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 Bruits de couloir

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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 31 Mai - 15:41

Dans le chantier naval du Fort de la Bravoure, la réparation des avaries battait son plein, et le mât de foc de la Vengeance de Neptulon commençait à reprendre des couleurs, et des mètres.

En début d'après-midi, il fut demander aux membres d'équipage de se préparer le plus chaudement possible, et de prendre avec eux vivres, armes, et de quoi dormir de manière sommaire. Les griffons furent eux aussi chargés, alors qu'on cherchait visiblement le compromis entre les charges en vivres et en tentes épaisses, soigneusement roulées, et en mobilité.

Des chevaux en provenance des écuries furent guidés sur le quai pour être relativement chargés, prêtés par le commandant du Fort de la Bravoure.

Visiblement, le départ en expédition était proche. Les manœuvriers resteraient à bord afin de refaire le plein en vivres et de réparer les dernières avaries, sous les ordres du Quartier-Maître des navigateurs Inigo Ghesufal.

La rumeur courut rapidement entre les membres d'équipage : le départ serait pour la vingt-et-unième heure, le soir même.


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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 1 Juin - 10:07

Arrivée au Donjon de Garde d'Hiver



L'équipage de la Vengeance de Neptulon parvint sans trop d'encombres à traverser d'Ouest en Est la Toundra Boréenne, puis la Désolation des dragons suite à un voyage de plus d'une journée et demi de marche.

Intimidation de murlocs mutants, course-poursuite, réparation de ponts, diversions d'araignées non-mortes...

Ils arrivèrent en milieu de journée au Bastion de la Garde d'Hiver, tenu par une vingtaine de soldats d'infanterie de l'Alliance quelque peu amaigris, affamés et surtout solitaires.

Menés par un très jeune chevalier-lieutenant, ils espéraient voir en les marins cette arrivée de renfort impromptue, et surtout, une livraison de vivres de la part de Hurlevent. Quelle ne fut pas leur déception en s'apercevant qu'ils étaient de la marine, et qu'ils ne resteraient pas.

Ils offrirent cependant toute leur hospitalité à leurs hôtes et alliés de l'Alliance, leur laissant un dortoir entier dans le fort du Bastion de la Garde d'Hiver, et essayant tant bien que mal de proposer quelques légumes dans une soupe chaude mais peu consistante. Si le fort s'avérait confortable, les grandes baignoires de fortune à l'eau bouillante s'avérant un luxe peu connu à bord d'un navire, et l'écurie étant plus que suffisante pour chevaux et griffons, et même l'AKIR, nul doute qu'ils manqueraient - s'ils voulaient garder leurs propres vivres pour la suite du voyage intacte - rapidement de nourriture.

Il fut décidé qu'ils resteraient dans la chaleur du fort quelques jours : pour se remettre de leur épuisante traversée d'une part, et surtout car la météo se dégradait d'heure en heure. La neige tombait sans discontinuer, recouvrant les environs de plusieurs dizaines de centimètres de neige en seulement quelques heures. Le vent s'était levé, et la température chutait d'heures en heures, rendant une présence à l'extérieur à peine supportable.  La taverne du donjon était toujours en état de marche, mais ne comptait plus que de très rares réserves d'alcool, de thé, de café ou de toute autre met importé du continent. D'après les hommes du fort, ils n'avaient pas eu de nouvelles de l'Etat-Major de l'Alliance ou de livraison de vivres de Hurlevent depuis plus de six semaines. Les soldats semblaient donc vivoter, dans une autarcie précaire.






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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 3 Juin - 8:04

