AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Bruits de couloir

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 8, 9, 10, 11  Suivant
AuteurMessage
Vendetta Mira Stella

avatar

Titre : Quartier-Maitre
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Messages : 129
Date d'inscription : 05/02/2018
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Sam 12 Mai - 8:17

Revenue d'une de ses escapades hurleventoises, les bras et le sac remplis d'objets hétéroclites, Vey aura noté le journal, posé en évidence sur une des tables (reluisantes) de la carrée. Haussant un sourcil, elle aura fait le trajet jusqu'à l'atelier pour déposer le tout sur l'établi, à côté de ce qui ressemble à l'ébauche d'un tabouret métallique aux formes étranges, et qu'un esprit un peu plus ouvert aura pu reconnaître comme une silhouette vaguement animale à qui il manquerait quelques éléments. Farfouillant dans ses achats récents, dans un grand bruit de quincaillerie, elle se sera attelée à la tâche qui l'occupe depuis quelques jours déjà, sur son temps "libre", du moins celui qu'elle parvient à grappiller de ci de là.

Mais au bout de plusieurs minutes, elle se sera rendue à l'évidence : elle n'avance pas. Poussant un petit soupir, elle se sera nettoyée les mains pour enlever graisse et résidus métalliques divers, et allumée une cigarette. Faisant quelques pas, son parcours l'aura ramené à la carrée, où elle se sera emparée de l'exemplaire du journal pour contenter sa curiosité.

La lecture des titres et des premières lignes l'aura fait sourire, retrouvant dans l'agencement et le choix des mots, ainsi que les photos, le caractère délicieusement impertinent et l'audace un brin irrévérencieuse (qu'elle leur enviait un peu, mais qu'elle ne se serait jamais permis d'avouer) des journalistes que l'équipage avait escorté (enfin escorté ... *sourire*) sur les terres mystérieuses et merveilleuses de la Pandarie à la demande de l'Etat-Major. Parcourant l'édito, elle aura terminée sa première cigarette, mettant le mégot dans un petit cendrier de poche avant d'en allumer une nouvelle.

Posant les yeux sur le titre de l'article suivant, elle aura lâché une petite bordée de jurons à voix basse, avant d'éclater de rire, faisant s'interroger les quelques matelots présents qu'elle aura rassuré d'un petit clin d'œil et d'un hochement de tête. Elle aura ensuite prêtée une attention toute particulière à l'article suivant, présentant un avis extérieur sur la vie à bord, sous la forme d'un nouveau récit concernant un des expéditions réalisées alors, puis elle aura reposé le journal après la lecture du dernier article concernant les trolls et leur étrange destinée sur cette ile singulière, qui aura marqué les esprits tout autant que les corps, raffermissant les liens entre les membres d'équipage, et prélude à de nouveaux liens, suite aux recrutements qui avaient eu lieu ensuite.

Pensive un moment, appréciant la fin de sa cigarette, Vey aura replié le journal et l'aura laissé à l'emplacement trouvé, afin que sa lecture édifiante profite aux autres. Puis elle aura repris la direction de l'atelier, profitant des heures de relâche pour avancer sur son projet.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maroussia Hodge

avatar

Titre : Capitaine
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Âge personnage : La trentaine
Messages : 306
Date d'inscription : 15/01/2018
Age : 27
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 13 Mai - 13:47

Une note fut accrochée en évidence, sur le tableau destiné à l'équipage.

Citation :


Le treizième jour du cinquième mois de l'an 38.

L'équipage de la Vengeance de Neptulon est convoqué dans son ensemble au Donjon de Hurlevent afin d'y rencontrer l'Amirauté, pour faire le point sur la mission en Kalimdor.

Point de ralliement sur le pont à 21h. Merci d'enfiler une tenue militaire.

Maroussia Hodge
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vengeancedeneptulon.forumactif.com
Hérodiade Ambrose

avatar

Titre : La Lionne
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Abjuratrice
Âge personnage : 46 ans
Messages : 48
Date d'inscription : 30/01/2018
Age : 21
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 14 Mai - 11:54

Hérodiade aura évité la rencontre de la veille auprès de l'Amirauté. Le Donjon Royal étant devenu un lieu qu'elle porte en horreur. Elle passa la soirée, seule, dans son ancienne demeure.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Korbelt

avatar

Messages : 18
Date d'inscription : 17/03/2018
Masculin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 17 Mai - 19:04

Durant la journée, un sac fut déposé devant la cabine du Capitaine, contenant un poignard de combat pour chaque membre d'équipage. Sa gaine pouvant être attaché à la botte ou a l'avant-bras. Léger et maniable, cela semble être une arme de secours de premier choix.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maroussia Hodge

avatar

Titre : Capitaine
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Âge personnage : La trentaine
Messages : 306
Date d'inscription : 15/01/2018
Age : 27
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 18 Mai - 9:28

