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 Bruits de couloir

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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 31 Mai - 15:41

Dans le chantier naval du Fort de la Bravoure, la réparation des avaries battait son plein, et le mât de foc de la Vengeance de Neptulon commençait à reprendre des couleurs, et des mètres.

En début d'après-midi, il fut demander aux membres d'équipage de se préparer le plus chaudement possible, et de prendre avec eux vivres, armes, et de quoi dormir de manière sommaire. Les griffons furent eux aussi chargés, alors qu'on cherchait visiblement le compromis entre les charges en vivres et en tentes épaisses, soigneusement roulées, et en mobilité.

Des chevaux en provenance des écuries furent guidés sur le quai pour être relativement chargés, prêtés par le commandant du Fort de la Bravoure.

Visiblement, le départ en expédition était proche. Les manœuvriers resteraient à bord afin de refaire le plein en vivres et de réparer les dernières avaries, sous les ordres du Quartier-Maître des navigateurs Inigo Ghesufal.

La rumeur courut rapidement entre les membres d'équipage : le départ serait pour la vingt-et-unième heure, le soir même.


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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 1 Juin - 10:07

Arrivée au Donjon de Garde d'Hiver



L'équipage de la Vengeance de Neptulon parvint sans trop d'encombres à traverser d'Ouest en Est la Toundra Boréenne, puis la Désolation des dragons suite à un voyage de plus d'une journée et demi de marche.

Intimidation de murlocs mutants, course-poursuite, réparation de ponts, diversions d'araignées non-mortes...

Ils arrivèrent en milieu de journée au Bastion de la Garde d'Hiver, tenu par une vingtaine de soldats d'infanterie de l'Alliance quelque peu amaigris, affamés et surtout solitaires.

Menés par un très jeune chevalier-lieutenant, ils espéraient voir en les marins cette arrivée de renfort impromptue, et surtout, une livraison de vivres de la part de Hurlevent. Quelle ne fut pas leur déception en s'apercevant qu'ils étaient de la marine, et qu'ils ne resteraient pas.

Ils offrirent cependant toute leur hospitalité à leurs hôtes et alliés de l'Alliance, leur laissant un dortoir entier dans le fort du Bastion de la Garde d'Hiver, et essayant tant bien que mal de proposer quelques légumes dans une soupe chaude mais peu consistante. Si le fort s'avérait confortable, les grandes baignoires de fortune à l'eau bouillante s'avérant un luxe peu connu à bord d'un navire, et l'écurie étant plus que suffisante pour chevaux et griffons, et même l'AKIR, nul doute qu'ils manqueraient - s'ils voulaient garder leurs propres vivres pour la suite du voyage intacte - rapidement de nourriture.

Il fut décidé qu'ils resteraient dans la chaleur du fort quelques jours : pour se remettre de leur épuisante traversée d'une part, et surtout car la météo se dégradait d'heure en heure. La neige tombait sans discontinuer, recouvrant les environs de plusieurs dizaines de centimètres de neige en seulement quelques heures. Le vent s'était levé, et la température chutait d'heures en heures, rendant une présence à l'extérieur à peine supportable.  La taverne du donjon était toujours en état de marche, mais ne comptait plus que de très rares réserves d'alcool, de thé, de café ou de toute autre met importé du continent. D'après les hommes du fort, ils n'avaient pas eu de nouvelles de l'Etat-Major de l'Alliance ou de livraison de vivres de Hurlevent depuis plus de six semaines. Les soldats semblaient donc vivoter, dans une autarcie précaire.






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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 3 Juin - 8:04

Le réveil fut difficile. La tête encore lourde de sommeil et de rêves mal dissipés, les yeux fermés cachés derrière un bras replié pour se protéger des rayons de lumière du soleil matinal qui filaient sous les lattes manquantes de certains volets du baraquement, Vey mit un moment à se lever. Roulant sur le dos, elle jeta machinalement les jambes en dehors du lit, esquissant une petite grimace silencieuse quand la plante de ses pieds l'informa que le plancher était froid. Très Froid. Un instant, elle regretta le confort pourtant spartiate de la cabine qu'elle occupait sur la Vengeance. Comme en écho, elle crut sentir le sol bouger légèrement sous ses pieds, comme si la mer était venue la réconforter. Mais non. C'était plutôt un petit déséquilibre, comme elle en avait ressenti un ou deux depuis leur arrivée au fort de Garde-Hiver. Passant sa main sous ses cheveux, elle sentit la petite bosse qui résultait de sa chute lors de la récupération, musclée, des planches du premier pont, afin d'effectuer en urgence une réparation de fortune sur le deuxième pont qui se trouvait sur leur route vers la Désolation des Dragons. Sur le coup, elle n'avait pas fait trop attention, secouant même la tête quand Siopi s'était enquis de son état de santé. Seul comptait alors d'avancer et malgré quelques frayeurs initiales avec les étranges (mais qu'est ce qui ne l'était pas dans un pays où le Roi Liche avait apposé si fortement sa marque) murlocs locaux, tout s'était plutôt bien passé jusque là.

Pourtant la suite du voyage, notamment la rencontre avec les nérubiens, ce peuple d'arachnoïdes aux coutumes étranges et aux mœurs culinaires les incitant à ajouter un peu trop souvent les voyageurs du coin à leur menu, lui paraissait floue. Elle se souvenait avoir couru, donné quelques consignes et crié un ordre ou deux, mais sans parvenir à saisir la chose dans son ensemble. Elle se souvenait également du froid, l'obligation d'avancer toujours contre le vent, un pied devant l'autre, l'esprit tourné vers des considérations de plus en plus triviales pour éviter de trop penser aux effets du froid. Les mines sombres et le silence qui s'était fait dans les rangs de l'équipage, à mesure que la fatigue venait imprimer sa marque.

L'arrivée au fort de Garde-Hiver, l'accueil chaleureux, quoi qu'un brin désabusé de la troupe en garnison (en punition ?) ici leur avait remonté le moral, rendant les derniers pas un peu moins lourds, malgré les amas de neige collés sous les bottes. Elle avait accompagné les montures dans la vaste écurie mise à leur disposition, effectuant les vérifications et les soins de façon assez mécanique mais complète, avant de revenir vers le réfectoire où une collation légère, mais chaude !, les attendait. La discussion avec le commandant du fort n'avait pas apporté grand chose si ce n'est la confirmation que la suite du voyage ne serait pas de tout repos non plus, et les illusions brisées de la garde qui voyait l'idée d'être relevés partir en fumée. L'amertume des uns avait fait écho avec les pensées des autres déjà tournées vers le nord et la suite du voyage ; la fatigue avait emmené tout le monde, sauf les petits veinards affectés à la surveillance, dans les baraquements afin de goûter à quelques heures de repos.

Enfilant ses bottes, Vey fit quelques pas dans la pièce, ouvrant les volets afin de regarder le fort sous la lumière crue du petit jour. L'éclat de la neige et le petit vent froid lui firent plisser les yeux, et une légère douleur s'insinua dans sa tête. Tirant machinalement une cigarette qu'elle fit tourner entre ses doigts avant de l'allumer, Vey attendit que ça se calme un peu avant de descendre rejoindre les autres pour le repas du matin, et le briefing de la journée.

Si son mal de tête ne se calmait pas, elle se promettait d'aller voir Nicodemus ou Siopi ; pour l'heure, il fallait serrer les dents. Le voyage ne faisait que commencer.
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Korbelt

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 3 Juin - 16:58


        Le vent fouette son visage avec force, même le heaume rembourré n’arrête pas le froid glacial qui vient frapper le tissu couvrant nez et bouche. Du gel s’est formé sur une grande partie du métal, légère couche opaline alors que le blizzard hurle dans ses oreilles. Une forme noire au sein de tout ce blanc, lourde cape de fourrure entourant l’amure. Chaque pas est une torture, et elle se doit d’être lente, calme. Une respiration trop rapide glacerait ses poumons, et elle mourrait en à peine une centaine de mètres. Elle se souvient encore de ce déserteur, ayant fui ses liens et courant loin du camp, il s’était effondré à peine deux cent mètres plus loin, la bouche et la gorge gorgée de sang qui glaçait déjà, les yeux livides.