Le réveil fut difficile. La tête encore lourde de sommeil et de rêves mal dissipés, les yeux fermés cachés derrière un bras replié pour se protéger des rayons de lumière du soleil matinal qui filaient sous les lattes manquantes de certains volets du baraquement, Vey mit un moment à se lever. Roulant sur le dos, elle jeta machinalement les jambes en dehors du lit, esquissant une petite grimace silencieuse quand la plante de ses pieds l'informa que le plancher était froid. Très Froid. Un instant, elle regretta le confort pourtant spartiate de la cabine qu'elle occupait sur la Vengeance. Comme en écho, elle crut sentir le sol bouger légèrement sous ses pieds, comme si la mer était venue la réconforter. Mais non. C'était plutôt un petit déséquilibre, comme elle en avait ressenti un ou deux depuis leur arrivée au fort de Garde-Hiver. Passant sa main sous ses cheveux, elle sentit la petite bosse qui résultait de sa chute lors de la récupération, musclée, des planches du premier pont, afin d'effectuer en urgence une réparation de fortune sur le deuxième pont qui se trouvait sur leur route vers la Désolation des Dragons. Sur le coup, elle n'avait pas fait trop attention, secouant même la tête quand Siopi s'était enquis de son état de santé. Seul comptait alors d'avancer et malgré quelques frayeurs initiales avec les étranges (mais qu'est ce qui ne l'était pas dans un pays où le Roi Liche avait apposé si fortement sa marque) murlocs locaux, tout s'était plutôt bien passé jusque là.

Pourtant la suite du voyage, notamment la rencontre avec les nérubiens, ce peuple d'arachnoïdes aux coutumes étranges et aux mœurs culinaires les incitant à ajouter un peu trop souvent les voyageurs du coin à leur menu, lui paraissait floue. Elle se souvenait avoir couru, donné quelques consignes et crié un ordre ou deux, mais sans parvenir à saisir la chose dans son ensemble. Elle se souvenait également du froid, l'obligation d'avancer toujours contre le vent, un pied devant l'autre, l'esprit tourné vers des considérations de plus en plus triviales pour éviter de trop penser aux effets du froid. Les mines sombres et le silence qui s'était fait dans les rangs de l'équipage, à mesure que la fatigue venait imprimer sa marque.

L'arrivée au fort de Garde-Hiver, l'accueil chaleureux, quoi qu'un brin désabusé de la troupe en garnison (en punition ?) ici leur avait remonté le moral, rendant les derniers pas un peu moins lourds, malgré les amas de neige collés sous les bottes. Elle avait accompagné les montures dans la vaste écurie mise à leur disposition, effectuant les vérifications et les soins de façon assez mécanique mais complète, avant de revenir vers le réfectoire où une collation légère, mais chaude !, les attendait. La discussion avec le commandant du fort n'avait pas apporté grand chose si ce n'est la confirmation que la suite du voyage ne serait pas de tout repos non plus, et les illusions brisées de la garde qui voyait l'idée d'être relevés partir en fumée. L'amertume des uns avait fait écho avec les pensées des autres déjà tournées vers le nord et la suite du voyage ; la fatigue avait emmené tout le monde, sauf les petits veinards affectés à la surveillance, dans les baraquements afin de goûter à quelques heures de repos.

Enfilant ses bottes, Vey fit quelques pas dans la pièce, ouvrant les volets afin de regarder le fort sous la lumière crue du petit jour. L'éclat de la neige et le petit vent froid lui firent plisser les yeux, et une légère douleur s'insinua dans sa tête. Tirant machinalement une cigarette qu'elle fit tourner entre ses doigts avant de l'allumer, Vey attendit que ça se calme un peu avant de descendre rejoindre les autres pour le repas du matin, et le briefing de la journée.

Si son mal de tête ne se calmait pas, elle se promettait d'aller voir Nicodemus ou Siopi ; pour l'heure, il fallait serrer les dents. Le voyage ne faisait que commencer.
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Korbelt

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 3 Juin - 16:58


        Le vent fouette son visage avec force, même le heaume rembourré n’arrête pas le froid glacial qui vient frapper le tissu couvrant nez et bouche. Du gel s’est formé sur une grande partie du métal, légère couche opaline alors que le blizzard hurle dans ses oreilles. Une forme noire au sein de tout ce blanc, lourde cape de fourrure entourant l’amure. Chaque pas est une torture, et elle se doit d’être lente, calme. Une respiration trop rapide glacerait ses poumons, et elle mourrait en à peine une centaine de mètres. Elle se souvient encore de ce déserteur, ayant fui ses liens et courant loin du camp, il s’était effondré à peine deux cent mètres plus loin, la bouche et la gorge gorgée de sang qui glaçait déjà, les yeux livides.

