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 Baltazar Fitz, le Loup de Mer

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MessageSujet: Baltazar Fitz, le Loup de Mer   Dim 25 Fév - 0:37

Chapitre 1 : Une partie de chasse comme une autre








Fleet Street. L’une des plus grandes rues commerçantes de Gilnéas. C’est une grande et large rue pavée ou les commercent s’alignent. On y trouve de tout : des vêtements, des pubs, des drogueries, des bijouteries et parmi toute ces boutiques réservées au luxe de la parure, il en est une qui attire le regard, la bijouterie Fitz ! Quand on y entre le propriétaire, qui est aussi le créateur ne paie pas de mine, une grande asperge à cheveux roux, mince et athlétique des yeux bleu perçants, imberbe et une toilette distinguée. Après tout, il dirige l’un des commerces les plus renommées de la capitale. A ce qu’on dit même que le Roi est venu acheter chez lui… Ou alors ce ne sont que des mensonges commerciaux destinés à vendre un peu plus. Tout dans le magasin inspire la richesse, un sol en marbre poli, des présentoirs de satin rouge offrant les bijoux au regard des clients. Ici, aucun prix n’est affiché, ce serait presque indécent que de les demander. Le personnel était réputé charmant, il régnait dans ce lieu une chaleureuse ambiance, de larges fauteuils d’attente étaient placés à des endroits stratégiques, quelques bureaux destinés à recevoir vendeur et client et, en fond de salle, une petite porte, discrète, donnant sur ce que tout le monde savait être l’atelier du patron. Fitz s’adressait à une bourgeoise portant une très jolie robe, bleu qui laisse ses épaules et son cou découvert, le port altier et le sourire aimable, des joues rosies pas un rien de fond de teint, ses cheveux blond vénitien sont fort élégamment coiffé et quelques anglaises encadrent son visage. A son cou se trouve un collier d’or orné d’une pierre bleu, discrète, elle se pose tranquillement juste au-dessus de la poitrine de la femme.

— Allons miss Dawk ! Ce collier vous va à ravir, vous avez remarqué que le lapis lazuli se reflète dans vos yeux ?

Baltazar Fitz savait s’y prendre, en posant sa question vendeuse il la dirigeait vers un grand miroir, agissant en professionnel courtois. Pas trop proche, ni trop loin non plus. Juste assez pour que ses clients se sentent être le centre de son monde sans qu’ils n’aient l’impression d’être forcé à l’achat.

— Je ne sais pas, minauda-t-elle, vous pensez que mon mari aimera ?
— Allons, miss, quand vous portez ce collier vous pourriez enflammer le plan du feu !

Ce compliment n’était pas uniquement commercial, il fallait bien l’admettre. Mais Fitz était marié à la plus belle de toute. Comment le savait-il ? Il n’avait jamais eu besoin de lui offrir un bijou pour mettre en valeur sa beauté. Toujours est il que quelques minutes plus tard, miss Dawk achetait le collier et quittait la boutique quand un homme, brun, les cheveux tirés vers l’arrière dans un catogan, s’avançait. Le bijoutier lui sourit, un sourire des plus franc.

— Angus, comment vas-tu mon frère ?

Ils n’étaient pas frères, mais ils avaient grandi ensemble. Le père d’Angus était marin pêcheur et partait souvent en mer pendant de longue période, alors pendant ce temps, Angus grandissait chez Baltazar. Rapidement ils étaient devenus inséparable bien que le bijoutier ait toujours été un peu jaloux de la beauté et du succès d’Angus. Le sourire d’un blanc immaculé des yeux d’un vert à côté duquel les plus belles émeraudes semblent ternes. Homme élégant, il portait un veston de cuir noir sous laquelle se trouvait une chemise d’un rouge écarlate. A la main une canne au pommeau en forme de gueule de loup. Jeune homme il était toujours accompagné des plus jolies jeunes femmes. Désormais adulte, Angus dirige une compagnie de fourrure, c’est devenu un incontournable de ce milieu. Il n’a, cependant, pas de famille en dehors de celle de Fitz.

— Je vais bien, répond l’homme, je viens t’inviter pour notre partie de chasse hebdomadaire. Ces monstruosités se multiplient trop vite.

Baltazar en perd son sourire, les worgens… Ce fléau qui décime des familles entières, qui hantent les contes pour enfant et qui, si l’on en croît certaine rumeur, infiltre même les plus hautes sphères de la société. Ces bêtes féroces sans âmes, dit-on, capable de couper le bras de quelqu’un d’un coup de griffe bien placé. Le rouquin demande alors :

— A quelle heure ? Et qui sera de la partie ?
— Comme souvent, Elton viendra ainsi que Earl.