Chacun des poignards aura été distribué dans les cabines, couchettes et hamacs de l'équipage, sans aucune annotation ou commentaire. On aura pu voir Hodge essayer le sien en le positionnant à l'avant-bras, avant de finalement se décider pour la botte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vengeancedeneptulon.forumactif.com
Neil Sloane

avatar

Titre : Eclaireur
Genre : Masculin
Race : Humain
Âge personnage : 30
Messages : 27
Date d'inscription : 13/04/2018
Masculin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 18 Mai - 15:19

La cuisine était propre, ainsi que le carré, depuis leurs retours de l’entraînement dit particulier, L'ancien vagabond manquait de sommeil, pour une fois qu'une femme lui troublait l'esprit il fallait que cela soit pour les mauvaises raisons.
Il attrapa le seau et la serpillière  et direction le pont, il s'alluma une cigarette levant les yeux au ciel avant de souffler un fin nuage de fumée en direction des étoiles, il reporta son regard sur les manœuvriers qui profitait d’être en mouillage à Hurlevent, il écoutait vaguement leurs conversations tout en frottant le pont, la nuit allait être longue et il fut surpris de voir un poignard de combat l'attendre dans son hamac, il choisirait un emplacement demain un endroit facile d’accès et discret de préférence et qui ne générait pas ses mouvements ni le premier poignard de combat qu'il porte également, une dernière cigarette et il trouva le sommeil grognant et pestant ce qui signifiait que l'animal allait prendre du repos et que la zone autour du hamac était interdite jusqu'au début de son quart .

Le monde onirique, le costume d’écureuil, non pas cette fois ce ne fut qu'une succession de ce que nous appellerions cauchemars, visiblement elle avait réussi son coup et l'aspirant aurait besoin de temps pour accuser son erreur à moins que...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maroussia Hodge

avatar

Titre : Capitaine
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Âge personnage : La trentaine
Messages : 306
Date d'inscription : 15/01/2018
Age : 27
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 22 Mai - 17:26

Sur le tableau d'affichage, à côté du rapport groupé de la Sergent-Instructeur Elisabeth Smith et de l'ordre de mission de l'Etat-Major fut glisser une note de la main de Maroussia.


Citation :

A l'attention de l'Equipage,

Nous partons ce soir même en destination du Norfendre. Merci d'être présents sur le pont à 21 heures, et de régler s'il y en a, vos dernières affaires en ville.

Une solde exceptionnelle de trois dorées a été ajoutée à la solde mensuelle de l'ensemble des membres d'équipage et des manœuvriers. Faites-en bon usage.

Bien à vous.

Maroussia Hodge




Les membres d'équipage pourront en effet trouver sur leur couchette la traditionnelle solde mensuelle versée le vingt-et-unième jour de chaque mois, et la prime issue de la précédente mission.

Le navire quant à lui semblait être en ordre de marche, de nombreuses barques faisant des aller-retours avec les quais du port pour venir charger vivres et armement. On vit aussi une dizaine de soldats venir précautionneusement installer la fameuse "cargaison" dans la cale de la Vengeance, suivant les ordres de Vey et d'Inigo.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vengeancedeneptulon.forumactif.com
Vendetta Mira Stella

avatar

Titre : Quartier-Maitre
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Messages : 129
Date d'inscription : 05/02/2018
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 22 Mai - 19:31

Penchée sur l'établi, les yeux protégés par d'épaisses lunettes d'ingénieur gnome, Vey contemple le résultat de sa dernière soudure, sans tenir compte des petites brûlures qui finissent d'imprimer leur marque sur ses avant-bras. Une petite moue de satisfaction, l'ensemble tient le coup même quand elle tire dessus. Elle repose l'outil à son emplacement (comme dit Klitick " une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place !".) Un regard vers le plan punaisé sur le tableau en face d'elle : il ne reste qu'à installer la batterie dont elle est allée récupérer les derniers éléments hier en ville. Ouvrant le compartiment prévu à cet effet, elle place l'appareil avec précaution et minutie, faisant abstraction de l'effervescence qui commence à gagner sur les ponts du navire, et qui se traduit par des bruits de cavalcade et des ordres braillés de plus ou moins loin. Elle sent son cœur qui bat un peu plus vite, anxiété, impatience, joie de voir la fin du chantier et le résultat tant attendu. Elle branche les fils, revérifie deux fois, referme le compartiment en métal. Attente. Rien ne se produit.


