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 Bruits de couloir

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Panthéa Johnson

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Titre : "As de l'aiguille et du scalpel"
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 20 Aoû - 9:33

Il y avait peu de choses que Panthéa n'aimait pas, mais parmi elles, une occupait le podium et déchaînait toujours en elle une véritable fureur : les commérages déplacés.
Et, par la Lumière, comme ces commérages avaient été nombreux au cours de sa vie !
Le Quartier-Maître Ghesufal avait l'apparence d'un marin bourru et les manières d'un galant. Il lui avait demandé de lui faire une faveur, sans rien y trouver à redire, jusqu'à ce qu'elle suggère de l'accompagner dans ses déplacements pour mener à bien le travail qu'il lui avait confié.


"Ma réputation est déjà faite. Mais la vôtre ... Je ne souhaite pas que vous en souffriez. Vous comprenez ?", avait-il dit, après une courte explication, sur un ton grave.

Panthéa n'en avait pas cru ses oreilles. La réputation, les rumeurs allaient prévaloir sur ses compétences et son envie d'exploration. On lui ôterait de droit d'accompagner le Quartier-Maître dans ses déplacements parce que certains y trouveraient matière à jaser.
Elle ne pensait pas trouver autant de points communs entre les membres de la noblesse parvenue de Stromgarde et ceux de l'équipage d'un navire de guerre.
Cette pensée finit de la faire sortir de ses gonds, et elle insista tant et si bien que Ghesufal accepta en dépit de ses craintes.

Au petit matin, elle s'entretint avec Dorwel pendant quelques minutes, ayant à coeur qu'on la tienne au courant s'il arrivait quoi que ce soit à Eliadoré quand elle serait partie.
Théli dormait si bien qu'elle n'eût pas le coeur de le réveiller. Elle lui laissa une courte lettre, lui promettant de revenir sous peu. La jeune femme savait que c'était leur confiance mutuelle qui avait soudé leur couple jusqu'à présent, et ne nourrissait aucune crainte quant à de potentiels reproches de sa part. Théli l'aimait. Il la laisserait partir faire sa mission.

Elle fit son paquetage rapidement : de quoi passer des nuits à la belle étoile, les cartes et le matériel qu'on lui avait confiés, sa masse et ses outils de chirurgienne. Sa tenue de voyage, une robe tirassienne délavée par les intempéries, lui tiendrait chaud et la protègerait de la pluie.

Elle monta dans la chaloupe sans se retourner.
Au diable les commères, et tant pis pour la réputation.


Dernière édition par Panthéa Johnson le Lun 20 Aoû - 12:41, édité 1 fois
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Dorwel

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 20 Aoû - 9:45

Dorwel aura passé la plupart de son temps ces derniers jours à refaire les réserves de l'infirmerie, et notamment à visiter le marché de Boralus afin de dénicher les plantes et toniques locales.

Consommant sa journée à faire des potions et à broyer des plantes, il suivra également attentivement l'état d'Eliadoré pour vérifier que son traitement se passe bien et qu'aucune séquelle ne ressorte de son accident. Il l'aura bien evidemment laissé dormir dans un des lit de l'infirmerie, veillant à ce que son confort soit fournit.

L'annonce d'Inigo et de Panthéa ne l'aura pas vraiment surpris, étant en territoire inconnu, voir même hostile, il était nécessaire de prendre autant d'information que possible, et le meilleur moyen de le faire était de le faire soi-même.

Il aura eu néanmoins quelques réservation à leur sortie, n'ayant pas forcément l'autorisation de l'administration de Boralus pour pouvoir sortir en dehors du marché en tant que militaire... Mais il leur faisait confiance pour ne pas s'attirer d'ennuie. Maroussia sera mis au courrant de toute façon.

Il promit ainsi à Panthéa de veiller sur Eliadoré, et lui souhaita une bonne expédition, en lui demandant de faire très attentions aux dangers que pourrait révéler l'île.
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 20 Aoû - 12:02

Port de Boralus, un peu avant l'aube.


" Curieux… Vu d'ici, on dirait que c'est la Demoiselle qui court après le Guerrier… Amusant."


Enfin, amusant n'est pas le mot, avec un tel mal de crane. Et le sol de la rue est bougrement dur sous son dos.

Le sol de la rue. Bon sang, mais qu'est ce qu'elle fait allonger par terre ? Et c'est quoi cette masse qui appuie sur son ventre et sa poitrine, gênant sa respiration. Relevant la tête, ce qui accentue son mal de tête, la jeune femme constate qu'il s'agit d'un homme. Elle ne voit d'abord que son oreille, orné d'une rangée d'anneaux de formes et de tailles variées, et sa chevelure d'un brun roux qui commence à se clairsemer. Il est vautré sur elle, comme l'amant d'un soir qui, pris de boisson, se serait endormi sur sa belle. Sauf que ça ne colle pas. Quelque chose qui coule sur sa tête, et le long de sa nuque. Elle porte la main à son occiput. Du sang. Quelque chose s'active en elle, nouveau signal d'alarme. Elle pose à nouveau le regard sur l'homme vautré, fait quelques efforts pour l'éjecter car merci, mais non merci. Le type roule, les feux d'un réverbère se reflète sur l'acier de la dague qui lui sort des côtes. Nouveau signal d'alarme. Goût de bile dans la bouche, et douleur à la gorge. Comme si on l'avait serré récemment. Vertige. La jeune femme tente de se relever après un rapide inventaire de son corps. Prenant une nouvelle respiration pour calmer son cœur qui s'est emballé, elle pose les yeux sur le type.

Ragondin.

Et d'un coup, tout lui revient en mémoire.


**********


La veille, elle mangeait avec l'équipage à une terrasse du port, partageant un moment de convivialité un peu étrange, chacun jouant au touriste en goguette, profitant des spécialités culinaires de la ville, tout en glanant des informations ça et là sur la situation de l'île. Sentant confusément que quelque chose n'allait pas, elle avait joué le jeu un moment, dévorant sa tourte, buvant sa bière et engloutissant le verre de Théli afin d'éviter au jeune homme une gueule de bois par trop carabinée, malgré la surveillance de Théa à ses côtés. Puis, titillée par les étals autour d'eux, toujours fréquentés malgré la nuit tombée, elle avait pris congé pour faire un premier tour, notamment du côté des ingénieurs locaux, afin de vérifier si la première nation maritime du monde méritait sa réputation, et si l'artisanat local en faisait l'écho. Elle avait ainsi passé plus de temps que prévu à terre, prenant note des marchands à approcher aussitôt que possible, dès que la situation de la Vengeance serait plus claire auprès des autorités.

Revenant vers le bac qui devait la ramener au navire, elle s'était arrêtée un court instant. Ce visage, au coin de la rue. Malgré la barbe, on aurait dit … celui d'un vestige du passé, un éclat d'une vie antérieure. Etrange de le voir dans une ville comme Boralus, mais après tout, ce port n'était il pas la plaque tournante des marins, ruffians, pirates, corsaires et contrebandiers de tout poil ? Le marin ne donnant pas signe de l'avoir reconnu, elle se dit qu'elle devait avoir fait erreur, et rejoignit le bord, où l'attendaient les papiers fournies par la Capitainerie pour l'enregistrement du navire et les diverses déclarations administratives légales… et moins légales. Un sourire. Ici aussi, les choses semblaient avancer selon deux modes : légal et lent, à voilure réduite, ou moins légal et plus cher, avec un vent force 6 ou 8 en fonction des "investissements". Rapide survol des documents puis constitution des dossiers qu'elle remettrait aux autres QM. Au tour d'Inigo, Dorwel, Théli et Erynn de s'amuser un peu, après tout. Ce qui lui prit un temps considérable, le style ampoulé du commun de l'île l'obligeant parfois à relire deux fois les paragraphes pour s'assurer qu'ils faisaient mention de clauses légales, ou de rajouts par des scribes facétieux pour perdre le lecteur imprudent. Aussi, ne vit elle le jour, en partie du moins, qu'au cours de ses périodes de quart, échangeant quelques mots avec les personnes croisées au hasard de ses pérégrinations à bord.