        Elle ne veut pas finir ainsi, mais elle doit continuer, derrière elle le Donjon Garde-Hiver s’efface lentement dans le blizzard, ainsi que les fines lueurs de ses sentinelles. Elle a attendu l’aube, et à chaque pas, elle ne voit plus son pied sous la couche de neige. Même la cape a du mal à lui tenir chaud, elle remercie le lourd estramaçon qui lui, la réchauffe, peut être son seul espoir ici-bas. Trois-cent mètres, trois-cent mètres et son corps hurle déjà sa douleur, elle faiblit et finit par tomber à genoux au milieu du col, n’ayant même pas atteint la route qui mène aux grandes plaines de la Désolation des Dragons. Elle hurle alors, de douleur et de désespoir, se redressant de toutes ses forces pour se remettre en marche. La rédemption est là-bas, l’expiation, la vie. Tout à commencer là-bas, tout dois finir là-bas.

        Alors elle se met à courir, encore et encore, les larmes roulant sur ses joues se glacent lentement, véritable scalpel tranchant dans sa peau. Aucune Lumière, aucune lueur, rien que le hurlement, le hurlement déchirant de ce blizzard, appelant à lui les êtres égarés. Ses poumons la brûle, lentement mais sûrement, l’hémorragie pulmonaire ne mets pas longtemps à la frapper, alors que le sang gorge lentement ses bronches, sa gorge et sa bouche, la voilà qui s’effondre après quelques minutes à peine. Elle sent la vie qui quitte son corps, cet étroit chemin écarlate, elle en a enfin atteint la fin. La respiration se coupe parfois, impossible de soulever le torse sans douleur, alors que ses yeux se voilent.

        Le réveil est aussi doux que lorsqu’elle s’est sentie partir, la douleur en moins. Et ce réveil là, il se fait dans une des couchettes du fort. Elle souffle doucement, une main venant masser son visage suant. Encore ce rêve dont elle n’arrive pas à comprendre la signification. De toute façon, elle ne cherche pas à comprendre. Ce n’est pas son rôle de rêver, ce n’est pas elle qui rêve. Elle ne veut pas rêver, et cette autre qui rêve, elle préfère la balayer. Elle se redresse lentement, la première clope de la journée vient rejoindre ses lèvres, la voilà qui remonte dans la salle où se tiennent les tables. Un café, une carte de la région et au boulot, vérification des distances, des obstacles. Mais ce rêve la taraude, ce rêve est là, bien au fond, ancré.

Elle refuse de le voir, refuse d’y penser, mais lui reste-là, patient.

N’entre pas docilement dans cette bonne nuit,
Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour;
Rager, s’enrager contre la mort de la lumière.
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 6 Juin - 11:01

Je veux pas !

Tranchant, le ton ne souffre pas de contradiction. Pourtant l'homme, un géant, ne se retourne même pas pour répondre, continuant à avancer sur le chemin.

"Ma petite chérie, dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut."

La voix du géant est forte et posée, les mots dits à voix basse avec une certaine douceur, où un esprit plus aguerri décèlerait une pointe d'amertume et un restant de colère contenue. Mais la fillette ne perçoit pas tout ça. Elle veut juste que son oncle tienne sa promesse.

"Tu as dit que tu allais m'apprendre à me battre ! Et là, tout ce qu'on fait, c'est marcher, se cacher, regarder les étoiles. Et parler."

Le ton ne laisse aucun doute sur la façon dont elle considère cette dernière activité. Elle lève les yeux vers son oncle, qui se contente de sourire. Seul le reflet de la lune dans ses yeux révèle l'incroyable détermination qui l'anime à ce moment-là.

"On ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie, Victoria. Parfois, on veut ce qui n'est pas forcément bon pour nous, et alors il convient d'écouter ceux en qui on a confiance. Et tu me fais toujours confiance, n'est ce pas ?"

Cette fois, le géant s'est arrêté, penchant la tête vers la jeune fille. Celle-ci le regarde en hochant la tête. Hochant la tête, il reprend sa route, qui est devenue blanche entre temps.