        Elle ne veut pas finir ainsi, mais elle doit continuer, derrière elle le Donjon Garde-Hiver s’efface lentement dans le blizzard, ainsi que les fines lueurs de ses sentinelles. Elle a attendu l’aube, et à chaque pas, elle ne voit plus son pied sous la couche de neige. Même la cape a du mal à lui tenir chaud, elle remercie le lourd estramaçon qui lui, la réchauffe, peut être son seul espoir ici-bas. Trois-cent mètres, trois-cent mètres et son corps hurle déjà sa douleur, elle faiblit et finit par tomber à genoux au milieu du col, n’ayant même pas atteint la route qui mène aux grandes plaines de la Désolation des Dragons. Elle hurle alors, de douleur et de désespoir, se redressant de toutes ses forces pour se remettre en marche. La rédemption est là-bas, l’expiation, la vie. Tout à commencer là-bas, tout dois finir là-bas.

        Alors elle se met à courir, encore et encore, les larmes roulant sur ses joues se glacent lentement, véritable scalpel tranchant dans sa peau. Aucune Lumière, aucune lueur, rien que le hurlement, le hurlement déchirant de ce blizzard, appelant à lui les êtres égarés. Ses poumons la brûle, lentement mais sûrement, l’hémorragie pulmonaire ne mets pas longtemps à la frapper, alors que le sang gorge lentement ses bronches, sa gorge et sa bouche, la voilà qui s’effondre après quelques minutes à peine. Elle sent la vie qui quitte son corps, cet étroit chemin écarlate, elle en a enfin atteint la fin. La respiration se coupe parfois, impossible de soulever le torse sans douleur, alors que ses yeux se voilent.

        Le réveil est aussi doux que lorsqu’elle s’est sentie partir, la douleur en moins. Et ce réveil là, il se fait dans une des couchettes du fort. Elle souffle doucement, une main venant masser son visage suant. Encore ce rêve dont elle n’arrive pas à comprendre la signification. De toute façon, elle ne cherche pas à comprendre. Ce n’est pas son rôle de rêver, ce n’est pas elle qui rêve. Elle ne veut pas rêver, et cette autre qui rêve, elle préfère la balayer. Elle se redresse lentement, la première clope de la journée vient rejoindre ses lèvres, la voilà qui remonte dans la salle où se tiennent les tables. Un café, une carte de la région et au boulot, vérification des distances, des obstacles. Mais ce rêve la taraude, ce rêve est là, bien au fond, ancré.

Elle refuse de le voir, refuse d’y penser, mais lui reste-là, patient.

N’entre pas docilement dans cette bonne nuit,
Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour;
Rager, s’enrager contre la mort de la lumière.

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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 6 Juin - 11:01

Je veux pas !

Tranchant, le ton ne souffre pas de contradiction. Pourtant l'homme, un géant, ne se retourne même pas pour répondre, continuant à avancer sur le chemin.

"Ma petite chérie, dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut."

La voix du géant est forte et posée, les mots dits à voix basse avec une certaine douceur, où un esprit plus aguerri décèlerait une pointe d'amertume et un restant de colère contenue. Mais la fillette ne perçoit pas tout ça. Elle veut juste que son oncle tienne sa promesse.

"Tu as dit que tu allais m'apprendre à me battre ! Et là, tout ce qu'on fait, c'est marcher, se cacher, regarder les étoiles. Et parler."

Le ton ne laisse aucun doute sur la façon dont elle considère cette dernière activité. Elle lève les yeux vers son oncle, qui se contente de sourire. Seul le reflet de la lune dans ses yeux révèle l'incroyable détermination qui l'anime à ce moment-là.

"On ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie, Victoria. Parfois, on veut ce qui n'est pas forcément bon pour nous, et alors il convient d'écouter ceux en qui on a confiance. Et tu me fais toujours confiance, n'est ce pas ?"

Cette fois, le géant s'est arrêté, penchant la tête vers la jeune fille. Celle-ci le regarde en hochant la tête. Hochant la tête, il reprend sa route, qui est devenue blanche entre temps.

"Parfait ! Tu verras, il y a plusieurs façons de se battre. Et il convient de toutes les connaitre avant de se lancer dans la bataille."

Silencieuse, la jeune fille suit son oncle, qui laisse des traces dans la neige du sentier. Etonnant, elle ne se souvient pas avoir déjà vu de la neige dans cette partie de la Marche de l'Ouest. Cette constatation file dans son esprit. Au loin, son oncle continue à marcher. Elle doit faire appel à toutes ses forces pour le suivre, tant la neige est abondante. Elle manque de trébucher sur une branche à demi dissimulée. Elle écarquille les yeux avec horreur en constatant que la branche est en fait une main squelettique. Elle relève la tête pour alerter son oncle. Celui ci s'est arrêté plus loin, au milieu d'une petite clairière recouverte de petits monticules de neige. Certains sont marqués par une pierre, d'autre par un simple bâton.

"Mon oncle ! Il y a un corps sur le chemin et …"


Son oncle s'est retourné. La face gauche de son visage, qui était dissimulée juste là, présente tous les signes de décomposition qu'on pourrait attendre d'un cadavre de plusieurs jours. Ses dents, en partie manquantes, sont visibles à travers le trou qui était autrefois sa joue. Son œil a pris un vilaine teinte jaune, et ses cheveux commencent à partir par touffes entières, le laissant dégarni d'un côté, comme le cureton aux yeux chassieux qui vient leur donner des cours à la maison.

"Tu voulais apprendre à te battre, Victoria. Avant toute chose, sache que tous les combats mènent ici … à ceci. Sois en consciente à chaque fois que tu fourbiras tes armes. C'est la plus importante des leçons que j'ai à te transmettre. Une fois que tu sauras et accepteras ça, rien ne pourra te détourner de ton chemin."

La jeune fille le regarde, pétrifiée, se rapprocher et tendre vers elle une main gonflée aux ongles cassés qui se pose sur son épaule. Le sourire autrefois chaleureux est toujours là, bien que plus écorché, le regard intense la plonge dans un état de transe et …


Sensation d'être secouée doucement. Vey rouvre les yeux : une main verte est posée sur son épaule. Pendant un court instant, elle est tentée de l'arracher, avant de reconnaitre le gobelin qui les accueillit hier soir.

"Eh bien ! On dirait que la neige vous a bien chamboulé ! Vous êtes pâle comme un verre de lait ! Mauvaise nuit ?"


Esquissant un sourire, Vey hoche la tête sans répondre. Elle est toujours assise devant le feu, dans la salle principale, roulée en boule pour se tenir chaud. Elle se souvient avoir fait un dernier tour la veille à l'écurie pour s'assurer du bon traitement apporté aux griffons, avant de faire le tour des membres d'équipage pour s'enquérir de l'état de chacun, avant de faire le point avec les autres officiers et le capitaine, qui est toujours en soin pour sa blessure infectée.