Le lendemain, elle avait passé la journée à veiller sur le ravitaillement du navire, notamment celui prévu pour les griffons, qui commençaient à s'impatienter, déployant leurs ailes pour signifier que le ciel exerçait toujours sur eux son irrésistible attraction. Le survol de la baie, et plus globalement de l'île, leur étant pour le moment interdit, elle avait passé du temps avec l'équipe des soigneurs à étriller, laver, et divertir autant que possible les montures du bord. Puis, le soir venant, elle avait pris son quart avant de redescendre à terre, afin de commencer le tour des négociants. Et c'est au détour d'un étal, que tout avait basculé.

" Salut Victoria, ça fait plaisir de te revoir, mon amie."

Ce n'était pas tant le fait d'être reconnue que d'avoir été appelée par son prénom qui avait fait se retourner la jeune femme. L'individu la toisait de son mètre quatre vingt dix, sa tête d'éternel adolescent planté sur un corps qui s'était étoffé, habillé de vêtements couteux mais élimés par endroits, qui lui donnait l'apparence d'un marchand ayant subi un retour de fortune. Mais le petit sourire qui dévoilait ses dents blanches, fait rare chez les marins, lui donnait toujours cet air canaille et assuré de celui qui a appris à mener sa barque.

" Salut Ragondin. Je vois que je ne m'étais pas trompée hier. Tu viens acheter de quoi faire rapiécer ta liquette? Ou bien je te manquais à ce point là ?"

La phrase étire un sourire plus large sur la bouche de l'homme. Il termine son inspection de la jeune femme, notant la tenue et le tabard.

" Ca s'pourrait bien … Tu travailles toujours pour not' bon Roi, à ce que je vois. Un boulot mal rémunéré, mais assuré. J'imagine que tu n'as pas le temps d'écluser un godet ou deux avec un vieil ami, qui pourrait même se laisser tenter par une perspective d'intégrer ton équipage ?"

"Toi, tu rejoindrais la Royale ? Ici, à Boralus ? Rien que pour en savoir plus sur tes raisons, je vais prendre un peu de temps et je te laisse même le loisir de payer la première tournée !"


Ce que faisant, les deux se dirigèrent vers un des estaminets pour marins, passant une grande partie de la nuit à tenter d'en apprendre un peu plus sur l'autre, ses agissements récents, et à parler du "bon vieux temps" de la Baie du Butin. L'alcool aidant, la discussion avait pris un tour plus personnel, Vey prenant des nouvelles des ex de l'Or-Azur, repoussant les mains de plus en plus baladeuses de Ragondin, qui semblait en tenir une belle. Sortant pour prendre l'air, le marin s'était mis à chanter à tue tête des airs paillards, ce qui leur avait valu des œillades parfois amicales, parfois dures, et à deux reprises, des menaces depuis les fenêtres donnant sur la ruelle. Puis, pris d'un excès d'entrain, Ragondin avait ôté sa chemise, entonnant l'air de la "Fille du Vent Salé" version salace, ce qui avait fait rire la jeune femme. Jusqu'à ce qu'elle pose les yeux sur le tatouage en forme de trident sur une des côtes du marin. S'approchant, elle avait tendu la main, comme pour en suivre les contours, ce que le marin semblait avoir pris pour une invite, la prenant à son tour dans ses bras. Vey l'avait alors interrogé sur le tatouage, et sur ses implications.

" Ah Blondie ! C'est vrai que tu shais pas toush … Houlà !!! Ouaish, moi et mesh frères, on est inshtallés dans un coin qui t'aurait bien plush si tu f'sais pas ta mijorée… Un ptit coin de liberté, qui s'appelle… euh *frottement de la tignasse* Bah Port Liberté !! *mettant un doigt sur sa bouche* Maish … sh … shhuuttt ! Ch'est en core un shecret …"

"Mais … le Harponneur … il s'est installé là bas, lui aussi ?"

"Le Shar…. Sharponneur, il est partoush … chez lui. Ici, là bas, même sur ton raffiot ! Houlà … Ouaish, il compte v'nir, ch'crois bien. Mais on m'dit pas encore tout … Alors qu'à toi … "

"Tu sais bien que je donne plus là dedans, mon grand. Cela dit …"

"Chela dit, y a des tas d'gars tatoués, shi tu en veux, et je peux même t'en donner un avant goût… J'me dévoush !"


Ecartant les bras en un geste théâtral, Ragondin se met au milieu de la ruelle, un grand sourire aux lèvres. Vey ne peut s'empêcher de pouffer, puis de rire au spectacle. Mais une lueur dans le regard du marin la stoppe presque aussitôt. Et avant même qu'elle ait pu réaliser, les mains de Ragondin sont sur son cou, serrant fort. Très fort. Et le visage aviné du marin se penche sur elle.

" Tu vash goûter à mon nectar, Blondie … Cha va te plaire … J'ai des tatouaches par… partout, tu verras"

Mais la jeune femme n'entend pas vraiment ses mots. L'agression la laisse un instant faible, vide et sans défense. Elle sent le poids du corps de son agresseur qui la rive au sol, son regard fou qui la cloue sur place. Elle est une proie.

Non. Une rage primale sourd du plus profond de son être. Posant les mains sur les poignets de son agresseur, elle tente de desserrer l'étau, sans succès. Le manque d'air commence à se faire sentir, et un voile noir commence à tomber sur ses yeux, le sang bloqué par la poigne du marin, qui rappelle qu'il a été un tueur. Et qu'il a conservé son savoir-faire. Ainsi qu'une dague à sa ceinture. Vey fait courir ses mains sur le torse de Ragondin, qui rit de plus belle, lui balançant des noms de plus en plus injurieux. Elle sent contre les doigts de sa main droite le pommeau de la dague, qu'elle empoigne au moment où ses jambes se dérobent sous elle. Sa tête percute le sol, la dague pénètre entre les côtes du marin, qui lâche un dernière bordée de jurons avant de se coucher sur elle, et c'est le trou noir.


**********


Debout, haletante, penchée sur le corps sans vie de Ragondin dont le sang macule son tabard et une partie du sol de la ruelle, elle tente de reprendre ses esprits. Quand elle entend du bruit derrière elle. Un gamin des rues, qui l'observe depuis l'angle d'une maison. Elle lève le bras dans sa direction, mais le gosse s'enfuit aussi sec.

" Non, attends, ne … "

Sa voix parvient à ses oreilles comme un croassement, déformée par la douleur. Son esprit fiévreux analyse la situation à toute allure : elle est une étrangère, vêtue d'un uniforme de marine, à côté d'un marin tué d'un coup de dague. Apparemment pas de témoin autre que le gamin, qui va surement s'empresser de raconter son histoire, soit auprès d'un type de la pègre locale, soit auprès des autorités. Dans tous les cas, mieux vaut ne pas s'attarder dans le coin. Titubant un peu, elle se perd un peu dans le dédale de ruelles, longeant les murs et prenant soin de ne pas croiser de monde. Elle retire son tabard maculé qu'elle replie, afin d'être un peu moins facilement identifiable. Puis, avisant un coin en surplomb qui lui permet d'observer les ruelles facilement, elle se pose pour reprendre ses esprits et son souffle.