"Parfait ! Tu verras, il y a plusieurs façons de se battre. Et il convient de toutes les connaitre avant de se lancer dans la bataille."

Silencieuse, la jeune fille suit son oncle, qui laisse des traces dans la neige du sentier. Etonnant, elle ne se souvient pas avoir déjà vu de la neige dans cette partie de la Marche de l'Ouest. Cette constatation file dans son esprit. Au loin, son oncle continue à marcher. Elle doit faire appel à toutes ses forces pour le suivre, tant la neige est abondante. Elle manque de trébucher sur une branche à demi dissimulée. Elle écarquille les yeux avec horreur en constatant que la branche est en fait une main squelettique. Elle relève la tête pour alerter son oncle. Celui ci s'est arrêté plus loin, au milieu d'une petite clairière recouverte de petits monticules de neige. Certains sont marqués par une pierre, d'autre par un simple bâton.

"Mon oncle ! Il y a un corps sur le chemin et …"


Son oncle s'est retourné. La face gauche de son visage, qui était dissimulée juste là, présente tous les signes de décomposition qu'on pourrait attendre d'un cadavre de plusieurs jours. Ses dents, en partie manquantes, sont visibles à travers le trou qui était autrefois sa joue. Son œil a pris un vilaine teinte jaune, et ses cheveux commencent à partir par touffes entières, le laissant dégarni d'un côté, comme le cureton aux yeux chassieux qui vient leur donner des cours à la maison.

"Tu voulais apprendre à te battre, Victoria. Avant toute chose, sache que tous les combats mènent ici … à ceci. Sois en consciente à chaque fois que tu fourbiras tes armes. C'est la plus importante des leçons que j'ai à te transmettre. Une fois que tu sauras et accepteras ça, rien ne pourra te détourner de ton chemin."

La jeune fille le regarde, pétrifiée, se rapprocher et tendre vers elle une main gonflée aux ongles cassés qui se pose sur son épaule. Le sourire autrefois chaleureux est toujours là, bien que plus écorché, le regard intense la plonge dans un état de transe et …


Sensation d'être secouée doucement. Vey rouvre les yeux : une main verte est posée sur son épaule. Pendant un court instant, elle est tentée de l'arracher, avant de reconnaitre le gobelin qui les accueillit hier soir.

"Eh bien ! On dirait que la neige vous a bien chamboulé ! Vous êtes pâle comme un verre de lait ! Mauvaise nuit ?"


Esquissant un sourire, Vey hoche la tête sans répondre. Elle est toujours assise devant le feu, dans la salle principale, roulée en boule pour se tenir chaud. Elle se souvient avoir fait un dernier tour la veille à l'écurie pour s'assurer du bon traitement apporté aux griffons, avant de faire le tour des membres d'équipage pour s'enquérir de l'état de chacun, avant de faire le point avec les autres officiers et le capitaine, qui est toujours en soin pour sa blessure infectée.

Une aubaine que cet établissement soit toujours en activité. Elle se souvient être passée ici il y a quelques années, suivant son instructeur ingénieur venu se mettre à jour des techniques de déminage. L'endroit n'a guère changé de ses souvenirs. Le froid a peut être cet effet là également. Elle se lève, entamant une petite discussion avec le gobelin, qui tente d'en apprendre un peu plus sur ses hôtes. Un sourire. C'est de bonne guerre. Elle décide de lui donner un petit os à ronger afin qu'il ne se mette pas à concevoir davantage de soupçons si on ne lui disait rien. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on voit débarquer des soldats de l'Alliance aussi loin au nord, surtout dans des terres encore hostiles. Elle lui dit donc qu'ils sont en mission d'entrainement pour savoir se débrouiller dans les zones froides. Ce qui est en partie vrai, du reste. Le gobelin accepte l'explication, enchainant sur la durée supposée de leur séjour, faisant défiler dans sa tête la liste des prestations qu'il pourra leur proposer. Vey négocie avec lui afin de donner le change, une partie de sa bourse faisant les frais afin de garantir leur couverture. Elle en profite pour se renseigner sur l'outillage à disposition, et prétextant une soudaine inspiration pour la mission de demain, elle acquiert quelques outils pour les deux ingénieurs, afin de réparer les com, et en fabriquer un ou deux supplémentaires le cas échéant.