Une aubaine que cet établissement soit toujours en activité. Elle se souvient être passée ici il y a quelques années, suivant son instructeur ingénieur venu se mettre à jour des techniques de déminage. L'endroit n'a guère changé de ses souvenirs. Le froid a peut être cet effet là également. Elle se lève, entamant une petite discussion avec le gobelin, qui tente d'en apprendre un peu plus sur ses hôtes. Un sourire. C'est de bonne guerre. Elle décide de lui donner un petit os à ronger afin qu'il ne se mette pas à concevoir davantage de soupçons si on ne lui disait rien. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on voit débarquer des soldats de l'Alliance aussi loin au nord, surtout dans des terres encore hostiles. Elle lui dit donc qu'ils sont en mission d'entrainement pour savoir se débrouiller dans les zones froides. Ce qui est en partie vrai, du reste. Le gobelin accepte l'explication, enchainant sur la durée supposée de leur séjour, faisant défiler dans sa tête la liste des prestations qu'il pourra leur proposer. Vey négocie avec lui afin de donner le change, une partie de sa bourse faisant les frais afin de garantir leur couverture. Elle en profite pour se renseigner sur l'outillage à disposition, et prétextant une soudaine inspiration pour la mission de demain, elle acquiert quelques outils pour les deux ingénieurs, afin de réparer les com, et en fabriquer un ou deux supplémentaires le cas échéant.

Puis elle s'enquiert de la météo. Si une petite accalmie se profile, il n'est pas impossible qu'elle en profite pour emmener Keneeth et Neige pour faire une petite sortie de familiarisation, qui pourrait, pourquoi pas, se passer non loin de la zone d'avalanche, afin de voir si une partie de matériel est récupérable.


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Klitick Pincevapeur

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 6 Juin - 12:53

Encore un séjour chez nos amis les gobelins

     Tout le long du trajet de l’avalanche en griffon vers l’accueillante auberge de K2, notre machiniste favoris avisait la carcasse de l’Akir se faire traîner dans la neige à côté d’une luge de fortune en bois. Comment une machine volante pouvait-elle être aussi abîmé ? D’habitude, à ce stade, elles se démontes par elles-même ou bien… explosent ! Mais la machine volante du Vengeance est heureusement plutôt robuste.

      K2 est un endroit regorgeant de gobelin ? Comme si personne n’avait eu sa dose de gobelin pour l’année ! Mais pour une fois, cela pouvait-être considéré comme une chance, dans une certaine mesure évidemment. Qui dit gobelin, dit ingénierie gobeline donc potentiellement des pièces de rechange pour l’Akir ? Mais il est impossible pour un ingénieur digne de ce nom d’utiliser une machine ou des outils d’origine gobeline, hormis le manque de talent de ces personnes ce prétendants «ingénieurs», les machines gobelines sont d’une fiabilité médiocre et explosives MAIS utilisent certains matériaux et pièces utilisable pour restaurer notre machine volante préférée.

       Trêve de sottises il faut songer à la suite malgré, après avoir été chamboulé par une grosse chute de neige digne d’une avalanche de mammouth, le feu de l’auberge et les confortables hamacs continuaient d’appeler Klitick en vain. Son premier réflexe est de demander au premier venue s’il n’y aurait pas des pièces qui traînaient où étaient à vendre dans le coin, les habitants devaient sans doute bien connaître l’endroit par sa petite taille…





«Vous savez si je peux trouver des pièces de rechange pour ma machine volante ici ? » demande Klitick au premier gobelin qu’il croise vers la sortie de l’auberge.
«Et "bonjour", tu connais ? Pour la peine, je te le dis pour 5 cuivrés !» répond celui-ci.
Quelques secondes passent tandis que le gobelin avise Klitick puis reprend «Pas 5 mais 10 pour toi.»
Ah oui, c’est vrai, on ne peut pas négocier avec ces gens-là à condition d’avoir une patience à rude épreuve, ce qui n’était pas vraiment le cas pour Klitick à ce moment précis de l’expédition. Il faut être stupide pour ne pas y avoir pensé plus tôt… de toute manière, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Cet endroit n’est pas immense et si un vendeur ou une déchetterie quelconque s’y trouvait, personne ne rencontrerait des difficultés pour le trouver.


       L’Akir était garé dans un coin, toujours dans l’enceinte de ce qui servait de muraille à K2, la neige mêlée au givre commençait peu à peu à envahir la machine volante contre sa volonté. Klitick commençait à faire l’inventaire de ce dont il avait besoin pour mettre la machine à nouveau en marche, puis après cela, des heures durant, il faisait le tour de la zone pour récupérer des pièces détachées sur les vieux déchiqueteurs en ruine qui traînaient par-ci par là puis alla rencontrer certaines fois le vendeur de fournitures pour troquer certaines pièces peu indispensables de l’Akir contre d’autres primordiales, ou bien contre le peu de pièces qu’avait emporté Klitick avec lui.
       Il y avait bien cette gobeline qui rodait autour d’un vieux bombardier très rudimentaire en surplomb de K2,  mais impossible de discuter avec cette personne. «Ce coucou, c’est ce que j’ai de plus précieux, donc va voir ailleurs.» répondit-elle sans hésitation à Klitick.





       Voyons le bon côté des choses, passer toute sa journée à gambader à droite à gauche  dans le  but de trouver des pièces et faire les réparations nécessaires pour l’Akir aura fait oublier à Klitick le froid mordant de la région l’espace de toute la journée. Maintenant c’est sur, K2 est un endroit qui sera difficilement oubliable pour être rempli d’explosifs et de gobelins portant… aussi des explosifs.
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 15 Juin - 17:09

DE KRAKEN … EN SILENCE


Debout à la poupe, installée à côté de l'homme chargé de la barre, Vey profite du calme qui accompagne souvent la fin du dernier quart de la nuit, celui qui voit se succéder les heures les plus noires et profondes, à peine troublées par le scintillement des étoiles par temps clair, comme maintenant, et les longs moments qui précédent l'aube, quand le ciel se fait de plus en plus lumineux, annonçant la venue du soleil qui dissipera le manteau de ténèbres dans lequel le navire se fond pour échapper aux regards indiscrets et aux maraudeurs de toute nature.

Une dernière bouffée de sa cigarette, idéale pour courir l'odeur un peu entêtante de bile et d'ichor océanique qui accompagne le navire, et elle reprend son chemin, dans un silence uniquement troublé par le bruit du vent qui fait parfois claquer les voiles et grincer les cordages resserrés par les gabiers. Levant les yeux, elle suit le grand bas mât, puis le grand mât de hune, où elle devine une des plateformes qui servent aux vigies pendant la journée, et qui lui cache une partie du grand mât de perroquet, perdu dans la nuit et qui recevra les premiers rayons du soleil. Elle inspecte l'ensemble, soucieuse de voir si l'ensemble se comporte bien, surtout après la façon dont le navire a été malmené quelques heures auparavant. La tête toujours en arrière, elle ne peut empêcher les souvenirs récents de faire un retour en surface, comme le monstre qui les a attaqué ; un monstre dans les tentacules pouvaient rivaliser avec la taille du grand mât…




Le départ du Norfendre s'était fait dans un climat assez chaleureux malgré le climat, l'équipage accueillant avec plaisir le simple fait de ne plus voir l'eau geler aussitôt sortie des réserves d'eau douce, sans parler de la nécessité de porter trois ou quatre couches de vêtements pour éviter la congélation sur pied. Sitôt quittée la zone des glaces autour du port du Bastion de la Bravoure, l'équipage s'était réparti aux différents postes de manœuvre, prêt à affronter la haute mer et les pirates. Las, si la mer avait été au rendez vous, les pirates brillaient par leur absence. Mais une fois n'est pas coutume, si le danger venait bien de la mer, il venait cette fois d'en dessous. Malgré la brume qui devenait de plus en plus épaisse, la vigie avait signalé sur bâbord la présence d'un énorme groupe d'oiseaux de mer. Ce genre de rencontre étant habituellement associée à la présence d'un groupe de cétacés, les oiseaux profitant des reliefs de la pêche de ces gigantesques animaux, personne n'était vraiment sur le pied de guerre quand l'attaque s'était produite.