Elle relit le plan fourni par Hike, son contact gnome en ville, et la mention en bas de page : "Dès la fermeture du compartiment XB-7G, vous pourrez admirer une des merveilles les plus abouties de la robotechnologie gnome de pointe et profiter de votre nouveau compagnon mécanique. Merci d'avoir fait appel à nos services, nous espérons que ce produit vous donnera entière satisfaction. (PS : La garantie n'est applicable que dans la mesure où vous avez suivi les plans à la lettre et au chiffre près, ce qui est accessible à toute personne pouvant se prévaloir d'un niveau d'aptitude de technicien de 2eme échelon.)" Poussant un soupir, elle note qu'une des pièces fournies est encore sur l'établi.





Pendant un court instant, elle en vient à se demander si elle a bien fait de se fournir auprès de la société "Hike et A." …

Pourtant, jusqu'à maintenant, elle n'a jamais eu lieu de se plaindre. Mais il semblerait qu'il y ait un début à tout. On toque à la porte. Emettant un petit grognement pour confirmer qu'elle est bien là, les yeux toujours fixés sur la pièce surnuméraire, elle entend la porte qui s'ouvre et la tête de la sentinelle de quart qui passe dans l'embrasure.


"Quartier-Maitre, on vous demande sur le pont. Le matériel que nous attendions est là et le Capitaine veut que vous supervisiez le chargement à bord."


Hochement de tête. Elle se rhabille pour sortir, accueillant l'air frais du dehors avec bonheur. Une dizaine de soldats, portant des caisses de toutes dimensions, s'affairent sur le pont, aidés par les manœuvriers qui utilisent la grue du bord pour hisser le matériel. Se dirigeant vers l'officier en charge du petit détachement, et après les salutations d'usage, elle fait le point avec lui, notamment concernant le volume global des caisses et la nature délicate de la plupart. Puis elle fait ouvrir la trappe d'accès du pont d'envol, afin de faire descendre les caisses une par une dans la cale, dans la zone prévue pour arrimer solidement tout matériel craignant les fortes secousses.





Après deux tentatives, l'ensemble finit par trouver sa place, les cordages serrés comme il faut, et une équipe de manœuvriers chargés de veiller dessus par roulement, au fil des quarts. Relisant, avant de la signer, la décharge de responsabilité, concernant le matériel, au nom du Capitaine, la jeune femme escorte les soldats jusqu'à la passerelle, échangeant quelques amabilités avant de les regarder s'éloigner vers les quartiers de l'Etat-Major.

Allumant une cigarette, elle prend quelques minutes pour inspecter le navire et l'avancement des préparatifs, avant de se rendre à l'atelier. Refermant la porte derrière elle, elle constate que le robot chien n'est plus à l'endroit où elle l'a laissé. Un bruit sur sa gauche, et elle voit l'animal mécanique qui, dans un chuintement de pistons et grincements d'articulations en métal, fait le tour de la pièce, posant sur elle son regard lumineux. Masquant sa surprise en étouffant un juron à voix basse, elle entend une voix métallique qui lui demande :

" Ceci est le logiciel de gestion comportemental de votre familier. Souhaitez vous que "Ah bah merde alors" soit désormais son nom ?"

Elle écarquille les yeux, puis éclate de rire.

" Hum négatif, la petite voix. Appelons le plutôt … Vacarme."

" Nouvelle identité confirmée ! Votre familier répondra désormais au nom de "Vacarme". Merci de faire appel à nos services. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez en savoir plus sur votre nouveau compagnon ! Bonne journée ! "

"C'est ça, bonne journée, la petite voix… Bon, j'ai du boulot pour toi, méca recrue."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Neil Sloane

avatar

Titre : Eclaireur
Genre : Masculin
Race : Humain
Âge personnage : 30
Messages : 27
Date d'inscription : 13/04/2018
Masculin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 23 Mai - 3:47

Les exercices furent pratique jusqu’à ce que la tempête se déclenche, le chaos, l'entropie l'aspirant adorait ce genre de situation, les autres fusèrent dans tout les directions, tout le monde mis du cœur à l'ouvrage tout le monde tentait de faire de son mieux, Neil au poste de vigie avait réussi à voir un bateau de l'alliance pris au piège dans la tempête.
L'aspirant n'avait pas entendu le bruit du premier mat qui commençait à s’effondrer, heureusement qu'il entendu à travers la tempête la voix du Capitaine lui hurlant de sortir de la.