Puis elle s'enquiert de la météo. Si une petite accalmie se profile, il n'est pas impossible qu'elle en profite pour emmener Keneeth et Neige pour faire une petite sortie de familiarisation, qui pourrait, pourquoi pas, se passer non loin de la zone d'avalanche, afin de voir si une partie de matériel est récupérable.


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Klitick Pincevapeur

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 6 Juin - 12:53

Encore un séjour chez nos amis les gobelins

     Tout le long du trajet de l’avalanche en griffon vers l’accueillante auberge de K2, notre machiniste favoris avisait la carcasse de l’Akir se faire traîner dans la neige à côté d’une luge de fortune en bois. Comment une machine volante pouvait-elle être aussi abîmé ? D’habitude, à ce stade, elles se démontes par elles-même ou bien… explosent ! Mais la machine volante du Vengeance est heureusement plutôt robuste.

      K2 est un endroit regorgeant de gobelin ? Comme si personne n’avait eu sa dose de gobelin pour l’année ! Mais pour une fois, cela pouvait-être considéré comme une chance, dans une certaine mesure évidemment. Qui dit gobelin, dit ingénierie gobeline donc potentiellement des pièces de rechange pour l’Akir ? Mais il est impossible pour un ingénieur digne de ce nom d’utiliser une machine ou des outils d’origine gobeline, hormis le manque de talent de ces personnes ce prétendants «ingénieurs», les machines gobelines sont d’une fiabilité médiocre et explosives MAIS utilisent certains matériaux et pièces utilisable pour restaurer notre machine volante préférée.

       Trêve de sottises il faut songer à la suite malgré, après avoir été chamboulé par une grosse chute de neige digne d’une avalanche de mammouth, le feu de l’auberge et les confortables hamacs continuaient d’appeler Klitick en vain. Son premier réflexe est de demander au premier venue s’il n’y aurait pas des pièces qui traînaient où étaient à vendre dans le coin, les habitants devaient sans doute bien connaître l’endroit par sa petite taille…





«Vous savez si je peux trouver des pièces de rechange pour ma machine volante ici ? » demande Klitick au premier gobelin qu’il croise vers la sortie de l’auberge.
«Et "bonjour", tu connais ? Pour la peine, je te le dis pour 5 cuivrés !» répond celui-ci.
Quelques secondes passent tandis que le gobelin avise Klitick puis reprend «Pas 5 mais 10 pour toi.»
Ah oui, c’est vrai, on ne peut pas négocier avec ces gens-là à condition d’avoir une patience à rude épreuve, ce qui n’était pas vraiment le cas pour Klitick à ce moment précis de l’expédition. Il faut être stupide pour ne pas y avoir pensé plus tôt… de toute manière, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Cet endroit n’est pas immense et si un vendeur ou une déchetterie quelconque s’y trouvait, personne ne rencontrerait des difficultés pour le trouver.


       L’Akir était garé dans un coin, toujours dans l’enceinte de ce qui servait de muraille à K2, la neige mêlée au givre commençait peu à peu à envahir la machine volante contre sa volonté. Klitick commençait à faire l’inventaire de ce dont il avait besoin pour mettre la machine à nouveau en marche, puis après cela, des heures durant, il faisait le tour de la zone pour récupérer des pièces détachées sur les vieux déchiqueteurs en ruine qui traînaient par-ci par là puis alla rencontrer certaines fois le vendeur de fournitures pour troquer certaines pièces peu indispensables de l’Akir contre d’autres primordiales, ou bien contre le peu de pièces qu’avait emporté Klitick avec lui.
       Il y avait bien cette gobeline qui rodait autour d’un vieux bombardier très rudimentaire en surplomb de K2,  mais impossible de discuter avec cette personne. «Ce coucou, c’est ce que j’ai de plus précieux, donc va voir ailleurs.» répondit-elle sans hésitation à Klitick.