Angus souriait et Baltazar grommela, il n’aimait ni l’un ni l’autre, ce qui finit par faire éclater de rire son ami. Elton était a moitié cinglé et passait sa vie à se montrer inconscient, en outre, dans son inconscience il n’avait même pas le panache de ses héros de romans que ce fou affectionnait tant. Quant a Earl… Il était énorme, colossale. Sa taille égalait celle de du bijoutier, à savoir deux bons mètres de haut. Réservé n’était pas un bon mot pour qualifier ce géant, en effet il passait le plus claire de son temps muré dans un silence si pesant qu’il arrivait à mettre mal à l’aise ses interlocuteurs les plus courageux et pugnaces. Ces deux-là aussi étaient inséparables depuis de longues années et ils avaient au moins le mérite de veiller l’un sur l’autre, et ça Fitz le comprenait très bien.

— Allez ne fais pas cette tête. Viens, on va chercher le matériel.
— Laisse-moi prévenir ma femme, objecta le bijoutier
— Je l’ai déjà prévenue pour toi, rétorqua Angus

L’argument suffit à convaincre Baltazar, le brun était son ami de toujours. Son compagnon de tous les coups, qu’ils soient pendables ou non. Les deux se dirigeait vers l’entreprise de fourrure d’Angus « Angus & cie », il n’avait pourtant jamais eu d’associé, la remarque amusait toujours le bijoutier et comme souvent, il taquina son frère de cœur sur le chemin au sujet du nom de son entreprise. Une fois arrivé, il remarqua vite qu’Elton et Earl attendaient. Un petit homme rieur trapu portant une espingole contre l’épaule, chemise ouverte, provoquant des manières que le bijoutier affectionnait tant. Son ami Earl n’était pas beaucoup mieux, un colosse de graisse et pourtant sous ces bourrelets se dessinent parfois des muscles puissants. Le petit était vêtu d’une veste brune par-dessus une chemise ouverte, blanche elle, un pantalon noir et des bottes a ourlet de la même couleur.

« Au moins, dans son mauvais gout, il n’accroche pas le style » pensa le rouquin avant de le saluer, salut qu’Elton lui rendit en agitant la main trop gaiement au gout de Baltazar. Earl, portait des communs, un veston en feutre noir fermé d’un bouton qui semblent prêt à sauter à la moindre respiration du géant, sous le veston une chemise bouffante brune, rentrée dans des chausses de cuir noir surmontant des bottes d’équitation d’un noir un rien plus claire. Silencieux, comme toujours, ce dernier se contenta d’un hochement de tête, alors qu’Angus ouvrait son atelier pour dévoiler les armes à son complice.

C’était une grande pièce, il y avait des cuves de ci de là, il était facile de deviner que c’était ici qu’Angus préparait ses fourrures avant de les vendre. Que ce sois brute ou taillée en vêtement. L’endroit fleurait une odeur assez forte de peau et de sang, rien de surprenant. Les grands bassins, s’ils étaient vides à cette heure-ci, contenaient, en pleine journée, plusieurs fourrures baignant dans les liquides de bronzage et de tannage. Le plafond, placé à plusieurs mètres de haut, ne faisait que renforcer l’impression d’immensité de la salle dont les seules sources de lumière naturelle provenaient de fenêtres présentes sur murs elles étaient suffisamment hautes, pour que jusqu’à tard le soir il n’y ai que peu d’ombre dans la salle. Baltazar aimait profondément venir ici, d’une part car il affectionnait sincèrement le propriétaire des lieux. D’autres part car c’est ici, dans cet endroit, qu’il avait rencontré sa femme, Elizabeth, l’une des fidèles clientes d’Angus.