" La vie est une catin dévoyée ! Elle t'aguiche avec ses appâts débordant d'un corsage trop échancré, te promettant monts et merveilles, tu la suis dans sa piaule, et quand tu commences à lui sortir le grand jeu, v'là le mac qui débarque de derrière la tenture pour te racketter ! Et si tu réussis à filer par la fenêtre, croyant t'en tirer à bon compte, tu t'aperçois un peu plus tard qu'elle t'a refilé la vérole ou la courante ! Bah ! Il vaut mieux la mordre à pleines dents pour lui rendre la monnaie de sa pièce quand c'est possible ! "

Les paroles de Tourne Vice, le gnome vigie, lui revienne en mémoire, lui arrachant un demi sourire. Il ne manquait pas de mordant, comme ont pu s'en apercevoir plusieurs des pirates de la Baie. Et sa façon, péremptoire et directe, de voir la vie faisait déjà rire la recrue qu'elle était alors. Et nul doute sur les conseils qu'il lui prodiguerait dans sa situation. " Si la vie te poursuit de ses assiduités, et te fait des blagues mesquines, arrête de la fuir, et rentre lui dans le lard ! Montre lui qu'on peut être deux à ce petit jeu là, et choisis la direction qui parait la plus dangereuse : personne ne s'y attendra et tu pourras faire ce qui doit être fait ! Gnap ! " La voix du gnome résonne dans sa tête encore douloureuse, et une ébauche de plan commence à germer.

Du bruit en dessous. Des pas ferrés. Le gamin l'a balancé à au Guet du Port. Finalement c'est aussi bien. Ca ne rendra les choses que plus faciles. Faciles ? La bonne blague ! Son plan est insensé, ses chances de succès aussi minces que le papier des dernières cigarettes qu'elle a jeté à son retour des Maleterres. Aller à droite quand on la pense à gauche ? Le laisser penser mais en laissant des indices qui montrent qu'elle a pris l'échelle de corde, tout en refermant soigneusement la plaque d'égout qui, en la ramenant dans la fange, lui offrira les meilleures chances de succès ? Démentiel. Mais plus elle y pense, plus cela lui parait la chose à faire. Ragondin a dit que le Harponneur avait des visées sur l'île, et qu'il avait peut être même des gens à lui à bord du navire. Délires d'ivrogne ou bien réalité qu'il convenait d'éclaircir ? Une seule façon d'en être certaine, et pour cela, il restait une étape à franchir. Pas la plus facile, mais impérative.

Forte de sa détermination, Vey se lève. Elle regarde son tabard maculé de sang et de boue, puis prend la direction du bac, espérant qu'il ne sera pas déjà l'objet d'une attention trop soutenue de la part du Guet.

Sinon, elle devra rentrer à bord à la nage.

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Eliadoré

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 20 Aoû - 14:01

La jeune mage ne sera pas restée enfermée toute la sainte journée. Pointant le bout de son nez au lever du jour après une poignée d'heures de sommeil à peine, elle se sera occupée de faire sa toilette dans le coin de cale prévu à cet effet, de vêtir sa tenue la plus simple afin d'accompagner le Nain-firmier de bord.

Direction le marché de Boralus, où elle aura suivi le nain tout en portant le panier des diverses emplettes.

Pas un seul mot concernant la veille et le départ du Quartier-Maître Ghesufal, pas un seul commentaire quant au fait qu'elle retourne en ville. Après tout, elle n'était pas seule. Et continue à vivre comme si de rien n'était, sa spécialité !
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Inigo Ghesufal

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 21 Aoû - 8:33

Au milieu de la nuit, Inigo ne dormait toujours pas. Il aurait dû réveiller Thea pour son tour de garde mais il n’en eut pas le courage. La jeune femme dormait du sommeil du juste, emmitouflée dans ses couvertures, ronflant un peu et marmonnant des noms et des mots, pour la plupart incompréhensibles.
Il s’étira et jeta du bois dans le petit feu qu’il entretenait chichement : aucune raison d’attirer les foules, juste la nécessité de maintenir un peu de chaleur.. et d’éloigner les loups.

Il regarda les flammes manger le bois avec appétit, et se surprit à se détendre.. cette escapade hors du navire et loin des récents événements lui faisait du bien, l’enthousiasme et la candeur de Thea aussi… et se concentrer sur ce travail lui avait occupé l’esprit.
Il reprit sa place, cala son dos contre le rocher, ajusta sa lourde cape, étala ses jambes vers le maigre feu et récapitula ce qui avait déjà été fait… et ce qui restait à faire.

La veille, Thea l’avait retrouvé au marché du port, comme convenu. Elle avait choisi son cheval avec un oeil nettement plus expert que lui et tandis que les palefreniers préparaient les montures, il l’amena dans le petit bâtiment tout proche de l’office archéologique local dans lequel il avait loué un petit bureau. « Nous pourrons y travailler au calme, si le navire est trop encombré. » avait il dit. Le rez-de-chaussée débordait de relevés, de plans de fouilles et de livres anciens.. autant d’informations sérieuses qui pourraient les aider. Thea sembla ravie de l’endroit, ce qui fit plaisir à Inigo. Il lui dit que le loyer avait été réglé d’avance pour un mois, au frais de la Marine du roi.
Ce qui était exact. Et faux.
Comme deux ou trois autres endroits discrets en ville, il avait bel et bien loué le bureau. Mais sur ses deniers à lui. Et sous des faux noms, différents à chaque fois. Rien ne pourrait les rattacher au Vengeance. La ville, par certains côté lui rappelait le Baie-du-Butin de son enfance, en plus froid. Et certaines habitudes revenaient en force. Assurer ses arrières. Prévoir des portes de sortie, des planques… Et puis, sait-on jamais, s’il devait se résigner à quitter le Vengeance…

Ils prirent enfin la route, habillés en civils et ne portant aucun insigne de l’Alliance, et arrivèrent bientôt à Passegué où ils firent le point, carte en main. Ils convinrent qu’avant la tombée de la nuit, des relevés de là à là devraient avoir été faits. Grosso modo la sortie du port, coté rade intérieure là où mouillait le Vengeance, la Grève du Bois flotté et jusqu’à l’embouchure de la petite rivière qui traversait le Bois du Val-Renard. Thea s’occuperait des relevés des repères et amers (montagnes, rivières), du relevé des coordonnées et du tracé du rivage tandis que lui tenterait de mesurer la profondeur de l’eau en différents points. Le Vengeance avait besoin d’eau sous la coque pour naviguer, et si Hodge ordonnait un départ en catastrophe, Inigo aimait autant savoir où mettre son étrave…
Pour cela, on utilise habituellement une corde à noeuds et une barque… mais Inigo tenait à son anonymat et à la discrétion de son affaire : prendre des mesures à bord d’une barque aurait attiré à coup sûr les autorités, ce qui était la dernière chose qu’il souhaitait.
Le « système » qu’il avait envisagé se révéla… plutôt inapproprié : le plomb resta coincé au fond, il manqua de se noyer en tentant de le déloger et finalement, la corde à noeuds coula avec le reste. Il fallait qu’il trouve un autre moyen.. Peut être que Vey aurait une idée.

La nuit les trouva encore instruments en main. Ils installèrent leur bivouac au bord de la rivière, Thea s’occupa des chevaux. Ils dinèrent du célèbre mélange dit « du célibataire » (haricots et lard), burent du café fort pour se réchauffer… parlèrent un peu de leur travail du lendemain et beaucoup de souvenirs mêlant marins des mers du sud et chevaliers sur les remparts de Stromgarde…

Il leur restait une journée de travail, après quoi ils rentreraient à bord, probablement tard dans la soirée. Thea pour subir ses épreuves d’intégration et lui pour reprendre ses tâches habituelles…
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Panthéa Johnson

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 21 Aoû - 9:12

Ghesufal avait le doigt qui glissait sur la carte dépliée devant eux, en suivant les crêtes d'une chaîne de montagne dessinée à la hâte des décennies auparavant.

" Tu m'vérifies ces mesures-là. Ca sera sans doute faux, faudra redessiner, mais pas les détails. Juste la nature, les gros éléments, tu vois ce que je veux dire ? "

Le Quartier-Maître avait progressivement abandonné le vouvoiement, à mesure qu'ils s'étaient éloignés du bateau. Il se reprenait quand il s'en apercevait, mais Panthéa ne le lui en tenait pas rigueur.