       Voyons le bon côté des choses, passer toute sa journée à gambader à droite à gauche  dans le  but de trouver des pièces et faire les réparations nécessaires pour l’Akir aura fait oublier à Klitick le froid mordant de la région l’espace de toute la journée. Maintenant c’est sur, K2 est un endroit qui sera difficilement oubliable pour être rempli d’explosifs et de gobelins portant… aussi des explosifs.
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 15 Juin - 17:09

DE KRAKEN … EN SILENCE


Debout à la poupe, installée à côté de l'homme chargé de la barre, Vey profite du calme qui accompagne souvent la fin du dernier quart de la nuit, celui qui voit se succéder les heures les plus noires et profondes, à peine troublées par le scintillement des étoiles par temps clair, comme maintenant, et les longs moments qui précédent l'aube, quand le ciel se fait de plus en plus lumineux, annonçant la venue du soleil qui dissipera le manteau de ténèbres dans lequel le navire se fond pour échapper aux regards indiscrets et aux maraudeurs de toute nature.

Une dernière bouffée de sa cigarette, idéale pour courir l'odeur un peu entêtante de bile et d'ichor océanique qui accompagne le navire, et elle reprend son chemin, dans un silence uniquement troublé par le bruit du vent qui fait parfois claquer les voiles et grincer les cordages resserrés par les gabiers. Levant les yeux, elle suit le grand bas mât, puis le grand mât de hune, où elle devine une des plateformes qui servent aux vigies pendant la journée, et qui lui cache une partie du grand mât de perroquet, perdu dans la nuit et qui recevra les premiers rayons du soleil. Elle inspecte l'ensemble, soucieuse de voir si l'ensemble se comporte bien, surtout après la façon dont le navire a été malmené quelques heures auparavant. La tête toujours en arrière, elle ne peut empêcher les souvenirs récents de faire un retour en surface, comme le monstre qui les a attaqué ; un monstre dans les tentacules pouvaient rivaliser avec la taille du grand mât…




Le départ du Norfendre s'était fait dans un climat assez chaleureux malgré le climat, l'équipage accueillant avec plaisir le simple fait de ne plus voir l'eau geler aussitôt sortie des réserves d'eau douce, sans parler de la nécessité de porter trois ou quatre couches de vêtements pour éviter la congélation sur pied. Sitôt quittée la zone des glaces autour du port du Bastion de la Bravoure, l'équipage s'était réparti aux différents postes de manœuvre, prêt à affronter la haute mer et les pirates. Las, si la mer avait été au rendez vous, les pirates brillaient par leur absence. Mais une fois n'est pas coutume, si le danger venait bien de la mer, il venait cette fois d'en dessous. Malgré la brume qui devenait de plus en plus épaisse, la vigie avait signalé sur bâbord la présence d'un énorme groupe d'oiseaux de mer. Ce genre de rencontre étant habituellement associée à la présence d'un groupe de cétacés, les oiseaux profitant des reliefs de la pêche de ces gigantesques animaux, personne n'était vraiment sur le pied de guerre quand l'attaque s'était produite.

Ce furent les membres d'équipage présents sur le pont intermédiaire qui en firent les frais, sous la forme de tentacules géants profitant de la faible visibilité pour s'enrouler autour de leurs proies ; et pendant que les autres cherchaient encore l'origine de l'attaque, celle ci prit la forme d'une masse sombre et de taille immense, au moins équivalente à celle du navire, qui lança d'autres tentacules à l'assaut des différents ponts, voiles, et mâts de la Vengeance.
Une fois la surprise passée, l'équipage fit face, coupant les appendices gigotant un peu trop entreprenant, et faisant feu avec les canons sur la masse sombre dont le nom vint claquer dans l'air, comme la concrétisation des angoisses et des cauchemars des marins au long cours : KRAKEN !!

Prenant conscience qu'une lutte à mort s'engageait, et cette fois, pas de possibilité de faire de prisonnier, l'équipage fut pris d'une frénésie d'activité, palliant les difficultés du terrain, un pont rendu glissant par le sang du gigantesque monstre, et ballotés par les vagues s'abattant sans cesse. Les chevaucheurs furent envoyés, après quelques difficultés, pour offrir un soutien aérien à leurs camarades, tout en offrant un autre point de vue sur l'origine de l'attaque, en larguant des fusées pour guider les tirs des canonniers restés à bord. Les bombardements furent d'une efficacité aléatoire, mais quelques coups attinrent leur but, monopolisant une partie de l'attention de la créature ailleurs que sur le navire soumis à rude épreuve. Manœuvre qui octroya un court répit à l'équipage.