— On va chasser dans la forêt noire ? Demanda Elton
— C’est ça, rien d’inhabituel on en tue un ou deux et on rentre avant que leurs copains n’arrivent. Répondit Angus

La nuit tombait maintenant sur Gilnéas et les pubs se remplissaient, même de l’extérieur l’ambiance devenait plus chaleureuse et le roux se surpris même à penser qu’il serait de retour chez lui pour le thé. Bientôt les quatre larrons quittaient la cité pour s’enfoncer dans l’épaisse forêt noire. Une région marécageuse constituée de saules pleureurs, de boulot et d’autres arbres dont tout le monde ignorait le nom. Armes au poing le groupe progressait, il fallait faire attention : outre les worgens, il y avait d’autres prédateurs, des araignées de la taille d’un homme rodaient parfois et ce n’était sans doute pas les seuls prédateurs locaux. Elton tremblait légèrement, difficile de dire si c’était l’excitation ou la peur. Fitz, lui, était inquiet et il n’avait pas honte de le dire, ils étaient quatre pauvres mortels dans une foret tellement dense qu’il y fait nuit même en plein jours en train de traquer des animaux capables d’éventrer un homme d’un coup de griffe ou pire le transformer en un de leur semblables d’une morsure. Difficile de dire ce que les autres avaient en tête, Earl était silencieux et se mouvait avec une élégance pataude dans ce marais quant à Angus, il menait le groupe, canon du fusil pointé vers le sol, regard alerte il sondait l’obscurité, levant parfois la main pour arrêter ses compagnons. Il était, un leader, il l’avait toujours été. La traque était un moment long, pesant, le moindre bruit mettait le groupe en alerte et chacun se demandaient s’ils n’étaient pas en réalité la proie. Soudain, Angus leva la main, le groupe se figea sur place, un grognement se fit entendre… Il y avait un homme loup près d’eux, mais où était-il ? Difficile à déterminer, tous scrutaient l’obscurité, le canon levé. Ce qui se produisit ensuite fut aussi rapide que l’éclair, la bête surgit d’un arbre pour faucher le leader du groupe qui n’eut d’autre choix que de se jeter en avant dans un cri aussi rageur qu’effrayé. Elton et Earl firent feu en même temps sur la bête sans la toucher, elle décampa aussi vite qu’elle était venue. Baltazar choqué par la brutalité et la rapidité de l’attaque était resté paralysé par la peur et se ruait maintenant sur son ami de toujours pour s’enquérir de sa santé.

— Tu n’as rien ? Demanda-t-il, la voix tremblante d’inquiétude.
— Ca va, ça va merci mon frère. Rattrapons cette saloperie. Répondit-il, les dents serrées par ce qui sonna aux oreilles de Baltazar comme de la colère.

Le groupe après s’être remis repris la chasse, mais ce fut un bien cours moment, en effet, la chose attaqua de nouveau, rapidement, violemment. Chacun se couchait aux assauts, mieux valait il éviter l’attaque que de risquer de se faire mordre pour un tir hasardeux. Si qui que ce sois était mordu, il serait condamné à être maudit et à se transformer à son tour, tôt ou tard, en bête sauvage. Ce qui devait arriver arriva, pendant les assauts incessants de la créature, d’autre grognements se firent bientôt entendre, les worgens chassaient souvent en bande et ce n’était plus une mais trois bêtes que les chasseurs affrontaient tant bien que mal. L’instinct de survie de chacun finit par prendre le dessus et tous fuirent, pris de panique. Fitz ne se retournait plus, il voulait vivre et, la peur au ventre, il courrait complètement au hasard, dans la forêt noire. Se perdant dans la sombre végétation du lieu. Quand enfin, il jugea les grondements assez loin, il s’arrêta pour reprendre son souffle. Une branche craqua dans son dos et il fit volte-face en un éclair en braquant son tromblon dans la direction d’où venait le bruit.

— Bon sang ! Baisse ton arme ! S’exclama Angus, devant la gueule béante de l’arme à feu.
— Excuse moi, j’ai cru que c’était une de ces choses. Fit Baltazar penaud.
— Ou sont Elton et Earl ? Demanda le beau brun
— Pas avec moi en tout cas. Répondit le bijoutier, malgré l’évidence de la chose.

Une nouvelle branche craqua, Baltazar se retourna une nouvelle fois en mettant son tromblon a l’épaule. Il avançait quand soudain il sentit une vive douleur lui vriller l’arrière du crâne. Il s’effondra au sol en geignant, son ami, son frère, il était en danger, une bête l’avait frappé et s’en prenait maintenant à lui ! Il devait l’aider, durement, il parvint à se retourner sur le dos pour braquer son arme sur la première créature à portée, mais il ne vit rien d’autre qu’Angus qui lui souriait. Un sourire qu’il ne reconnaissait pas. Son expression de victoire s’effaça soudain, une lueur d’effroi passa dans le regard du brun comme s’il venait de réaliser le sort qui attendait son ami s’il le laissait là, puis il s’enfuis a toute jambe. Le bijoutier, lui, hurla de douleur en sentant les crocs puissants d’une de ces créatures enserrer son bras droit.
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