Il s'approcha du capitaine avec Korbelt pour prendre les nouveaux ordres, plier les voiles, Neil fit un pas tourna la tête vers le Capitaine, une rapide déduction lui permis de combattre que même si elle avait l'habitude de tenir la barre elle luttait de toute ses forces, Neil n’obéit pas à l'ordre et couru vers Maroussia, au début il déposa simplement ses mains sur les siennes pour suivre les mouvements qu'elle imposait, mais ne pu s’empêcher de grogner, la raison ? Neil Sloane même à travers une armure n'aimait pas cela, une nouvelle vague repoussa Maroussia et Neil, les deux coururent pour prendre la barre, cette fois l'aspirant emit un terrible grognement se collant vraiment contre le capitaine à un point ou il pouvait sentir son odeur, il fit un effort pour remettre ses mains sur les siennes entrelaçant ses doigts avec les siens, le but était juste de soutenir la barre quand elle partait dans la mauvaise direction avec leurs efforts commun cela pourrait être plus simple elle dirigeait la barre et lui utilisait sa force et celle du capitaine quand la barre partait dans une mauvaise direction.


La tempête se calme et ils arrivent à destination, Lowell grognant toujours comme un animal écoutant le rapport, pris soin de vérifier la cargaison et s'enfuit en direction de l'auberge.
Il prit une chambre puis un verre et direction la piaule, avant de dormir il fait les cents pas, buvant rapidement son verre, il pestait fortement en colère pour plusieurs raisons heureusement qu'il avait l'armure, heureusement que c'était le capitaine et non une personne inconnu, il avait commis une erreur et cela le rendu fou, il fuma plusieurs cigarette avant de rejoindre un véritable lit, profitant de repos bien mérité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Korbelt

avatar

Messages : 18
Date d'inscription : 17/03/2018
Masculin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 23 Mai - 14:51

Une fois la Vengeance amarrée a quai, on put voir la Louve disparaître dans l'auberge, après un bref entretien avec le Commandant du Fortin et avoir apporter une carte à Vey. Elle disparue pour un bon moment, ne descendant que pour manger et boire de temps à autre.

Le Lendemain, elle passa la journée entière aux côtés des sentinelles des fortifications, les yeux braqués vers les terres désolées du Norfendre, elle ne présenta pas au bateau, trop absorbée dans ses pensées. Emmitouflée dans la cape de fourrure couvrant sa plaque, elle restait là, clope au bec.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Klitick Pincevapeur

avatar

Genre : Masculin
Race : Gnome
Métier/classe : Ingénieur
Âge personnage : 21/11/6
Messages : 18
Date d'inscription : 01/02/2018
Age : 17
Masculin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 23 Mai - 18:11

Les turbulences durant le trajet jusqu’en Norfendre n’auront épargné personne, et encore moins quelqu’un d’un mètre quatorze ! Quelques bleus… tout au plus.
Un esprit aussi brillant que celui de l’ingénieur du Vengeance ne pourrait être réduit à néant par une simple vague évidemment. Il faudrait attendre au moins… 100 000 ans pour retrouver quelqu’un à la hauteur ! Qui attendrait aussi longtemps ? Personne. Mais qu’importe, le modeste pilote de machine volante est en un seul morceau et le restera tant qu’il n’aura pas décidé le contraire, donc TOUT VA BIEN.
Mais un gnome ingénieur aura beau être robuste, ce qui n’est pas vivant l’est parfois un peu moins. L’atelier du navire était  devenu quasiment impénétrable… personne ne pouvait y poser les pieds sans marcher sur quelque chose. Déjà que personne ne faisait d’efforts pour ranger. Puis après une tempête comme celle-ci, imaginez un peu ! Il fallait trouver une solution pour éviter que la situation empire plus que ce qu’elle n’est déjà.

Le vrai problème dans l’histoire n’est pas l’état de la pièce, mais qu’il faille faire très attention à regarder où l’on marche pour ne pas se faire piquer les pieds par des boulons en cobalt très pointus. (Mais à quoi pourrait servir des boulons très pointus me diriez-vous ? c’est vrai, c’est moins efficace,  mais quand c’est pointu, c’est plus imposant… et les ennemis tremblent encore plus avant de finir en patté pour worg.)
Comme tout problème, il y a une solution simple : concevoir des chaussures capables résister à ces boulons sans difficulté pour pouvoir circuler dans l’atelier, ce qui permettra juste APRÈS d’avoir le champ libre pour penser à l’éventualité de s’équiper d’un vielle objet démodé qu’on appelle «balais»? pour faire du mé…

*Un bruit sourd se fait entendre plus bas ce qui permet à Klitick de se réveiller de ses pensées*

« Qu’est-ce que ça peut bien être ? Au vu du bruit… je dirais qu’une pièce de la machine volante bien-aimée se serait détacher au vu de l’effort qu’elle a dû fournir cette nuit. »
Évidemment, le gnome aime bien penser à voix haute de temps en temps pour se sentir moins seul.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vendetta Mira Stella

avatar

Titre : Quartier-Maitre
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Messages : 129
Date d'inscription : 05/02/2018
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 24 Mai - 19:20

Le froid. Une réalité lointaine quand on est à Hurlevent, ou en patrouille dans les mers du sud. Ici, en Norfendre, c'est non seulement une réalité, mais c'est presque une forme d'agression au quotidien… Une réalité à laquelle les locaux sont surement habitués, et qui les maintient en alerte constante. Et un fait qu'une partie au moins de l'équipage devra prendre en considération lors de son escale, prolongée, dans les terres du nord.