Ce furent les membres d'équipage présents sur le pont intermédiaire qui en firent les frais, sous la forme de tentacules géants profitant de la faible visibilité pour s'enrouler autour de leurs proies ; et pendant que les autres cherchaient encore l'origine de l'attaque, celle ci prit la forme d'une masse sombre et de taille immense, au moins équivalente à celle du navire, qui lança d'autres tentacules à l'assaut des différents ponts, voiles, et mâts de la Vengeance.
Une fois la surprise passée, l'équipage fit face, coupant les appendices gigotant un peu trop entreprenant, et faisant feu avec les canons sur la masse sombre dont le nom vint claquer dans l'air, comme la concrétisation des angoisses et des cauchemars des marins au long cours : KRAKEN !!

Prenant conscience qu'une lutte à mort s'engageait, et cette fois, pas de possibilité de faire de prisonnier, l'équipage fut pris d'une frénésie d'activité, palliant les difficultés du terrain, un pont rendu glissant par le sang du gigantesque monstre, et ballotés par les vagues s'abattant sans cesse. Les chevaucheurs furent envoyés, après quelques difficultés, pour offrir un soutien aérien à leurs camarades, tout en offrant un autre point de vue sur l'origine de l'attaque, en larguant des fusées pour guider les tirs des canonniers restés à bord. Les bombardements furent d'une efficacité aléatoire, mais quelques coups attinrent leur but, monopolisant une partie de l'attention de la créature ailleurs que sur le navire soumis à rude épreuve. Manœuvre qui octroya un court répit à l'équipage.

Comme si il était mu par une volonté particulière, le kraken changea son angle d'attaque, lançant ses plus gros tentacules sur le château arrière du navire, manquant de faire tomber plusieurs personnes par dessus bord. Et c'est alors qu'un imprévu se manifesta, en la personne du prospecteur nain que la Vengeance devait convoyer jusqu'en Silithus. Hurlant des paroles sans queue ni tête, comme il était coutumier du fait, le professeur passa par dessus bord, grimpant sur un des tentacules et parlant à la bête, comme si il n'attendait qu'elle pour se faire la malle. Il fallut le concours de plusieurs personnes pour l'empêcher de mener à bien son projet, et, comme si elle manifestait sa colère, la créature sous-marine lança une nouvelle attaque qui manqua faire chavirer le navire. S'engagea alors ce qui ressemblait à un bras de fer, le monstre contre l'équipage. Et ce sont les actions combinées de ce dernier qui vinrent à bout de cette opposition, avec pour récompense, un gigantesque flot de bile et de sang qui se déversa sur les ponts, avant que le monstre, visiblement mauvais joueur, ne s'échappe dans les profondeurs dans un dernier soubresaut, soulevant une gigantesque vague qui acheva de rincer et de semer la dévastation sur le navire.





Le calme qui s'ensuivit fut presque plus assourdissant que la tempête qui avait régné pendant tout le combat. Le navire gita un moment, roulant dans le flot malmené et rudoyé par une partie de la cargaison qui s'était détachée pendant l'assaut, lestant un côté plus que l'autre. Mais l'équipage se mit aussitôt au travail, tout le monde rangeant, nettoyant, arrimant, lavant, frottant afin de permettre à la Vengeance de reprendre sa route dans les meilleurs délais. Ce fut alors qu'on compta les pertes, un manoeuvrier dans les haubans qui n'avait pas eu le temps de s'attacher et que la dernière vague avait envoyé s'écraser sur le pont en dessous. Son corps fut placé dans l'infirmerie, dans l'attente du service funéraire propre à chaque marin de la Royale Hurlevent mort en service.



______________________________


Fabrizio. Le matelot avait à peine atteint la vingtaine. Il avait fui sa ferme natale pour découvrir le monde, et servir son pays et son roi. Et il était mort en service, devant une des plus grandes terreurs des marins, une de celles que peu de vétérans peuvent se vanter d'avoir croisé. Lui avait eu cette "chance", mais il ne pourrait plus en parler. Du moins pas dans cette vie.

Tentée de sortir une nouvelle cigarette de son paquet, Vey hésite un court instant, puis replace sa main le long de son corps. Elle sait ce qui va l'aider à éviter de terminer trop rapidement ses provisions : la rédaction de l'éloge funèbre de Fabrizio. Non pas qu'elle veuille manquer de respect à celui qui a disparu, bien au contraire, mais parce que ce genre d'exercice lui permet de faire le point sur sa propre situation, et par extension, sur celle de ceux avec qui elle travaille.

Ne pas trop s'attacher.

Ouais, ça fait mal.

Mais ne pas s'attacher, c'est être déjà mort.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 17 Juin - 19:15

La Vengeance faisait cap au sud ouest depuis quelques jours déjà. Après la péripétie Kraken, de taille égale au monstre que l'équipage avait combattu à son départ du Fort de la Bravoure en Norfendre, le reste du voyage s'était déroulé sans encombres. Au petit matin du dix-septième jour du sixième mois de l'an 38, les côtes de Tanaris furent visible au loin. Les voiles bleues de l'Alliance furent rapidement changées pour celles, blanches, d'un navire marchand batant pavillon hurleventois.
Cependant, le navire ne vint pas s'installer au mouillage, dans une crique tanarissienne. L'ordre avait été donné de continuer plus au sud, la Vengeance filant bon train, usant de vents favorables.
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Dorwel

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Sam 23 Juin - 1:18

Douce ambiance de rires et d'exclamations. Voilà depuis un long moment qu'il n'avait plus ressenti ce genre d'atmosphère, depuis qu'il les avait quitté en Pandarie. Si cela lui avait coûté de partir ainsi, sans plus de détail dans ses explications, cela avait été une nécessité afin de trouver ce dont il avait besoin pour le remède de son capitaine. Il ne pouvais pas non plus embarquer tout l'équipage juste pour cette quête personnel, et c'est pourquoi il avait décidé de partir seul, non sans regret.

A son retour cette aujourd'hui, il fut surpris de voir combien l'effectif avait évolué, déçu du du départ de Mikhaïl, et ravi de voir la promotion de quelques unes de ses amies. Il avait hâte de voir de quoi les nouveaux membres était fait, il ne fut pas dessus. De ce qu'il en a pu voir, ils avaient tous au moins les capacités basiques pour se défendre, au moins un bon début, même si cela lui déplaisait que des tensions pouvaient si facilement se former au sein du groupe, rien qu'avec un sujet délicat. L'équipage n'était pas autant soudé qu'il ne l'aurait pensé, mais ça viendra avec le temps, et cela devra venir vite.

Sa complicité avec Vey lui avait terriblement manqué, et un fin sourire lui vint au lèvre en se remémorant leur petit échafaudage durant le duel de Korbelt. -Une vrai championne cette femme.-

Soupirant quand à la suite des évènements, il commença ainsi à préparer une tonique, à partir d'une recette élaboré de lui même, afin de commencer le traitement de Maroussia, afin de la soulager enfin de son dos. Bien que ce ne soit que temporaire, il avait en tête la méthode qui lui permettrait de retirer définitivement cet handicap, mais l'heure n'y était pas propice. Il n'avait ni l'équipement, ni le confort pour exécuter une telle opération.
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Sam 23 Juin - 21:41



Silithus, extérieur nuit.

Sensation oppressante et diffuse. l'air est lourd malgré le, ou peut être à cause du, vent qui charrie des cargaisons de sable, qui viennent s'insinuer partout, et qui colporte les bruits venus de très loin, en une sorte de mélopée incessante. Pas besoin d'avoir l'esprit chagrin pour lui trouver des accents entêtants, tant la malignité avec laquelle les sons forment une sarabande est flagrante. Qui tend l'oreille croit percevoir les rires lointains des conspirateurs de plus en plus nombreux en villégiature dans la région, pour s'apercevoir que les tintements métalliques sont des pioches qui creusent dans des entrailles jusque là inviolées, à moins qu'il ne s'agisse des crissements des milliers de pattes de ces insectes géants qui se rebiffent contre cette nouvelle déco titanesque dans leurs plate bandes. Et le tout bruisse d'un tempo diffus et pourtant bien présent, d'autant plus qu'on le ressent par le sol, remontant dans les pieds, les jambes, imprimant son mouvement au cœur des visiteurs, qui se mettent imperceptiblement à voir leurs pensées voler vers les coins les plus sombres de l'âme, elle même subjuguée par cette vibration primale, comme le cœur de l'enfant à naitre qui vibre et tressaute en sentant la douleur de sa mère…


Faut vraiment que j'arrête de fumer ces trucs là, moi, soupire Vey, tranquillement adossée au mur du bâtiment qui sert de caserne. L'endroit est calme, comme le reste du camp, d'ailleurs. Probablement à cause de l'heure indue. Seules les silhouettes des sentinelles faisant leur ronde troublent un peu la relative quiétude des lieux. Un regard vers sa cigarette. A moitié entamée, de quoi profiter encore quelques minutes de la vue.