" Entendu. "

Consciente que son avenir sur la Vengeance pouvait être remis en question à chaque instant, la jeune femme redoubla d'attention et de rigueur. Son expérience militaire d'exploration du terrain allait enfin lui servir, et même si cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas utilisé un sextant, ni lu de carte, elle était déterminée à prouver à Azeroth entière que son arrivée sur le navire ne tenait pas que de la présence de Théli.
Elle avait l'intention de rester.
Les deux individus ne s'adressaient pas beaucoup la parole pendant les heures passées à dos de cheval, sauf pour signaler un danger ou une particularité du paysage. Théa ne pouvait retenir sa fascination pour l'endroit, et avait espéré que ses exclamations ponctuelles, même à voix basse, n'avait pas dérangé Ghesufal.
Le Quartier-Maître venait régulièrement vérifier son travail, et s'affairait lui-même à ses propres mesures lorsqu'ils s'arrêtaient. Un épisode fâcheux fit presque regretter à Panthéa de l'avoir laissé partir à l'eau sans sécurité, heureusement cependant, seule la corde de mesure avait terminé au fond de la rade, tandis qu'Inigo avait rejoint la rive, à bout de souffle et mort de froid, mais en vie.

Un regard aguerri aurait pu surprendre la jeune femme dans une humeur bien plus détendue que ce qu'elle affichait habituellement. Sa mine réservée s'était muée en un sourire sincère. Elle prenait régulièrement des pauses pour contempler le paysage sans se soucier des distances ni des mesures, regardait Inigo se battre avec des algues ou pester contre leurs montures qui ne l'écoutaient pas ...

Le vent froid lui rabattait les cheveux dans le visage et glassait sa nuque ... Les Pics Foudroyés du Norfendre passèrent devant elle l'ombre d'un instant. Puis le sable de la plage et la forêt, de nouveau.

A quoi bon se souvenir ?

Seul le crépuscule, avec l'intimité de l'ombre qu'il offrait, les poussa à entamer une conversation plus profonde, plus intime. Les paroles rassurantes du Quartier-Maître la bercèrent et elle s'était endormi sans s'en rendre compte, rêvant du Norfendre et des compagnons qu'elle y avait laissé ... du premier sourire de Théli ... de Marge ...

... Et de la redoutable épreuve de survie qui l'attendait.
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Hérodiade Ambrose

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 21 Aoû - 13:17

Elle s'en alla vers sa cabine le pas las.
Une fois installée au milieu des draps, couvertures de soie et coussins fourrés de plume, petit luxe qu'elle s'offrit à bord, elle repensa à sa conversation avec la jeune mage tout juste arrivée à bord, Eliadoré.
Quelque chose échappait à son analyse. Certains essayèrent de la convaincre des bonnes intentions de cette dernière, et même elle, fut prise de pitié à son encontre la veille au soir quand Eliadoré lui conta sa terrible histoire.
Elle était jeune et d'une beauté naturelle. Elle âgée et bourrée d'artifices.
Pourtant leur passé les rapprochait.

Quand vint le sujet Inigo Ghesufal, Eliadoré l'informa de ses flirts avec ce même Quartier-Maître et qu'elle cesserait cela en vue de ne pas vexer Madame. Elle l'aurait brûlée. Elle se fiche éperdument des liaisons d'Inigo, qu'elle ignore. Non, ce qui la dérangeait au plus haut point c'était cette manière d'aborder le sujet en toute impunité. La personnalité de la jeune mage la blasait, elle ne savait si tout cela n'était que pique mesquine ou véritable gentillesse maladroite. Eliadoré semblait cependant loin d'être idiote, et en faire son pion devint une nécessité, tant cette dernière passe son temps à la congratuler cela ne devrait pas être trop compliqué.
Inigo, les mots que prononcèrent Eliadoré, je dois l'admettre firent apparaître un sentiment nouveau, je jurerait avoir été jalouse d'elle un court instant.

Elle s'en détourna vers son miroir pour s'admirer. Elle n'était plus la même, ce Nécromancien lui avait pris bien plus qu'elle n'avait escomptée. Sa beauté se fanait, ses longs cheveux ne tombait plus en un halo doré sur sa poitrine. Elle ferma les yeux et se revit quelques mois plutôt, entrant au Vengeance. Elle joua finalement de ses doigts et créa une illusion dans l'image reflétée, comme pour se rassurer. Elle attrapa une cruche et se servit un verre de vin puis s'affala cette fois dans son siège. Il est temps que certaines choses retournent à leur place.


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Dorwel

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 21 Aoû - 18:00

Plop. Plop. Plop.

Approchant son regard sur les fioles disposé sur sa table, dans lesquelles gouttent un liquide douteux, Dorwel étire un doux sourire satisfait.

Voilà des semaines qu'il préparait cet évènements, et ses préparatifs aboutissaient enfin.

Il venait de terminer une de ses potions de sommeille, qui lui faciliterait à ce qui viendrait ce soir.

Prochaine étape... rassembler les personnes concerné.

Ils n'auraient pas de seconde chance.
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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 21 Aoû - 21:03

Maroussia avait été assez discrète ces derniers jours. Elle avait appris la nouvelle de l'agression d'Eliadoré, validé le départ de Inigo et Panthéa - après tout une vérification de ses propres cartes de son pays natal, qui dataient de six ou sept années, pouvaient être les bienvenues - et savait aussi que Dorwel s'attaquerait dans la soirée à la remise sur pied de Korbelt.
Elle ne dit pas grand chose à l'ensemble de ces éléments. Elle le ferait plus tard, et tout semblait sous un relatif contrôle. Et pourtant, nombreuses étaient les interrogations, tant concernant les agresseurs kultirassiens de la jeune mage, le retour mouvementé à bord de Vey, ou encore la question de la remise sur pied - et sans trop de séquelles - d'Hérodiade.

L'équipage ne se rendait pas encore tout a fait compte de l'importance d'être ici, pour elle. Ils voyaient et découvraient à travers leurs yeux la capitale, mais s'ancrer au mouillage ici, dans la ville de son enfance, était bien plus qu'un simple voyage ou une mission supplémentaire, pour Hodge. C'était enfoncer une lame béante dans une plaie qui n'avait jamais vraiment cicatrisée. Se retrouver face à ses doutes, cristallisés par le simple regard que lui lançaient les kultirassiens.

Elle ne s'apitoierait jamais sur son sort, elle en avait ni l'habitude, ni le temps. Mais pour la première fois depuis longtemps, elle avait peur. A croire qu'elle aurait préféré affronté à nouveau la mort en personne, que de faire face à ceux qui partageaient son sang.

Son esprit était donc quelque peu ailleurs, sans doute tourné vers la Vallée de Chantorage, ou cette maison, dans les Hauts Quartiers de Boralus, dans laquelle elle n'avait pas encore osé mettre les pieds.
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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 21 Aoû - 21:22

En début de soirée, certains virent Hodge en grande conversation avec Vey, dans les quartiers de la capitaine. Difficile, même en tendant l'oreille, d'entendre quoi que ce soit. L'échange fut animé, mais les deux femmes se quittèrent sur le pas de la porte de manière tout à fait amicale, Maroussia terminant par son éternel hochement de tête, accompagné d'un simple "Soyez prudente", assez usuel.
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Dorwel

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 22 Aoû - 0:49

Terminé. Tout était enfin terminé. Ils avaient finalement réussis à débarassé Erynn des derniers résidus d'ombre qui habitaient son corps, et qui nuisait à sa vie.

Le nain espérait que les autres tiendraient parole, alors qu'ils commençait à sombrer dans l'inconscience.
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Inigo Ghesufal

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 22 Aoû - 10:16

Ils se levèrent de très bonne heure, avant l’aube. Indigo voulait atteindre au lever du jour les hauteurs du relais des Baroudeurs, où le point de vue permettrait de compléter les relevés, nombreux et précis qu’ils avaient fait depuis deux jours.
Théa avait fait preuve d’un réel talent et son sens de la précision ainsi que son courage à travailler sans relâche (malgré les ours, les loups et les eaux glacées) avaient permis à la petite expédition de gagner des jours de travail. Restait encore à compiler, ordonner les données et à tracer les nouvelles cartes mais la rive nord de la rade avait été entièrement parcourue et étudiée.