Grognant à cette froide constatation, Vey jette un œil sur le chantier naval, où s'activent quelques porte-faix, trois ouvriers et un contremaître, dont les cris portent loin dans l'air froid, couvrant le vacarme de coups de marteaux et de grincements de scie, le tout dans une atmosphère rendue lourde et épaisse par les émanations de cire, de peinture et de goudron, utilisé pour le calfatage des navires. Toujours pas trace de son rendez-vous, elle tend la main vers le paquet de cigarettes, qui commence à frôler le vide absolu, et tire une et l'allume, gardant la flamme de son briquet quelques secondes de plus que nécessaire pour faire revenir un peu de chaleur dans ses doigts rendus gourds par le froid, malgré ses gants.

Libérant la fumée vers le ciel, son regard se pose sur les étranges phénomènes que les locaux appellent "les rideaux des titans" et que les esprits plus pratiques des savants nomment "aurores boréales". Les deux appellations ne sont pas dénuées d'une certaine poésie, recouvrant une même réalité perçue par des yeux, et des cultures, différents et…


Un léger toussotement sur sa droite.

- Miss Force de l'Ordre ?

Elle revient sur terre pour poser les yeux sur le nouveau venu, vêtu d'une salopette largement tachée, d'une simple et solide chemise retroussée sur des bras solidement charpentés et capable de plier le métal à mains nues, des mains calleuses, dont une est en train de se perdre dans les broussailles d'une barbe où l'or se mêle à l'argent. Le froid ne semble pas l'affecter plus que ça mais c'est probablement parce que c'est un nain. Vey esquisse un sourire en coin, et lève ses fesses gelées du tonneau sur lequel elle s'était installée, répondant à la question par un petit hochement de tête. Puis elle désigne le chantier du pouce.

- Vey, ça suffira, patron. Vous devez être Rorik Barbe-de-Fer ? On dirait que c'est pas la grande activité pour vous ces temps ci. Pourtant, avec tous ces navires à quai, vous devriez crouler sous la demande, non ?

- Parfait'ment, m'dame Vey ! J'vois qu'j'ai à faire à une connaisseuse, pas vrai ? <sourire du nain, dévoilant une dentition solide à faire pâlir d'envie le Mur de Gilnéas, malgré une poterne ouverte dans les incisives inférieures> Ouais, on d'vrait mais c'est pas l'cas. Pour une fois qu'on manque pas d'clients, on manque de matière première. Hmbrr ! Si ce pays regorge de richesses dans son sous-sol, on peut pas dire que grand chose y pousse, et encore moins les arbres !

- Faut vous mettre en cheville avec les druides du coin <sourire illuminé par une nouvelle inspiration sur la tétine à cancer> Je crois qu'ils sont plutôt doués pour ce genre d'activité, non ?

- Ha ha ha ! Ouais, très drôle ! Mais les druides locaux sont plutôt du genre nerveux ces temps ci ! Trop de chasseurs, trop de proies notamment chez les juvéniles…. Ah ! Si c'est pas malheureux … Si vous voulez les mettre en rogne, suffit d'prononcer le nom de Nesingwary .. M'enfin, c'est pas ça qui va nous aider dans votre situation. On attend un arrivage de bois en prov'nance des Grisonnes, bien plus au nord d'ici. Des gens un peu étranges mais qui étaient plutôt réguliers … enfin jusqu'à maint'nant ! Sans leur bois, les prix commencent à flamber, les marchands du coin vendent leurs dernières réserves à prix d'or, littéralement <le nain secoue la tête, dépité> L'activité en prend un coup, mais qu'est ce qu'on peut faire ?

- Envoyer quelqu'un pour voir si il ne leur est pas arrivé quelque chose ? Ca fait un bail <sourit du haut de ses 26 ans, un bail équivalent à deux ans pour elle> que je n'ai pas mis les pieds par ici, mais je crois que l'arrière pays est toujours un peu risqué, entre les troupes de la Horde, les mort-vivants et les trolls, sans parler du climat qui semble jouer avec les nerfs. Sinon on peut peut-être réquisitionner le bois ?