Même si c'est un peu délicat, il est possible de faire abstraction de l'énorme épée qui fait partie du paysage. A moins qu'elle ne soit devenue le paysage. Comme un phare gigantesque, elle luit d'une sombre lueur sur une mer de dunes. Une mer de dunes … Faut il que la mer lui manque à ce point là pour y penser alors que les rares gouttes d'eau sont celles qui tracent des sillons sur les peaux crasseuses des gens qui arpentent la contrée, que ce soit par devoir ou par désir. Voire les deux.

Pourtant, à bien y regarder, l'analogie avec la mer n'est pas complètement déplacée. L'horizon éclairé par les étoiles a le côté mouvementé de la mer sous les assauts du vent. Les cordons de dunes se déplacent, oh certes avec lenteur, mais avec une majesté empreinte de gravité, tant leur taille est immense. On ne meurt pas noyé sous leur crête mais étouffé, ce qui ne vaut guère mieux. Et les sables mouvants se révèlent aussi scélérats que les courants qui entrainent les marins vers le fond. Et si on tend l'oreille, on perçoit un lent battement, comme le flux et le reflux des vagues, et celui, plus puissant, des marées.

Inspiration sur la cigarette. Comme le flux qui découvre la partie de la plage que se disputent la terre et la mer. Le flot des pensées qui se mêle à la fumée, s'insinuant loin dans le corps et la tête. L'odeur acre du mélange qui vient irriter les parois de la bouche et du nez, comme le souvenir de la désertion de Mikhaïl et sa découverte, au matin, dans le camp des marchands au nord ouest d'Uldum. La lettre, en partie incompréhensible, sensée apporter des réponses et qui, finalement, ne fait qu'apporter plus de questions. Dont les réponses ne sont pas forcément toutes souhaitables, surtout dans leur situation. Pointe de colère.

Expiration. Le reflux ramène la fraicheur de l'eau sur les galets soumis aux ardeurs du soleil. La fumée est recrachée par les narines et la bouche, vers les étoiles, impassibles. L'âcreté du mélange est remplacée par la douceur des effluves, qui se diffuse dans le corps et l'esprit. Relâchement. Le départ d'un homme contre le retour d'un ami. Cher à son cœur. Dorwel, avec qui elle a fait ses premières armes sur la Vengeance. Et dont la jovialité empreinte d'une bienveillante sagesse lui a tant apporté. Et manqué ! La pensée du petit souvenir que le chamane comptait laisser aux orcs la fait sourire.

Inspiration. Flux et pensées qui tournoient autour de senteurs amères. La nouvelle de la mort de Duchêne. Guère étonnante en soi, mais qui ne présage quand même rien de bon. Les conjurés qui oeuvrent à Hurlevent, et qui veillent à ce que la Vengeance fasse preuve de diligence dans ses missions toutes plus risquées les unes que les autres, n'ont pas baissé pavillon avec la mort de John Doe. Bien au contraire. La mort de l'amiral est la plume qui vient de tomber des ailes qui leur ont poussé. Reste à espérer que leur attention va se détourner un peu, et que leur orgueil va se gonfler au vent du destin. Mais il ne faut pas trop y compter, bien sur. La Vengeance est un instrument trop précieux pour eux, pour le moment, la présence de l'équipage à Silithus en est une preuve. Quant à compter sur un faux pas … autant espérer que Silithus refleurira avant qu'il neige.

Expiration. Reflux entre douceur et amertume. Le piège est là, prêt à se refermer, et pas sûr que le danger vienne de là où l'attend. Mais l'équipage est prêt. Il a montré à de si nombreuses reprises que, plus forte l'adversité, plus forte sa volonté et sa capacité à déjouer les pronostics. Certes, compter une nouvelle fois sur la chance n'est pas très encourageant, d'autant que des dissensions, mineures pour le moment, commencent à apparaitre. Mais c'est normal dans un groupe qui se constitue. Et si besoin, quelques parcours du combattant calmeront les plus ardents. Tous les talents nécessaires, et même ceux dont on ne peut que pressentit l'importance, sont là. Le jeu touche à sa fin, mais le résultat n'est pas encore inscrit dans le marbre.

Inspiration, expiration. Flux, reflux.

Une dernière lueur, la cigarette s'éteint. Dernier regard aux étoiles, et sur l'horizon. Il reste quelques heures avant l'aurore, de quoi prendre un peu de repos. Si seulement le vent pouvait être un peu moins chaud...
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 24 Juin - 20:15

Le vent brulant et sableux de Silithus fouettait son visage, sans que cela ne semble réellement l'ennuyer. Elle ne bougeait pas, installée sur une pierre en bordure du campement de l'Alliance, gardant dans son champ de vision l’immanquable épée. Elle fumait en silence depuis plusieurs heures déjà. Après une brève discussion avec le commandant du camp, leur mission était sur le point de s'achever. Mais étrangement, elle ne ressentait pas de satisfaction, d'envie de retour. Pour l'équipage, certainement. D'un point de vue personnel... Rien. En l'espace de trois jours, le premier homme qu'elle ait jamais apprécié, voir aimé, pour qui elle aurait donné corps et âme, en avait terminé avec la vie. Celui qui avait été son Capitaine et son ami. Duchêne. Elle ne parvenait pas à croire qu'il ait pu commettre un tel acte. Abandonner n'était pas son genre. Mais le connaissait-elle vraiment ? Et s'il s'agissait d'un meurtre, pourquoi était-il devenu si gênant ? Et pourquoi, par les titans, n'avait-il pas choisi de parler ? L'amiral avait bien des défauts, mais il était de ceux qui ne comptent pas leur courage. Sa perte lui faisait aussi mal que ce manque de confiance. Et l'envie de faire tomber ceux qui étaient responsables de ça s'était transformé en besoin. Viscéral.

Quant au départ mystérieux de Mikhaïl Berger, il l'avait touché bien plus qu'elle ne se permettrait de l'avouer ou d'en discuter avec le reste de l'équipage. Quel exemple cela donnait-il, un Quartier-Maître qui déserte alors que la mission devient particulièrement dangereuse. Sans même laisser un mot derrière lui... Elle n'avait rien vu venir, elle avait échoué. Le capitaine, comme la femme. Elle ignorait qui en souffrait le plus.

Au petit matin, la silhouette perchée sur son rocher s'était volatilisée. Maroussia Hodge s'entrainait inlassablement au milieu du campement, ne portant qu'un pantalon de cuir et des bandages aux mains, un foulard couvrant le bas de son visage pour la protéger du sable. Elle frappait en silence un sac bombé en toile.
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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 24 Juin - 23:37

La Vengeance arriva au mouillage dans la rade de Hurlevent dans l'après-midi du vingt-cinquième jour du sixième mois de l'an 38. Le mât de foc avait été totalement reconstruit, et c'est après une traversée plutôt apaisée (sans tempête ni Kraken), que l'équipage put mettre pied à terre dans la capitale des Royaumes de l'Est, après plus d'un mois de campagne, du Norfendre à Kalimdor.
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Neil Sloane

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 25 Juin - 4:11

Pour une fois l'aspirant quitta le navire en grande hâte après avoir fournis un coup de main aux manœuvriers pour le chargement des caisses, il donna qu'une explication simple il allait voir un ami à lui.
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Korbelt

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 25 Juin - 9:14

Korbelt ne quitta pas ou peu le pont du voyage, la clope au bec et le dos contre la rambarde, ou alors à la proue, elle y dormait aussi.