Il fallait à présent préparer la même chose pour la rive sud et les côtes de Drustvar.

En milieu de matinée, Inigo paya fort cher un retour à Boralus en griffon pour Théa. Elle avait des obligations à bord, les « épreuves », et il tenait à ce qu’elle soit là à l’heure et à peu près en forme. Lui-même rentra en milieu d’après-midi par un des ces petits bacs payants qui sillonnaient la rade. Il arriva au port en début de soirée, déposa cartes, livres de notes et instruments dans le petit bureau qu’il avait loué et s’en alla plus léger au marché où il s’offrit un nouveau sabre tirasien, ayant perdu le précédent au fond d’une crevasse. Il alla ensuite dans la vieille ville, dîna frugalement, fit quelques achats personnels alentour et alla au bureau reprendre les documents pour finalement retourner à bord.

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Panthéa Johnson

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 22 Aoû - 10:43

La jeune femme déglutit en observant le griffon de loin. Les chevaux ? oui. Les boucs ? Pourquoi pas. Les tigres ? Passe encore. Mais les griffons ! Ah, ça, non, et puis ça vole, monsieur !
Elle avait tenté de négocier son trajet retour avec Ghesufal, le suppliant de la laisser repartir à cheval, que cela serait rapide, qu'elle pourrait même traverser la rade à la nage et rejoindre le bateau à la brasse s'il le fallait, mais, par pitié, pas les griffons ! ... En vain. Le Quartier-Maître était intransigeant. Son inquiétude de la laisser seule dans Boralus se faisait sentir elle aussi, mais là-dessus, il n'avait pas le choix.
Il l'avait laissée là, le sourire aux lèvres, courtois, et s'en était retourné à ses relevés.

Une fois à Boralus et la moitié de son maigre déjeuner au sol, Panthéa pris sans attendre la direction du port, d'où elle fit appeler la barque qui la ramena à bord de la Vengeance, saine et sauve, quoi que secouée et passablement fatiguée. Elle prit tout de même le temps de trier et de ranger toutes les cartes, les tracés et les notes de relevés qu'elle avait cumulé pendant ces deux jours, et s'octroya ensuite une sieste dans son hamac, ensevelie sous une pile de couvertures.

Le reste de sa journée fut consacré à l'écriture. Elle avait sorti un manuscrit volumineux, dont la couture semblait s'être épaissie à mesure que la jeune femme y avait ajouter des pages. Si l'on s'était penché au-dessus d'elle, on aurait pu y voir un titre : "Des sirènes dans la rade de Boralus". Le texte était assorti d'un croquis rapide et terrifiant. Quelle ... imagination !
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 22 Aoû - 14:58

J'aime qu'un plan se déroule sans accroc…

Pense t elle en passant le doigt à travers celui qui s'ouvre sur le côté de sa tunique. Assise sur la petite banquette qui tient lieu de banc et de couchette dans sa cellule, elle sent le froid de la pierre qui remonte de ses fesses jusqu'au long de son dos. Les ombres s'agitent sur les murs ; les courants d'air sont légion ici, chahutant les petites flammes des lampes à huile qui éclairent, assez chichement, l'endroit et le couloir qui y mène. Les lourds barreaux en acier présentent quelques signes d'usure mais semblent globalement destinés à défier encore quelques centaines d'années. Le sol est propre et la cellule d'à coté est vide. Faut il voir là une marque de faveur, eu égard à son statut d'officier de la Royale, ou bien la marque d'une justice efficace et rapide, qui ne laisse pas le temps aux cellules d'être engorgées, et aux matons d'être submergés ?

"Je suppose que je le saurai bien assez tôt " pense t elle, en jetant un dernier coup d'œil à l'endroit avant de se remettre en position allongée, mains derrière la tête, pour faire le point une nouvelle fois.

Les gardes sont intervenus sur le navire un peu plus tard qu'elle ne le pensait, comme s'ils avaient eu du mal à remonter sa piste. A moins qu'ils n'aient du passer par leur hiérarchie pour intervenir sur un navire de l'Alliance récemment arrivé dans le port. Dans tous les cas, ce délai supplémentaire ne lui plait pas vraiment, même si cela lui a permis de participer au rituel chargé d'aider Erynn dans sa guérison. Une sacrée descente en enfer, qui s'était assortie d'un mal de crâne lancinant, mais qui en valait la peine ; la jeune femme avait ressenti du soulagement en constatant que la guerrière, mais également tous ceux qui s'étaient joints au rituel, avaient émergés, plus ou moins marqués par l'expérience, mais unis par une aventure particulière, renforcée par le lien spirituel que Dorwel avait mis en place pour "faciliter" leur intervention. Un sacré souvenir à partager. Plus tard, alors elle le met dans un coin de sa tête et passe à la suite. En descendant dans le canot, les gardes se sont montrés courtois, c'est à dire qu'ils ne l'ont pas rudoyés plus que de raison pour un motif aussi important. La traversée s'est faite dans le silence de la nuit, à peine troublé par le bruit des rames sur l'eau. Il n'a pas fallu longtemps avant que le donjon des Portvaillant ne se profile à l'horizon, et que le canot ne s'amarre à un des petits pontons qui desservent le quartier. Conciliabule rapide entre l'officier qui l'a arrêté et les sentinelles en faction, puis elle est "invitée" à débarquer et, bien entourée, elle est conduite jusqu'à un grand bâtiment tout en longueur, marqué aux armes de la ville et de la famille dirigeante, puis après avoir fait quelques détours dans des couloirs et emprunté un grand escalier, elle est conduite dans une grande salle qui se révèle être le bureau du Sénéchal chargé des affaires criminelles. L'homme, pas très grand pour ce qu'elle peut en juger, mais sa position assise n'offre guère de point de repère, parait âgé. A la lueur des lampes à huile, son teint parait cireux, et Vey lui donne facilement la cinquantaine, mais quand il finit par redresser la tête, posant sa plume et la regarde, sans aménité mais sans froncer les sourcils, sa voix est douce, avec des accents d'autorité de qui a l'habitude de donner des ordres et être obéi.

" Bien. Si nos informations sont justes, vous êtes le Quartier Maitre Mira Stella."

" Oui, messire."

"Ne m'interrompez pas tant que je ne vous donne pas la parole."

"..."

"Vous êtes présentement accusée du meurtre d'un citoyen de Boralus, un honnête négociant répondant au nom de Meredith Saunders, dans la nuit du 18 au 19 eme jour du 9eme mois de l'an 38. Dans l'attente du procès qui statuera sur votre cas, vous serez enfermée ici, dans les geôles de la Sénéchaussée. Vous pouvez parler."

"Merci, "votre honneur". Puis je savoir qui m'accuse de ce meurtre ?"

"Je suis le sénéchal Reed Crimson, adressez vous à moi en disant "Messire" ou "Sénéchal", madame. Nous ne sommes pas là pour faire votre procès, vous serez confrontés bientôt à vos accusateurs, et vous pourrez faire appel à l'aide d'un défenseur qui sera libre de mener sa contre enquête afin d'apporter, si il y a matière, des éléments susceptibles de vous disculper. Suis-je assez clair ?"

"Très, sénéchal."

"Bien, nous en avons fini pour ce soir. Lieutenant, conduisez la dans sa cellule."


Un bruit de ferraille quand le gantelet frappe la cuirasse au niveau du cœur, et Vey sent une poigne froide qui se resserre autour de son bras. Après avoir descendu plusieurs étages, le petit groupe arrive dans le quartier des geôles. La plupart sont silencieuses et fermées par de lourdes portes en bois, avec une petite ouverture grillagée à hauteur de tête. De loin en loin, des gardes font leur ronde, en silence. La plupart ne la regarde même pas. Peut être que le renouvellement du contenu des cellules fait qu'ils ne veulent pas trop s'attacher ?