- Et prendre le risque de déclencher une émeute ? Les autorités locales ne s'y sont pas risquées, et à raison : ici on est pas dans les royaumes de l'Est, le pouvoir royal est loin, et les gens tiennent à une certaine indépendance. Ca a du bon, et du moins bon, c'est sur. Non, il ya bien un autre moyen, auquel personne n'avait pensé jusque là, faute de moyens. Mais vous semblez être suffisamment bien équipés, avec votre bande "crache la mort". On a une petite recrudescence d'actes de piraterie dans le coin, des ruffians qui opérent sur des navires bien armés, et qui doivent avoir leur base dans une des nombreuses criques qui émaillent le littoral du pays, probablement vers le nord, où les curieux sont moins nombreux, et plus faciles à effrayer, ou à noyer.

- Des pirates, encore. Il semble qu'on en trouve partout. Pire que les moisissures. <nouvelle bouffée vers le ciel> En général, ils ne s'attaquent pas aux grands ports, mais plutôt aux navires isolés... et aux convois de denrées précieuses, comme le bois ?

- Le bois est convoyé principalement par voie terrestre, mais une partie du trajet passe par les territoires des roharts, notamment Port Moaki ; des accords commerciaux leur permettent de récupérer une partie de la manne financière qui en découle, et ils utilisent leurs tortues géantes pour réduire le temps de trajet. Mais on n'a pas signalé d'attaques les concernant, récemment du moins. Ca vaudrait p'tet le coup d'aller voir, cela dit. Après tout, plus vite vous trouverez du bois, plus rapidement votre navire pourra avoir son mât.

- Ouais, il semblerait. Merci pour le temps que vous m'avez consacré, maitre Rorik. Vous pouvez m'indiquer la taverne la plus active du coin ?

- Arrrh ! Vous comptez vider quelques godets pour mieux réfléchir à tout ça ? Héhé ça m'plait ! Remontez la grand'rue, et juste un peu en retrait de la route, y a une petite cour intérieure, et l'auberge du Grand Large ! Vous pouvez pas la rater. Demandez Smidley, c'est le tenancier, et un bon ami à moi, il vous servira une pinte qui vaut le détour, et pas la pisse d'ane qu'il refourgue aux marins de passage et aux touristes, en leur faisant croire que c'est la spécialité locale ! <clin d'oeil et le nain se dirige d'un pas ferme vers deux ouvriers qui luttent avec une caisse trop lourde> Hey les gars, faites gaffe avec celle là, son contenu vaut plus cher que votre solde des deux prochains mois !!

Jetant un dernier regard amusé vers le spectacle, Vey finit sa cigarette et se dirige vers l'établissement recherché, l'envie d'une petite blonde le disputant avec d'autres préoccupations plus professionnelles. Franchissant le seuil, elle sent son visage qui rougit sous la chaleur qui émane autant de l'âtre où brule une énorme buche de mauvais bois résineux, que e la foule bigarrée qui se presse pour éviter les assauts du froid qui gagne en intensité à mesure que le vent amène de lourds nuages venus du large. Elle prend note des regards qui courent sur son tabard, et ailleurs, tout en se dirigeant vers le comptoir. Un petit sourire à la jeune fille qui défend la zone contre les soulards et les mains baladeuses et glissant les noms de Smidley et Rorik, elle parvient à se faire servir une pinte tout à fait acceptable, pour qui n'a jamais connu les délices de la Fête des Brasseurs. Posant les coudes sur le comptoir, elle regarde rapidement la salle principale, dont toutes les tables ont été prises d'assaut ; Beaucoup de marins de retour d'une séance de pêche en haute mer, des fermiers de Comté Lointaine venus prendre un peu de bon temps avant de retourner à un labeur pénible sur une terre ingrate, où ils profitent d'une denrée chère : la liberté. Dans un recoin un peu plus sombre, elle note aussi des hommes en arme. Leurs tenues et leur attitude les désignent comme des mercenaires. Mais les coups d'œil qu'ils jettent aux différentes tables ainsi qu'aux entrées et sorties de l'établissement montrent qu'ils ne sont pas simplement en repos, mais bien à l'affut de quelque chose.

Profitant qu'une place assise se libère, elle glisse rapidement vers la chaise, posant sa bière et sortant un exemplaire de la carte que Korbelt a pu lui fournir dès leur arrivée. Se félicitant d'appartenir à un équipage ayant autant de ressources, elle étudie les lignes côtières, se remémorant les paroles du nain, cherchant les endroits pouvant offrir le meilleur abri à une petite bande de ruffians des mers. Cochant plusieurs endroits possibles, elle note que le groupe d'hommes armés est parti et elle se renfrogne un instant d'avoir manqué leur départ. Finissant sa bière, elle laisse quelques pièces sur le comptoir afin d'inciter la serveuse à parler un peu de la faune locale, mais elle n'en tire rien de bien concluant. Surement que les commandes en pagaille et son père qui la houspille parce qu'elle traine ne l'ont pas aidé à développer ses propos.