On la vit beaucoup écrire, et s'entretenir un peu avec Neyrah, mais mis à part son équipement qu'elle entretint avec attention, rien ne sembla la sortir de sa bulle. Elle ne descendit pas du Navire à l'accostage, sifflotante et saluant les avides de la ville depuis le bastingage.

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 25 Juin - 10:24

La douce odeur de la mer, la brise matinal à l'aurore. Voilà bien longtemps qu'il n'avait plus vécu ces petites choses, mais il était finalement de retour sur le navire. A son réveil, le nain aura pu été aperçu sortir du quartier de l'équipage, pour se diriger vers son ancienne serre médical afin de voir les changement apporté, et y apporter de nouveau les soins nécessaire à son développement, tout en humant un air de ses souvenirs. Il était bon d'être de retour.
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 25 Juin - 13:55

(Image : tous droits réservés)


Le foyer, la maison, le port d'attache… Peu importe le nom, l'idée est la même : en franchissant le cap surmonté de son phare, le navire sait qu'il est rentré chez lui.

Hurlevent.

L'endroit est toujours animé d'une certaine activité, malgré l'heure tardive à laquelle la "Vengeance de Neptulon" s'amarre le long du quai, à l'emplacement qui lui a été alloué. Aussitôt les épais cordages attachés aux anneaux, la passerelle est installée et les allers retours entre le pont et la ville commencent. Le prévôt du port et ses hommes, chargés d'inspecter les navires nouvellement arrivés, montent à bord, pris en charge par l'officier de quart et les sentinelles, croisant les permissionnaires qui mettent pied à terre, bavardant quelques instants en profitant des lumières de la ville, avant de se disperser en petits groupes, afin de faire honneur aux boissons fortes qui font la réputation des tavernes du front de mer, ou en se rendant vers la cathédrale et prier la Lumière pour la remercier de les avoir ramener à bon port, et prendre soin de l'âme de ceux qui n'ont pas eu cette chance.

Accoudée au bastingage du pont intermédiaire, Vey observe ce va et vient, une cigarette à la main, profitant de la douceur du soir, agréable après les températures extrêmes, en froid et en chaud, des derniers jours. La petite brise qui la décoiffe régulièrement étire un peu plus le sourire qui n'a pas plus quitter son visage depuis que le navire a quitté les eaux de Tanaris. En dessous, le prévôt lit un dernier manifeste, puis, opinant du chef, appose sa signature en bas du document. Portant la main à son chapeau, il salue les personnes présentes et retourne sur le quai. Aussitôt, les cris de Flint retentissent, indiquant aux marins restés à bord que, bien que le navire soit rentré, les travaux, et les corvées écopées pendant la traversée, ne sont pas terminées pour autant. Quelques grognements et noms d'oiseaux se font entendre mais chacun file à son poste.

Dernière bouffée soufflée vers le ciel, et Vey retourne également à sa cabine, où elle met la dernière main aux dossiers qui s'entassent sur son bureau depuis plusieurs jours, et qui l'ont occupé une partie de la traversée. Elle termine par la rédaction d'une petite note à l'attention de l'Etat-major, concernant l'écurie des griffons du bord, puis elle range la pointe à côté d'une pile de papier vierge. Un dernier coup d'œil à sa cabine, puis elle se change, optant pour des vêtements civils, plus légers et confortables pour la suite. Elle attrape un petit sac, relit une nouvelle fois la petite liste des courses qu'elle compte effectuer, puis sort de sa cabine.

Un dernier tour du navire, depuis la cale jusqu'au pont supérieur, en passant par l'infirmerie et la petite serre attenante, puis un entretien avec les sentinelles, avec un rappel des consignes du Capitaine, et elle traverse à son tour la passerelle, en prenant la direction du quartier des nains.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 25 Juin - 23:54

De retour à Hurlevent après cette mission dès plus compliquée qui lui rappela à chaque instant qu'elle n'avait plus vingt ans, Hérodiade parut non seulement agacée mais aussi d'une humeur massacrante. Le départ de Mikhaïl était à ses yeux une désertion et de mal en pis il emportait avec lui de lourds secrets sur Madame. Impossible de concevoir qu'il puisse lui porter préjudice à l'avenir. Un procès la guette, et se débarrasser des nuisibles devient une priorité. Après tout il fut aisé de faire couler le Second de ce navire, retrouver un misérable gueux ne devrait pas être trop compliqué.

Le procès semble imminent, celle qui l'accuse du meurtre de feu son Mari n'est autre qu'une ancienne domestique qu'elle avait pris un malin plaisir à terroriser en utilisant la progéniture de cette dernière comme moyen de pression pour la faire taire. La domestique dû s'exiler à Kul Tiras pendant plusieurs années. De retour et ne sachant comment l'atteindre, réutiliser l'enfant de la servante est nécessaire. La petite, sa fille, se croit orpheline et est entre les mains de Madame, le navire a sûrement besoin d'un matelot supplémentaire et l'éloigner de sa mère et des rouages de la justice est sa priorité. Mikhaïl, quant à lui, était trop informé, travaillant dans l'ombre pour la Dame Ambrose.

Maroussia est l'autre pion de ce petit jeu, s'assurer les bonnes ondes de sa Capitaine est gage de bon témoignage.

Elle se détendit finalement avec un verre de vin et un jeune amant dans ses appartements de la Vielle Ville.


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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 28 Juin - 16:02

Citation :
Du Major Archibald Herrit de Blanc Castel,
Service de l'Intendance
Etat-Major de la Marine,
Donjon de Hurlevent



A l'attention du Quartier Maitre Mira Stella
Officier de l'escouade des Chevaucheurs
A bord du navire "Vengeance de Neptulon"




Par la présente, nous accusons bonne réception de votre demande, en date du 25eme jour du mois de juin, de l'an 38, concernant la démobilisation de deux griffons suite à la disparition tragique de leurs chevaucheurs, et leur remplacement par deux nouvelles montures, afin de maintenir votre escouade à son niveau d'efficacité maximale.

Nous notons également les excellents états de service du navire "Vengeance de Neptulon", qui, dans des circonstances moins inhabituelles, accélèreraient la procédure. Hélas, je dois vous faire part de la difficulté avec laquelle nos services peuvent répondre à votre demande, car vous n'êtes pas sans savoir que la situation extérieure se dégrade et que des tensions apparaissent aux différents coins du monde ; Le Haut Commandement de l'Alliance a ordonné la mise en commun des ressources et un inventaire global après la campagne des Iles Brisées qui nous a couté si cher. L'Etat-Major doit se plier à cette exigence, et par la force des choses, nous sommes actuellement dans l'impossibilité d'accéder à votre demande, pour toute légitime qu'elle soit.

Vous trouverez joint à ce message une lettre de recommandation de nos services d'Intendance afin de vous présenter à l'ambassade du clan Marteau-Hardi qui, à plusieurs reprises, par le passé, a fourni des contingents de chevaucheurs à la Grande Alliance. Leurs effectifs ainsi que des tensions politiques les obligent actuellement à restreindre l'envoi de troupiers, mais leur cheptel de griffons est toujours le plus vivace et accessible pour le moment.


Nous regrettons de ne pouvoir vous apporter une meilleure réponse, et nous vous souhaitons le meilleur dans vos démarches auprès de leurs services.


Dans l'espoir que la Lumière vous aide, je vous prie de recevoir, Quartier-Maitre, mes meilleurs sentiments.



Major Archibald Herrit de Blanc Castel
Intendance de la Marine



Bien sur.