La bêtise fait sourire Vey, et arquer un sourcil perplexe au lieutenant, qui fait un signe pour indiquer au soldat de tête d'ouvrir la cellule. Deux secondes à peine pour se faire une idée de la disposition des lieux, et on la pousse dedans. La porte se referme.

Retour au présent.

Vey rouvre les yeux ; cette fois le froid s'insinue dans ses jambes. L'absence de fenêtre ne lui permet pas de savoir quelle heure il est, mais le jour ne devrait pas tarder à poindre. Un jour qui s'annonce frais et humide.

Le début d'une longue série.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 22 Aoû - 15:08

Maroussia se rendit à la garde de Boralus pour prendre des nouvelles de Vey. Etrangement, elle ne demanda pas à la voir. Elle se contenta de récupérer les chefs d'accusation, remplissant quelques papiers - visiblement la bureaucratie kultirassien égalait celle de Hurlevent. Elle s'attarda quelques instants dans la caserne, et demanda si le Quartier-Maître allait être transférée à Tol Dagor. Une fois ces informations prises, elle resta de longues minutes, en pleine discussion, avec un Sergent de l'office, qu'elle connaissait visiblement d'avant. Une poignée de main plus tard, elle fit demi-tour, demeurant quelques longues heures en ville avant de rejoindre le bord.
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Aidan Brahill

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 22 Aoû - 18:38

Théli était tombé du lit ce matin-là. Les souvenirs d’Erynn continuaient à défiler dans sa tête, comme s’ils étaient devenus siens, et l’empêchaient de retrouver un sommeil paisible. « C’est vraiment possible de survivre à tout ça ? » pensa-t-il, en fixant une toile d’araignée nichée dans un coin de sa cabine, sur laquelle une mouche se débattait vainement pour échapper à son triste sort. Il ne parvenait pas à s’enlever de la tête l’image de la jeune Erynn en proie au désespoir. Lui qui la voyait comme un roc inébranlable, il savait désormais qu’elle était la plus vulnérable d’entre-eux  et commençait à comprendre son attitude, qu’il condamnait jusqu’alors.

« Mieux vaut que je m’occupe l’esprit ! » lâcha-t-il dans un interminable soupir. Il enfila son pourpoint de facture Kul’tirassienne, qu’il avait acheté quelques jours plus tôt pour se fondre dans la masse, et laissa une petite note à Théa sur sa table de chevet « Je serai de retour à midi ou en fin d’après-midi, si je ne me perds pas. »

Il s’aventura dans le dédale des rues de Boralus avec une légère appréhension. De fait, il avait lui-même enjoint aux aspirants de ne pas se rendre seul en ville, suites à la récente agression dont avait été victime l’un des matelots. «  Bah ! L’ordre venait de moi alors je peux y déroger. » se dédouana-t-il, sans se soucier de l’éventuelle réaction de Théa. Il trouverait une excuse sur le moment. Il parcourut la place marchande déjà bondée d’un air enjoué, s’arrêtant à chaque échoppe pour regarder les marchandises sans pouvoir toutefois se laisser aller à quelques fantaisies –le contenu de sa bourse ne le lui permettait pas-. Puis il se laissa porter par son enthousiasme et ne tarda pas à se perdre dans un coin reculé de la ville, où le brouhaha ambiant fit place à quelques murmures inaudibles. « Où est-ce que t’as encore atterri, Théli ? » La ruelle était bordée de bâtiments vétustes, devant lesquels des femmes de petite vertu venaient aguicher les passants tandis qu’un homme à la dégaine inquiétante guettait, quelques mètres plus loin. Théli continua sa route en répondant aux sollicitations des gourgandines par quelques sourires gênés. Il s’arrêta devant une taverne baptisée « Le Tonneau fêlé ». Le tenancier y placardait à l’entrée un avis de recherche, qui retint l’attention de Théli. Le visage qui figurait sur cet avis lui parut étrangement familier.

- C’est qui ce type ? désignant l’avis au tenancier.
- Lui ? Y s’fait appeler le « Corbeau Borgne », p’tit gars. Y a une belle prime sur sa tête, pour peu que tu sois assez burné pour t’y frotter.
« Le Corbeau Borgne », Théli se figea à l’évocation de ce surnom. Il l’avait banni de sa mémoire et voilà qu’il ressurgit de la bouche d’un étranger, en terre inconnue. Hasard ou signe de la Providence, peu importait Théli, c’était l’occasion pour lui de retrouver la trace de celui qu’il a longtemps cherché. Mais il lui fallait en avoir le cœur net car ce surnom, à défaut d’être original, avait été emprunté par plus d’un marin vaniteux.

- Qu’est-ce que vous pouvez me dire de plus sur cet homme ?
- Pourquoi tu t’intéresses à lui ? Avec ta gueule de jouvencelle, t’as pas franchement l’air d’un chasseur de primes !
- On peut peut-être s’arranger …
Théli sortit sa bourse maigrelette au tavernier. Elle pesait tout au plus une dizaine d’argentées, ce qui fit s’éclaffer le tavernier.
- Tu te fous de moi ?! C’est même pas assez pour m’payer une de ces putains édentées du vieux port !
- Allez … dites-moi au moins où j’ai le plus de chance de croiser ce gars.
- Mouais, bon … ce genre de gaillard, on les r’trouve surtout du côté de Port-Liberté. Mais j’te déconseille de t’y aventurer, p’tit gars ! Au mieux, t’finirais par faire l’tapin contre ton gré  pour l’une de ces raclures! Bon allez maintenant, du balai !
- Je peux ?

Théli pointa du doigt l’avis de recherche.

- Hmm … Ouais d’accord, mais en échange du contenu de ta bourse.
- Marché conclu.

Le tavernier lui arracha la bourse des mains. « T’es vraiment pas une lumière toi ! Un bout de papier pour ce prix-là ! » Il ria au nez de Théli avant de regagner sa taverne miteuse. Théli ignorait ses railleries, le regard plongé dans le portrait du Corbeau. Pour lui, ce « bout de papier » valait tout l’or du monde.
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Panthéa Johnson

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 23 Aoû - 9:26

Zarod avait perdu beaucoup de sang, mais il fallait d'abord refermer la plaie.
Et l'exercice n'était pas aisé, sur un navire.
Une fois habituée au constant mouvement du bateau cependant, Panthéa retrouva la fluidité et la rapidité de ses gestes de chirurgienne. Les nouvelles conditions n'étaient pas si mal, et puis, que serait la vie sans un peu de défi ?
Cette fin de soirée, qu'elle craignait qu'elle ne l'achève, prit une toute autre tournure en lui conférant l'energie et l'excitation du renouveau. Et, de toute façon, Panthéa s'accomplissait surtout lorsqu'elle avait les mains sur ses outils.
Une fois Zarod pansé, elle le confia aux soins des autres soigneurs, Dorwel notamment, qui trouverait sans doute un moyen de remédier à l'importante perte sanguine. Elle, devait désormais s'occuper d'Irwin qui, à son grand étonnement, avait pris une balle dans l'épaule. Il lui fallut enlever la balle, désinfecter puis recoudre la plaie ... Une routine, mais il fallait toujours se préserver des habitudes, surtout dans son métier.
Satisfaite de son travail, elle ôta son tablier de chirurgienne et le jeta sur le sol, près de son hamac dans le quartier des aspirants. L'adrénaline avait fait son effet pendant les deux interventions mais la laissait maintenant dans un état de fatigue intense, surtout après leur épreuve commune de survie.
Elle ne fit pas long feu, bercée par le bruit de l'eau et de vent qui s'agitaient au-dehors.