Comme si il était mu par une volonté particulière, le kraken changea son angle d'attaque, lançant ses plus gros tentacules sur le château arrière du navire, manquant de faire tomber plusieurs personnes par dessus bord. Et c'est alors qu'un imprévu se manifesta, en la personne du prospecteur nain que la Vengeance devait convoyer jusqu'en Silithus. Hurlant des paroles sans queue ni tête, comme il était coutumier du fait, le professeur passa par dessus bord, grimpant sur un des tentacules et parlant à la bête, comme si il n'attendait qu'elle pour se faire la malle. Il fallut le concours de plusieurs personnes pour l'empêcher de mener à bien son projet, et, comme si elle manifestait sa colère, la créature sous-marine lança une nouvelle attaque qui manqua faire chavirer le navire. S'engagea alors ce qui ressemblait à un bras de fer, le monstre contre l'équipage. Et ce sont les actions combinées de ce dernier qui vinrent à bout de cette opposition, avec pour récompense, un gigantesque flot de bile et de sang qui se déversa sur les ponts, avant que le monstre, visiblement mauvais joueur, ne s'échappe dans les profondeurs dans un dernier soubresaut, soulevant une gigantesque vague qui acheva de rincer et de semer la dévastation sur le navire.





Le calme qui s'ensuivit fut presque plus assourdissant que la tempête qui avait régné pendant tout le combat. Le navire gita un moment, roulant dans le flot malmené et rudoyé par une partie de la cargaison qui s'était détachée pendant l'assaut, lestant un côté plus que l'autre. Mais l'équipage se mit aussitôt au travail, tout le monde rangeant, nettoyant, arrimant, lavant, frottant afin de permettre à la Vengeance de reprendre sa route dans les meilleurs délais. Ce fut alors qu'on compta les pertes, un manoeuvrier dans les haubans qui n'avait pas eu le temps de s'attacher et que la dernière vague avait envoyé s'écraser sur le pont en dessous. Son corps fut placé dans l'infirmerie, dans l'attente du service funéraire propre à chaque marin de la Royale Hurlevent mort en service.



______________________________


Fabrizio. Le matelot avait à peine atteint la vingtaine. Il avait fui sa ferme natale pour découvrir le monde, et servir son pays et son roi. Et il était mort en service, devant une des plus grandes terreurs des marins, une de celles que peu de vétérans peuvent se vanter d'avoir croisé. Lui avait eu cette "chance", mais il ne pourrait plus en parler. Du moins pas dans cette vie.

Tentée de sortir une nouvelle cigarette de son paquet, Vey hésite un court instant, puis replace sa main le long de son corps. Elle sait ce qui va l'aider à éviter de terminer trop rapidement ses provisions : la rédaction de l'éloge funèbre de Fabrizio. Non pas qu'elle veuille manquer de respect à celui qui a disparu, bien au contraire, mais parce que ce genre d'exercice lui permet de faire le point sur sa propre situation, et par extension, sur celle de ceux avec qui elle travaille.

Ne pas trop s'attacher.

Ouais, ça fait mal.

Mais ne pas s'attacher, c'est être déjà mort.
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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 17 Juin - 19:15

La Vengeance faisait cap au sud ouest depuis quelques jours déjà. Après la péripétie Kraken, de taille égale au monstre que l'équipage avait combattu à son départ du Fort de la Bravoure en Norfendre, le reste du voyage s'était déroulé sans encombres. Au petit matin du dix-septième jour du sixième mois de l'an 38, les côtes de Tanaris furent visible au loin. Les voiles bleues de l'Alliance furent rapidement changées pour celles, blanches, d'un navire marchand batant pavillon hurleventois.
Cependant, le navire ne vint pas s'installer au mouillage, dans une crique tanarissienne. L'ordre avait été donné de continuer plus au sud, la Vengeance filant bon train, usant de vents favorables.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    

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