La Lumière est une alliée précieuse dans ces circonstances, mais ses services sont probablement trop occupés, eux aussi, pour répondre à la demande.


Un dernier regard sur les canaux, dont la surface vaseuse est à peine troublée par le léger vent chaud qui annonce l'été, et Vey replie la lettre, qu'elle range dans la poche droite de son uniforme. Puis direction la poche gauche, et le paquet de cigarettes. Elle en fait glisser une entre ses doigts, joue un instant avec avant de l'allumer, en faisant quelques pas. La première bouffée est toujours la plus amère, mais elle est de circonstance. Ce n'est pas tant que la réponse de l'Etat-Major la surprenne, mais le fait qu'on invite, voire incite, un navire de la marine en activité, à faire lui même les démarches qui incombent aux services logistiques à quelque chose de curieux. La partie la plus parano de son esprit lui susurre que, bien sûr, c'est encore un coup des pontes qui jouent au chat et à la souris avec l'équipage, mais même si il y avait un fond de vérité là dedans, il ne servirait à rien de se morfondre.

Plutôt voir le côté positif de la chose. La lettre de recommandation lui ouvre une porte intéressante : un petit séjour chez les Marteau-Hardis, dans les Hinterlands s'avérera un changement d'horizon bien venu, après les conditions climatiques extrêmes en froid et en chaud, tout en offrant un lieu ouvert propice à la tenue de l'épreuve de spécialisation des chevaucheurs.




Aussitôt, son esprit lui remet en mémoire les quelques souvenirs de l'endroit, tout en montagnes abruptes, en vallées vertes et giboyeuses, et en courants d'air vifs et inconstants. Le terrain idéal pour les griffons qui y ont élu domicile, et pour ceux qui veulent apprendre à voir le monde comme leur monture, afin de mieux faire corps avec elle. Un atout indéniable, surtout si les tensions aboutissent, comme beaucoup de monde le redoute, à la guerre ouverte. C'est décidé, l'épreuve se déroulera là bas, pour Dorwel et Keneeth ; et pour ceux qui souhaiteraient apprendre à opérer plus étroitement avec les chevaucheurs.

De retour sur le navire, Vey s'installe à son bureau et commence la rédaction des nombreuses lettres qui l'attendent.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 1 Juil - 7:51

Une réussite. Voilà ce qu'il pouvait dire de l'opération renaissance de la nuit dernière. Ce fut bien la première fois qu'il avait fait un traitement aussi compliqué, et taxant qui plus est. Le résultat fut néanmoins à la hauteur de ses espérance, et la conditions de Maroussia s'était enfin rétablis, après tant d'années de souffrance.

Chacun des membres de la soirée avait été important:
-Vey, qui leur avait trouvé un refuge calme à l'abri des regards, et qui avait du s'occuper de ré-ouvrir l'ancienne blessure, ligne sur ligne.
-Neyrah, sur qui la tâche de refermer la plaie était revenu, et qui avait fait un très bon travail.
-Elohïm, qui avait monté la garde, empêchant toute gène extérieur de venir interférer.
-Et bien sur Maroussia, à qui j'ai du demander de revivre une douloureuse expérience afin de mener l'opération à son terme.

Cela aurait pu tourner tellement mal, à chaque instant.. Le chaman prit une longue inspiration dans sa pipe de bois, alors qu'il observait le soleil se lever sur la poupe, puis expira une fumée blanche, se relaxant de nouveau.

Il lui avait fallut quelques semaines pour mettre au point ce plan, ainsi que de faire des simulations de tout ce qui pouvait arriver, mais c'était terminé. Il tourna alors son regard vers l'écurie des griffons, un mince sourire se dessinant sur ses lèvre.

Sa prochaine destination lui ravivait bien des souvenirs, aussi douloureuse que nostalgique. Mais il ne revenait pas seul. Cette fois, il accompagnerait quelqu'un de très chère à ses yeux, et il ferait son possible pour l'aider, même s'il devait faire face à son passé.

Il inspira et relâcha une dernière fois une fumée blanche, avant de ranger de côté sa pipe, et de commencer à s'occuper de sa routine matinale, à savoir arroser sa serre et examiner les griffons.
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 1 Juil - 14:31


Pas de doute, la nuit est belle.


La chaleur de la journée a laissé place à une douceur bien agréable, à peine tempérée par le vent un peu frais qui vient de la mer, et qui couvre par endroits de chair de poule sa peau nue. L'épaule gauche contre le montant de la porte fenêtre qui donne sur le balcon, la main droite, qui tremble encore un peu par moment, qui laisse une cigarette se consumer toute seule, Vey regarde la ville qui, malgré l'heure tardive, ou très matinale, n'est que légèrement assoupie ; les rondes des gardes dans les rues, la lueur du phare qui vient ponctuer la nuit de sa longue trainée, les noceurs qui déambulent dans les allées du parc, en contrebas, et dont les rires et les cris montent parfois jusqu'à elle…

Un grognement dans son dos. Elle ne se retourne pas. Son amant parle parfois dans son sommeil, et change souvent de place dans le lit. C'est irritant, mais il a les mains si douces …

La cendre manque de tomber de sa cigarette. Elle pose celle ci sur le rebord du cendrier déjà plein qui trône sur la petite table, au milieu du balcon. Elle tire une des deux chaises pour être plus à l'aise. Quitte à ne pas dormir, autant ne pas rester debout, du moins hors du lit. Le métal de l'assise manque de lui arracher un petit cri en arrivant au contact de ses cuisses, mais elle se retient de justesse. Par contre, elle sent une des ornementations qui lui mord la main, et, jetant un œil, elle distingue dans la semi obscurité, une petite égratignure qui se met à perler carmin. La portant à sa bouche en un geste presque enfantin, elle se replonge dans les heures précédentes, quand ses mains étaient couvertes de sang, pas le sien, mais celui de quelqu'un qu'elle tient en haute estime, et à la demande d'un autre, qu'elle tient tout autant en estime. Le tout sous la tutelle d'une femme qui est l'incarnation d'une sagesse ancestrale, et dont elle sait qu'elle devrait écouter plus souvent les paroles. Et l'ensemble veillé par un colosse qui, telle la mer calme en surface, peut soulever des tempêtes et des vagues capable de drosser une flotte complète sur des récifs insoupçonnés.

Maroussia, Dorwel, Neyrah, Elohïm.

Car, si elle a le sentiment que la catastrophe n'est pas passée très loin d'eux, l'opération s'est bien déroulée, grâce aux efforts conjugués de toutes les personnes présentes et c'est là le principal. Et après quelques moments pour se remettre des émotions, tout le monde a pu se rendre au quartier général, enfin, la taverne de la Vieille Ville, pour laisser filer par vent arrière et prendre un peu de bon temps, autour de son poison favori. La petit touche d'amertume n'a pas été apporté, une fois n'est pas coutume, par la bière mais bien par l'annonce du départ de Neyrah. Cependant la sagesse de sa décision et la justesse de ses paroles ont effacé ce léger sentiment de déception, chaque personne présente se proposant de l'aider si besoin, et lui enjoignant de repasser dès que possible, ce qui fut convenu, au plus grand plaisir de tous.

La nuit bien avancée, la fatigue se fit sentir dans certains organismes qui avaient beau coup offert, et Vey raccompagna bien volontiers Dorwel jusqu'au navire, où elle veilla à ce qu'il s'endorme rapidement, allant jusqu'à le border sitôt les matelots hors de vue. Puis elle se dirigea vers sa cabine, où elle commença à se préparer pour la nuit, feuilletant les derniers rapports, et la lettre de l'ambassade l'autorisant à se rendre au Nid-de-l'Aigle. Mais une fois sur sa couchette, elle dut admettre qu'elle ne trouvait pas le sommeil. Et c'est discrètement, saluant les sentinelles et l'homme de quart, ou la femme, puisqu'il s'agissait de Lena, elle franchit la passerelle et remonta lentement la rampe qui menait à la ville. La tête pleine de pensées en vrac, ses pas la guidèrent jusqu'à un petit bâtiment de trois étages, donnant sur le parc. Elle donna le signale convenu et peu de temps après, la porte s'ouvrit, dévoilant un homme torse nu, aux larges épaules et au sourire canaille. Aucune parole ne furent échangées. Pas besoin.