Dans la matinée du lendemain, l'équipage aura pu la voir très occupée sur le pont principal, un petit cahier en piteux état dans une main, une ébauche de carte dans l'autre. Il fallait impérativement dessiner un plan exact de la prison tant qu'elle l'avait encore dans la tête et dans les jambes.
Personne n'osa la déranger dans son travail, si bien que sa concentration fut maximale et le résultat ... très satisfaisant.
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Hérodiade Ambrose

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 23 Aoû - 16:59

Hérodiade entra dans une rage noire quand elle apprit que le Quartier-Maître Mira Stella croupissait dans une geôle, alors absente lors de son arrestation sur le navire. Elle fut d'autant plus étonnée d'apprendre les raisons de son enfermement. Elle la chérissait autant qu'elle pouvait se chérir, du moins elle se l'affirmait. Certains auraient pu la prendre pour sa fille, tant leurs traits pouvaient se confondre sous cette tête blonde. Mais Vey était douce, intègre et gentille tout son contraire et elle se jura que si elle pouvait autant aimer quelqu'un de si bon c'est qu'elle n'était pas si mauvaise.

"Non, ma colombe, je ferais la lumière sur cette affaire."

Hodge étant absente, elle prit la résolution de braver l'interdit de se montrer et de s'afficher en ville. Après un tour à la Garde de Boralus, où suppliante elle se vit refuser l'accès à la cellule de sa protégée, elle tenta de mener son enquête de son côté et pour cela il fallait remonter la piste de l'assassinat.
La Lionne protègera son lionceau.

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 23 Aoû - 18:52

Un énième réveil dans un endroit peu habituel. Les yeux levés vers le plafond elle ne vit que l'ombre de pavés, de l'eau ruisselant le long des parois. Une sensation de froid glaciaire dans son dos et son sang gelé. Humidité... quand tu nous tiens. 

Se redressant, elle n'était pas seule. Elizabeth, Loupiotte... mais que faisaient-elles ici ? Dans une cellule ? Enfermées ! Se levant rapidement elle fut prise d'un réflexe complètement absurde et cliché, secouant les barreaux en criant. La peur l'envahissait alors qu'elle se sentait vite oppressée. Enfermée... ce n'était pas prévu !

Eli semblait à bout de force, sa camarade mage n'arrivait pas à soulever la grille tellement le fer était lourd, épais et rouillé. Quelques voix familières... ce qui la rassura un peu mais dans le même temps... si d'autres de ses camarades étaient enfermés également... en espérant qu'ils ne soient pas blessés. 
Mais le Capitaine a bien dit qu'aucun des deux camps n'avaient le droit de causer des blessures mortelles. Un soulagement quelque part.

Les événements se passèrent à la fois concis et lents. Libérés par Irwin, des gardes à l'étage supérieur, d'autres aux inférieurs sans doutes. Des courants d'air ressenti et voilà que le groupe après longue réflexion, et avis partagés, se lancèrent dans l'idée d'attirer une partie des gardes pour les neutraliser "en douceur".
Déguisés, Loupiotte pris sont rôle de Sergent très à cœur, et elle avait réussi à bluffer Eliadoré quant à sa belle prestation. Aussi fière d'elle-même, avant cela elle n'aurait pas osé affirmer un avis autant avec conviction. Elle s'était lancée... personne n'avait été blessé, pas à ce moment là.

La peur.

Les gardes dispersés habilement, un avait réussi à voir le visage de la presque garde en chef, donnant l'alerte. Il fallait donc fuir... Voilà qu'une embuscade fit tenue par des... crocolistiques. Mais quelle horreur ! Eloignés, ils parvinrent à passer. Sauf Zarod qui avait décidément un bon cuissot et l'une des bêtes lui avait donc mordu le bas de jambe. Courir dans les égouts, trouver une sortie... Une odeur de mille cadavres en décomposition, elle ne voulait pas savoir dans quoi elle s'aventurait.

Une serrure d'une autre grille explosée et enfin tous dehors. Tout le monde arriva à bon port, ou presque. Zarod fut soigné, Irwin blessé sérieusement, sorti d'affaire.

Ses camarades étaient en vie, ils avaient réussi. Enfin, elle espérait en secret que ce soit le cas. Plus qu'à attendre le rapport final...
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Inigo Ghesufal

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 24 Aoû - 10:57

Soirée difficile pour Inigo… les mondanités ne sont pas sont forts, loin de là… il se serait bien passé de la corvée, mais il pensait que c’était important pour Hodge, que peut être elle aurait besoin de soutien moral ou autre… et évidemment, une fois de plus, il s’était trompé : c’est bien lui qui aurait eu besoin d’aide… décidément, il n’était pas à sa place…

Plus tard, il préféra ne pas rentrer à bord et profiter de la fraicheur du soir et, après avoir loué une cheval, il partit en promenade, au pas lent, sur la grève sud… Il découvrit d’étranges petits crabes rouges sur le sable noir… puis fit demi tour et décida finalement de passer la nuit à l’auberge de Passengué….
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 24 Aoû - 11:59

Décidément les soirées se suivaient et ne se ressemblaient pas, et il n'en fallait pas plus pour amuser Loupiotte.

Quand elle avait émergé de sa "sieste" après une journée bien chargée à bord, elle avait découvert les autres membres d'équipage sur leur "trente et un" ; Se demandant un temps si un bal avait été organisé sans qu'on la prévienne, ou si il s'agissait d'une de ses nouvelles maudites "épreuves" de survie ou de savoir paraitre dont le navire semblait gourmand, elle se souvint que Maroussia (*Le capitaine Hodge, bon sang !*se dit elle en se cognant le front du plat de la main) que le capitaine Hodge donc avait rendez vous avec sa famille dans les hauts quartiers. ceux qu'elle voyait depuis les fenêtres de la petite bicoque en bord de mer qu'elle, sa sœur et ses parents habitaient … avant.

Se demandant un temps s'il fallait qu'elle passe une robe (non qu'elle en ait eu une dans ses affaires, mais elle aurait pu "emprunter" celle d'une des dames du bord) elle avait lorgné en direction de Maroussia, qui n'avait pas donné de consignes précises en ce sens. Rajustant son bustier, et apportant une dernière touche à ses ongles (très à cheval sur l'hygiène des mains et des dents) elle avait ensuite suivi le mouvement, emplissant ses yeux de tous les décors en bois doré, sculptures en pierre et autres pavillons flottants au vent qui faisaient la fierté, légitime, de sa patrie. Elle ne dit rien quand elle s'aperçut que les bois dorés étaient craquelés de partout, la peinture dorée s'écaillant par endroits, les bannières en tissu élimé et mis à mal par le vent venu du large … Une image vivante de la situation de Kul Tiras. Ce qui l'incita à fredonner de plus belle …

" O ma belle île enchantée,
Des marins la douce vision,
A jamais la terre des champions,
des mers tu es la fierté.

Longtemps le défaut de la cuirasse,
tes ennemis ont en vain cherché
Car trop longtemps tu t'es refermée,
Et désormais seule, tu coules, Tiras.
"

Bien que sorties a voix basse, les paroles lui avaient attiré les foudres de deux gardes en faction, qui avaient porté la main à leur épée, mais n'avaient pas osé aller plus loin, en voyant la délégation. Elle avait poussé le bouchon en mimant un baiser dans le vent, et avait pris la fuite quand le plus rouge des gardes avait fait mine de faire un pas dans sa direction. Elle jouait la comédie, elle savait que le garde en faction avait des ordres précis et ne pouvait pas quitter son poste, mais l'envie, le besoin presque viscéral de le titiller, de le réveiller en fait, se faisait sentir jusqu'au plus profond de son être.

Elle avait rejoint le reste du groupe, étonnée de voir que Maroussia prenait des chemins détournés, comme si elle aussi se faisait du mouron quant à la rencontre qui devait avoir lieu. Loupiotte avait cotoyé un peu les Hodge, quand elle n'était encore qu'une jeune fille arpentant les quais, et elle ne pouvait en vouloir au capitaine de se donner autant de temps que possible pour se préparer au combat. Enfin, au repas de famille.

