses pupilles la réduisirent à un être faible, un gibier sans défense tel ceux qui ornaient les murs de l'office. Elle saignait, ses longs cheveux or devinrent pourpre. Vint ensuite le battage des viscères. Plusieurs coups de pieds lui ôtèrent le souffle, son ventre semblait vouloir imploser de tous côtés. La peau commençait à avoir du mal à se répartir les tâches et peinait à revenir en place. Hérodiade l'observa dû mieux qu'elle le pu dans cette situation, effrayée. Elle lui attrapa une cheville, comme dans un acte ultime de révérence. Il n'en avait que faire. Elle se concentra alors, et d'un trait arcanique givré, lui fendit le coeur en deux. Elle jura que le sien explosa au même instant. Elle se retrouva finalement nez à nez avec le visage de l'homme qu'elle haïssait tant, une proximité inattendu dans sa situation. Les joues de tous deux scellées contre le sol. Il se passa de longue minute avant qu'Hérodiade puisse émerger et se relever. Sanguinolente, à demi nue tant ses vêtements n'avaient pu supporter l'affrontement.

C'était donc, ça, le prix à payer pour la liberté.


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Le lendemain, deux femmes toquèrent à la porte en fin de matinée.

Les heures passèrent.

- Dame Ambrose, je n'vous av'iez jamais vue en pareil état lorsque vous rev'niez du front.

Plusieurs servantes, qu'elle avait mise sous sa botte s'attelèrent à la nettoyer. Elle avait dissimulée le corps de son époux, et préparait déjà son coup monté. La justice et les lois ont été faites par les hommes pour les hommes.

- Vous avez travaillé pour Madame ma mère et Monsieur mon père, il est normal que vous n'ayez jamais vue pareil ignominie.

Les deux domestiques restèrent silencieuses et c'est grassement payées, pour leur silence et les soins fournis, qu'elles quittèrent finalement la demeure, laissant Madame en compagnie de ses démons.
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Dernière édition par Hérodiade Ambrose le Ven 16 Mar - 15:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hérodiade Ambrose, une histoire d'émancipation.   Ven 16 Mar - 15:40

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Chapitre 6 : La Liberté



Une marche funèbre, les colombes laissèrent place aux corbeaux. Il descendirent ensemble les mêmes marches qu'ils avaient foulés le jour de leur mariage, à la différence près qu'Hérodiade était debout et Vechtar dans une caisse.

La belle famille se tenait aux côtés de Madame, ainsi que son oncle. Des nobles, des militaires l'assurèrent de leur bon sentiment. Hérodiade était enceinte. Le peuple semblait partager sa souffrance, leur championne devint veuve alors qu'elle portait un bébé dans le ventre. Vechtar est mort d'une crise cardiaque dans ses appartements alors que Madame était aux cuisines. La version rudement ficelée par cette dernière faisait déjà mouche.

Une rare élégance, plus belle si l'on pu se permettre d'en juger, que le jour de son mariage. Un voile noir couvrait sa tête, solidement attachée à ses tresses relevées en couronne. Ils suivirent l'éloge mortuaire jusqu'au cimetière. La mère de Vechtar était en larme.

- Vous ne savez ce qu'est la douleur de perdre son premier et unique fils! Scandait-elle vers son oncle qui d'un geste froid serra le bras d'Hérodiade.

- Ma nièce, vous êtes conviés dans mes appartements juste après la cérémonie.

Le corps de Vechtar termina sa course dans les ténèbres, la terre tombait en confettis sur le bois tropical qui l'ornait tandis que la main de son oncle asseyait son emprise sur le bras frêle de Madame.

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- Mon oncle.
- Servez nous à boire, ma douce.

Hérodiade s'attela à la tâche, et le pichet de vin ne fit long feu tant Madame était gourmande.

- Vechtar s'est assuré de transmettre l'entièreté de ses biens à ses parents, votre demeure comprise. La loi Hurleventoise, cependant décribilise tout cela. En effet, les enfants sont prioritaires sur le testament et vous portez justement l'un de ses rejetons.

Il scruta sa nièce d'un regard froid et inquisiteur. Il reprit.

- La famille de votre défunt mari assurait notre survie, tant dans les affaires que sur le plan social. Il serait regrettable de perdre tout ce profit.

Il s'approcha d'Hérodiade, saisissant son menton du bout de ses doigts fins.

- Comme vous vous êtes appliqué à le dire, mon oncle, je porte son enfant. De plus je ne gage que ce genre de conversation soit nécessaire au vue de la situation. Je viens de perdre mon mari, ai-je seulement droit de faire mon deuil dans la quiétude et la tranquillité?

Elle repoussa sa main d'un geste las et saisit son verre de vin qu'elle approcha de ses lèvres. La course fut courte, son oncle d'un mouvement plus violent le fit voler au travers de la pièce. Un lie de cristal faisait briller le plancher gondolé.

- Nous allons nous assurer que cet enfant vienne au monde, Hérodiade.

Plusieurs domestiques firent leur entrée, Hérodiade les dévisagea, c'était les deux femmes qu'elle avait mise dans sa poche et qui l'avait soigné deux jours plus tôt.

- Vous allez, ma nièce, justement pouvoir faire votre deuil dans la quiétude et la tranquillité. Voyez, ces dames, vous semblez bien les connaître, elles vont vous escortez jusqu'à votre nouvel chambre de repos.

Hérodiade se leva, elle comprit rapidement le jeu auquel jouait son oncle. L'on pouvait lire dans ses pupilles toute l'horreur qui lui traversait l'esprit. Elle venait juste d'arracher sa liberté au prix de la vie, voilà que l'on lui reprenait au prix d'une autre. Elle se dirigea vers la sortie mais fut arrêtée de force par les domestiques. Elle balança son regard dans les yeux des deux servantes.

- Vous n'avez pas le droit! Je suis Hérodiade Ambrose fille d'Hérode et de Virginia de la Maison Ambrose, lâchez moi! Savez-vous à qui vous avez à faire misérables insectes! Elle se débattait tant bien que mal, trainée de force vers la chambre.

- Voyez mon enfant, vous ne seriez vous gérez vous même. Lorsque l'on joue aux échecs, il faut faire preuve de ruse  pour gagner. Et pour cela connaître le jeu de son adversaire est essentiel. Je sais quel sort vous avez réservé à Vechtar, vos deux domestiques parlent beaucoup. Votre nouvelle chambre est protégée d'un mécanisme faisant entrave à la magie, j'éviterais donc de m'agiter à votre place. Faites le pour le bien du bébé.

Il s'éloigna tandis qu'Hérodiade était lancée de force sur le lit, elle hurlait de rage tandis que la porte se refermait. Le bruit lourd des clés et l'absence de fenêtre la rendirent folle en l'instant.

- Tu n'as pas encore crié Echec et mat.


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