Relevant sa capuche pour se protéger du froid, encore plus mordant après le passage dans la taverne, Vey rentre directement au navire, attentive aux gens qu'elle croise, cosnciente qu'elle ne pourra pas savoir si elle est suivie ou pas, mais ce qui compte alors, c'est retrouver le chaleur relative de sa cabine. Un salut à la sentinelle de quart, un petit topo sur l'avancement des travaux de fortune à bord, le ravitaillement qui fera défaut si on ne secoue pas les marchands locaux et elle rentre dans sa cabine. Se défaisant d'une partie de son barda, elle sort un petit carnet et une pointe pour griffonner quelques notes.

Citation :
Note à l'attention du capitaine Hodge et des quartier-maitres de la Vengeance de Neptulon.

Etat du navire :

- Le chantier naval ne pourra pas entamer de réparations sérieuses, notamment concernant le mât principal, faute de bois actuellement. les pistes proposées sont soit d'enquêter en remontant la piste jusqu'aux Grisonnes pour voir ce qu'il en est, soit mettre la main sur un groupe de pirates locaux afin de réquisitionner leurs navires afin d'en faire des pièces détachées pour la Vengeance.
- L'approvisionnement : bien que la soute ait été remplie à notre départ de Hurlevent, nous ne devons pas négliger l'opportunité de ravitailler ici, d'autant que nous ne savons pas encore combien de temps nous allons être immobilisés ici.

La région :

- Consciente du professionnalisme de nos abjurateurs menés par Dame Ambrose, je sais que le nécessaire sera fait pour avoir une connaissance approfondie des lignes telluriques locales, qui ont été l'objet de lourdes manipulations par le Vol Bleu il y a plusieurs années. Une vérification de la validité du réseau est importante sur le plan tactique puisqu'elle nous donnerait un avantage en terme de mobilité et vitesse de réaction, si quelque chose devait advenir.
- Connaissance de la zone : nous devrions envoyer deux groupes, un dans l'arrière pays, pour avoir une idée de la situation quelques années après conflits en Norfendre avec les troupes du Roi Liche, mais également de la Horde, qui a maintenu une base solide plus au nord. Les compétences du rangari Ichnos et Siopi seraient probablement bien employées pour cela. Un autre groupe, composé de Neil Sloane, Erynn Korbelt, Théli Gardepont et Keneeth Wells par exemple, pourraient prendre la température en ville, et à Comté Lointaine, afin de voir si les informations fournies par les autorités locales se vérifient ou bien s'il y a d'autres éléments qui doivent être portés à notre connaissance.

Relisant sa note, frottant ses yeux fatigués, Vey la plie soigneusement avant de la poser sur le bureau des officiers, avant de revenir vers son lit, posant sa tête sur l'oreiller pour grapiller quelques heures de sommeil.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maroussia Hodge

avatar

Titre : Capitaine
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Âge personnage : La trentaine
Messages : 306
Date d'inscription : 15/01/2018
Age : 27
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 25 Mai - 11:16

Maroussia parcourut le mot de Vey, apporté par un jeune matelot, au chaud dans sa cabine. La Vengeance semblait bien froide, entre les pontons du chantier naval qui se dressaient tels des icebergs. Elle avait fait tendre des peaux d'ours et d'animaux, stockées dans la cale, pour aider à préserver un peu de chaleur et éviter les courants d'air. Le carré ressemblait donc à la salle à manger d'un fier seigneur du Norfendre, et si le poêle de la cuisine de Nicodemus tournait à plein régime pour apporter un peu de chaleur, nul doute qu'il faisait vraiment froid à bord. Des couvertures épaisses avaient été distribuées à l'ensemble des manœuvriers et des membres d'équipages, et certains s'échinaient à renforcer la toile des hamacs pour la rendre plus épaisse, et plus résistante.

Le manque de bois allait être un sérieux problème, songea t-elle. Les pistes de Vey étaient intéressantes, à croire que les pirates demeuraient une tangible probable ou non, à chacune de leur mission. Ils commenceraient donc par remonter la piste jusqu'aux grisonnes, pour ensuite vérifier les côtes, une fois en pleine possession de leurs capacités. Qu'ils aient alors besoin de bois ou non, donner un petit coup de pouce au marché aiderait le bastion de l'armée Alliée. Si tant est qu'ils en aient le temps, et les moyens, car Fol-Barbe n'avait pas donné de nouvelles à l'Amirauté depuis cinq jours. Pire, selon le dernier courrier qu'elle avait reçu du Donjon, ils étaient "impossible à localiser en l'instant" par les mages de guerre en service.