L'arrivée avait été plus cordiale qu'elle ne s'y était attendue, avec juste le soupçon de vent froid et de regards glacés qui préfigurent une bonne soirée au coin du feu. Une fois les amabilités d'usage échangées avec Marius et Yanca, les hôtes de la soirée, la conversation s'était accordée avec la météo locale : pluvieuse, voire orageuse. Mais à quoi s'attendre de la part de deux tempéraments trempés comme la monélite et le foudrargent qui faisaient la puissance des navires de Kul Tiras. Et malgré les sentiments qui les étreignaient, le frère et la sœur ne pouvaient pas se permettre de plier devant l'autre sans avoir fait valoir leurs points de vue respectifs.

Heureusement, cela n'avait entamé en rien la saveur délicate des succulents gâteaux préparés par Yanca, la femme de Marius.

Sentant confusément que la discussion ne pourrait prendre un tour plus apaisée que dans l'intimité, le reste de l'équipage avait décidé de prendre congé, sous divers prétextes, et une partie d'entre eux avait fini dans un établissement mondain servant des breuvages hors d'age … et hors de prix. Ce qui mit Loupiotte hors d'elle, et après un esclandre, limité selon ses propres normes, avec le tenancier, un fat qu'elle entendait corriger à l'occasion, Loupiotte avait pris congé, parcourant les bords de mer pour voir son quartier depuis une autre perspective, avant que les soldats du Guet ne lui fassent comprendre qu'elle n'avait plus rien à faire ici.

Non, décidément, les soirées se suivaient et ne se ressemblaient pas.
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Panthéa Johnson

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 24 Aoû - 12:49

Panthéa avait accompagné le capitaine et le reste de l'équipage par devoir et loyauté, mais elle avait secrètement espérer trouver son plaisir dans la soirée mondaine en renouant un peu avec les quelques coutumes nobles qu'elle se surprenait à regretter. Elle fut attristée de constater combien les Hodges étaient, eux aussi, une famille déchirée par le devoir, le patrotisme et l'amour, et préféra la place près de la fenêtre au moelleux des canapés et des fauteuils que les autres occupaient.
Elle s'était présentée simplement, avait attendu le temps réglementaire puis avait pris congé.

Non, elle avait bien fait de quitter ce monde hypocrite, fait de faux-semblants et de basses vengeances.

Les rues étaient calmes, ce soir-là. Elle se permit un détour par les petites ruelles étroites, sourit à ceux qui la saluaient ou la sifflaient, puis trouva refuge dans la librairie du port. Avec un peu de chance, monsieur Craft serait encore là, et elle brûlait de lui poser des questions à propos des créatures mythiques de la région ...


Dernière édition par Panthéa Johnson le Sam 25 Aoû - 1:24, édité 1 fois
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Eliadoré

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 24 Aoû - 18:02

Eliadoré avait tenté de réprimer ses manières de sauvageonne pour faire bonne figure devant son Capitaine, Cody et leur famille. Belle robe, belles manières, calme et sérénité.

La tension était présente... Heureusement qu'Amaury était à côté d'elle pour la faire taire alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la bouche. La jolie brune-blonde est très mignonne, mais parle trop avec son cœur. Passionnée, elle se fait souvent violence pour réfléchir de manière pragmatique.

Le reste de la soirée fut agréable, libérée de toutes pressions diplomatique, direction le bar à whisky avec Hécate, Loupiotte, Cody et Amaury. Loupiotte provoqua l'hilarité en faisant bien remarquer que le whisky le moins cher pouvait payer un petit bateau de croisière.

Le groupe pris congés. Enfin... surtout une Eliadoré à côté de ses pompes et pompette. Ayant sous estimé les pouvoirs du whisky Koultiran, elle se fit raccompagner sur le navire par ce dernier.
C'est dans son hamac qu'elle aura étrangement dormi cette nuit, cachée sous une couverture, pour les plus curieux, deux têtes brunes dépassant.

Le réveil fut dur... mal aux cheveux. La matinée se passa au ralenti avec un bon litre de café ingurgité. Le reste de la journée... une vraie pile électrique. Nettoyage, cuisine, rangement, aidant qui aura eu besoin d'elle et l'aura vu s’entraîner durant deux heures à la concentration. Jonglant avec des bulles d'arcanes et d'eau.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Sam 25 Aoû - 1:09

Comme beaucoup avaient pu en être témoin, la soirée avait été mouvementée.
En effet, à peine son contrat signé, et en tant que recrue de la Vengeance de Neptulon, Amaury avait suivit la capitaine et une bonne partie des membres pour un dîner avec la famille Hodge.

Il avait déjà eut le droit à l'accueil chaleureux des Kul'Tirans, et il savait pertinemment que la soirée n'allait pas être de tout repos. Et ce fût le cas, effectivement. Outre le fait que leur présence au dîner ne semblait pas être la bienvenue, le patriotisme borné dont ils faisaient preuve malgré les dangers qui les guettez, étant des plus fatiguant.

Le cadre, en lui-même était sympathique, mais la discussion tourna vite au vinaigre, et encore, pas trop corsé.

Finalement, la grande majorité trouva un échappatoire vers le bar se trouvant à proximité, et Amaury n'y fit pas exception. Un petit whisky hors de prix, une bonne discussion, et ça, en bonne compagnie. Il allait devoir en ramener certains en roulant, c'était évident.

Après ça, il prit sa fin de soirée à bord du navire, bien caché dans un hamac, sa tête brune avec une autre.

Le lendemain, il aura quitté le navire après avoir prêté mains fortes aux tâches quotidiennes, passant le plus clair de sa journée à Boralus, pour se balader, visiter, et se détendre.
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Eliadoré

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Sam 25 Aoû - 11:58

La soirée d'hier fut drôle et chargée en émotions.

Elle avait suivi en douce le Capitaine et Théli, ayant semé Jean Yves alors qu'il bougonnait encore dans son coin après quelques mousses dissipées qu'il menaçait d'envoyer à Korbelt.

La taverne Au cœur des Abysses... Chouette population, que de monde ! Des civils d'un côté, des marins. Marins de l'écailleuse, marins du Kraken et, les meilleurs évidemment, les marins de la Vengeance.
Première fois, Maroussia autorisa/incita à Eliadoré de rester en compagnie d'un certain Finn du Kraken. Plutôt beau gosse. Navigateur en plus, au moins lui savait se repérer ! Ou pas.
Voilà que le marin posa son regard sur la mage et pouf ! Certainement qu'il ne rêverait plus que d'elle. Et cela amusait Eliadoré.

Retour sur le navire, changement de robe et rapide bain. Direction encore le port, elle se mis en direction du bar à whisky, allez savoir pourquoi.
Mais c'est là bas qu'elle croisa à nouveau son Capitaine.

Que dire de Maroussia ? Elle n'était pas comme les autres Capitaines. Et ce n'est pas pour en déplaire à la mage. Compatissante, attentive et protectrice. A bord de la Vengeance, nous sommes une famille. Unie comme un seul homme prêt à claquer le premier qui oserait s'en prendre à l'un d'entre eux.
Il ne fallait pas oublier cela dit que tous formait un équipage de soldats de l'Alliance. En privé, on fait bien ce qu'il nous plait. En public... souvent la mage oubliait sa place. Et ce n'est qu'après avoir parlé qu'elle se rendait compte de ses idioties.

Hodge était en compagnie de l'Amiral et également de soixante douze autres marins. Ils sont nombreux ces fils de Kraken ! Voilà qu'un mariage diplomatique avait presque eu lieu, l'Amiral très timide avait finalement refusé. Ce qui soulageait un peu Eliadoré parce qu'elle ne voulait point rejoindre le bord du Kraken. Préférant sans aucun doutes la Vengeance.

S'en suivit encore une fin de soirée avec un certain marin grand, brun, barbu et capuche. Où ils restèrent un moment à discuter sagement afin de rejoindre un hamac qu'ils ont sans doutes pris en colocation pour diminuer les charges.
...
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