Un rire en contrebas. Vey se penche un peu, mains sur la rambarde, cheveux devant les yeux, qu'elle essaye de chasser en soufflant dessus. Un contact chaud sur sa hanche. Bon sang, comment fait il pour avoir les mains si douces avec son métier ? La main descend vers les reins … Elle se retourne, souriant. La proposition est tentante, comme souvent, la nuit est encore loin d'être terminée. Mais la jeune femme se lève, enlace son amant en une longue étreinte, puis s'éloigne. L'homme n'insiste pas, il se contente de sourire en hochant la tête, puis va se recoucher. Vey tend la main vers ses affaires, se rhabille dans le noir avec une expertise consommée. Un regard en direction de l'homme… Soupir.

La main ouvre la porte, elle se faufile. Dehors, l'air nocturne a légèrement changé. Un peu plus frais, il vient du nord. Nouveau sourire, puis elle reprend la direction du port. Cette fois, elle a les jambes en coton, mais elle sait pourquoi. Sous les yeux amusés des sentinelles, elle se hisse sur la passerelle, et s'allonge sur sa couchette, où le sommeil ne tarde pas à venir lui rendre visite.
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Neyrah

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 1 Juil - 17:06

[url=Quelques dessins]https://imgur.com/a/4M8Jd[/url]


Le jour est levé, et la sancteforge s'est levée avec lui, la voilà sur le pont, accoudée à la rambarde, le matériel à déjà été déchargé, et il ne reste d'elle sur ce bateau que les dessins, qu'elle à afficher partout, en signe de souvenirs, peu de temps pour dessiner, mais ceux-ci sont faits avec le coeur.

Dans un couloir une ligne de parchemins attachés les uns aux autres, une fresque longeant celui-ci. On y voit vengeance aux prises avec le Kraken, et l'équipage affairé partout sur les ponts, alors que les chevaucheurs fondent sur les tentacule et que le combat est engagé prés de la barre. Le nom du matelots tombé au combat y figure, ainsi que celui de tout les membres d'équipages actuels, récoltés avec minuties, même chez les manœuvriers.

Elle attends là, Erynn est déjà passée, avant de retourner s'enfermer à l'armurerie. Elle n'a plus qu'à saluer le reste de l’équipage, son éternel sourire aux lèvres.

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Neil Sloane

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 3 Juil - 2:05

Neil parti vite dans sa cabine, le bateau tanguait plus que la normal pour lui, mais le lendemain c'était le trou noir.
Il ne se souvenait que d'un mot " Re-cureuil " et d'une danse....
Un bref regard dans le carré, c'était le bordel pire que la tanière d'un gobelin ingénieur, il se mit rapidement au travail au bout de 3/4 heures le carré était redevenu vivable.
Il s'installa à une table avec un café noir étudiant une carte de Strangleronce, Le capitaine Hodge lui avait confier une mission et il était prêt à la réussir, ils allaient avoir du travail.
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 6 Juil - 18:14

Deux soirées de fête en moins d'une semaine, et dans les deux cas, des moments de détente et de joie, propices à certains débordements, condamnables peut être en d'autres circonstances, mais au final si mineurs, marquant le besoin, voire la nécessité presque vitale pour l'équipage de libérer la tension.

Et puis, le navire est à Hurlevent. Le foyer. La maison. L'endroit où il convient de laisser libre cours à certains penchants pour mieux les mettre de côté quand les côtes ont disparu derrière l'horizon et que la mission est lancée.

Les dernières Tirassiennes ont vu le renouvellement des champions du bord, au cours d'épreuves très disputées et qui, comme c'est souvent le cas, ont vu l'émergence de challengers inattendus, poussés par les voiles du destin, comme disent les anciens, et qui se sont hissés sur les divers podiums. Les profils des vainqueurs sont très différents de la session précédente, et c'est une excellente chose en soi : cela montre que l'équipage, malgré la disparité de ses origines, fait corps et est capable de donner le meilleur, qu'il existe en dépit de toutes les avanies que le sort peut dresser sur sa route.

La soirée à l'étang d'Olivia, organisée par la Chambre d'Or autour des festivités marquant l'arrivée de l'été, était un peu inattendue elle aussi, et comme souvent quand on ne s'y attend pas, pleine de surprises et de découvertes. Des boissons et des mets à volonté, des feux de joie et des étals un peu partout. Et du monde. Beaucoup de monde. Bruit, joie et fureur. Un peu étourdissant mais les clameurs de la foule sont comme les vagues sur la mer, quand on sait les prendre, on se laisse emporter et on y prend du plaisir. Un petit regret : être venue en armure, mais c'est un désagrément mineur. Et étonnement, cela attire parfois aussi des regards flatteurs. Des retrouvailles pour certains, l'occasion de discuter et plaisanter avec des amis depuis un moment perdus de vue. Des considérations triviales sont échangées, parfois des mots importants glissent d'une oreille à l'autre, ce qui pourrait être surprenant, mais quoi de mieux pour cacher des mots que de les lancer au milieu d'une foison d'autres mots. Et quand on parle de foison, comment ne pas revenir sur le spectacle en son et lumière, feu et fourrure, donné par une troupe venue de la lointaine Pandarie : cracheurs de feu, animaux savants et cerceaux enflammés, magie qui éblouit et qui saisit les sens, qui rappelle qu'elle est capable de charmer, et que les enchantements ne sont pas réservés aux armes, mais aussi à l'âme d'enfant qui continue à sommeiller en chacun de nous. D'un sommeil parfois très profond, mais indéniable.

Le retour sur le navire se sera fait dans le désordre, chacun ayant sa façon de prolonger un peu la soirée, et la nuit...
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Esteban Diaz

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 6 Juil - 18:19

Tard dans la soirée du cinquième jour de ce mois, un civil se serait approché du Vengeance. Enfin.. "Civil" est un bien grand mot. Les membres de l'équipage auront reconnu sans nul doute l'allure d'un homme ayant passé une grande partie de sa vie en mer. Allure générale tranchée par une claudication marquée, trahissant un accident passé.
Le "marin échoué", comme il s'est présenté à la jeune femme ayant eu le cran de l'aborder, détailla le bâtiment pendant un long moment, visiblement nostalgique, avant de prendre la direction d'une boutique, toujours accompagné de la demoiselle. "L'Ancre et la vareuse" semblait relativement bien achalandée, puisque le Quartier-Maitre Stella en est ressortie soulagée.
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Esteban Diaz

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Sam 7 Juil - 3:28

Soirée calme, semble-t'il sur les quais d'Hurlevent.

Le meme Quartier-Maitre qui s'est présentée la veille est revenue, finaliser une commande déjà passée. Ladite commande, comprenant notamment des cordages et de la toile à voile, fut aussitot chargée sur le griffon de somme, tandis que la transaction était définitivement conclue.

Par la suite, Esteban, comme à l'accoutumée, sera allé au bout du quai, échangeant parfois quelques mots avec les marins de quart à bord du Vengeance. Tirant sur sa pipe, le marin au visage tanné et à la barbe noire semblait plongé dans ses pensées, ou ses souvenirs. A ceux lui posant la question, le patron de l'Ancre et la Vareuse se contente de répondre qu'il avait servi l'Alliance également. Et qu'il continue de le faire. Les interlocuteurs attentifs seront éventuellement capables de discerner une certaine nostalgie, dans les propos du jeune homme. Teintée cependant d'amertume.

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Bruits de couloir
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