Elle retint un bref soupir. Après les journalistes présomptueux, voilà venu le temps des chercheurs récalcitrants. Le monde serait plus simple, si tout le monde pouvait être militaire. Plus simple, et il ressemblerait sans doute à un cauchemar, se reprit-elle en esquissant un franc sourire.

Elle demanda à Neil et Théli de faire un tour en ville afin d'en apprendre plus sur la disparition mystérieuse des livreurs de bois. Puis alla trouver Vey pour lui demander d'organiser quelques rondes de repérage à griffon avec les chevaucheurs, un moyen de cartographier les côtes proches, et de voir une trace éventuelle des pirates.

Plus que cette histoire de bois, elle était ennuyée par l'absence de nouvelles de l'équipe de recherche. D'autant plus que pour l'instant, elle ne pouvait pas y faire grand chose : Norfendre était gigantesque, et le groupe de chercheurs pouvait se trouver à des centaines, voir des milliers de miles d'eux. Mais il allait falloir réfléchir, s'ils ne donnaient pas de nouvelles d'ici quelques jours, à un moyen de les retrouver. Car si l'Etat-Major s'était planté, il se pouvait très bien que la Horde - entre autre - ait déjà mis la main sur eux...

Maroussia sortit sur le pont, emmitouflée dans une lourde cape faite de peaux, récupérée par Mikhaïl. Donnant l'ordre à Flint d'organiser le ravitaillement en vives du navire (et en bois pour le chauffage du poêle), elle alla jeter un coup d'œil aux manœuvriers qui s'affairaient à la réparation des avaries, avec l'aide des ouvriers, et au rangement du navire.

Puis, installée contre le bastingage du pont de commandement, elle prit une grande bouffée d'air frais. Malgré déjà bien des difficultés, le mât brisé de la Vengeance... elle savourait leur présence en ces terres inhospitalières. Le temps froid et sec, surtout. Depuis trois jours, elle ne ressentait plus ce mal de dos latent, cette douleur sourde et perfide qu'elle portait en permanence. A croire que le froid avait anesthésié sa peine. Ce qui lui procurait une certaine euphorie, comme un corps que l'on retrouve, bien des années après, comme un vieil ami.

Evidemment, la douleur reviendrait sous peu. Plus que le climat en lui même, c'était le changement de température - violent - qui soulageait son dos. Mais que ça dure encore quelques heures ou quelques jours, Maroussia Hodge comptait bien en profiter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vengeancedeneptulon.forumactif.com
Vendetta Mira Stella

avatar

Titre : Quartier-Maitre
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Messages : 129
Date d'inscription : 05/02/2018
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 25 Mai - 18:54

C'est alors qu'elle fait le point, autour d'une des tables de la carré, sur les réparations de fortune apportées au navire avec Inigo et Klitick que Vey reçoit les informations qu'elle attendait, en la personne d'un jeune moussaillon engoncé dans un uniforme raccommodé un poil trop grand pour lui, une veste en cuir doublée et un bonnet aux couleurs difficilement identifiables tant elles sont délavées.

- Pour vous, m'dame ! De la part de l'ingénieur Barbe-de-Fer ! dit il, en lui remettant un étui contenant vraisemblablement un parchemin.

- Merci soldat. Faites vous servir un repas chaud avant de repartir et transmettez mes remerciements à maitre Rorik.

- Ce s'ra fait, m'dame, merci !

La jeune femme hoche la tête en voyant le gamin qui esquisse un semblant de salut réglementaire, puis qui part en courant vers le coin où Nicodemus garde au chaud le rata qui permet à l'équipage de s'habituer aux conditions rigoureuses qui règnent ici. Ouvrant l'étui, elle déroule un plan qu'elle pose sur la table


ainsi qu'une petite note explicative, écrite d'une main plus habituée à manipuler des outils de prospection qu'une plume.

Citation :
A l'attention de Vey Mira Stella, stationnée à bord du navire Vengeance de Neptulon.

La carte que je vous ai fait parvenir comporte plusieurs informations qui pourront vous être utiles.

En vert : la route du bois, depuis les Grisonnes à l'est et le port. Comme je vous l'indiquais précédemment, elle est principalement terrestre, même si elle fait usage de la force du fleuve qui coule depuis les Grisonnes jusqu'au sud. Les grumes sont récupérées à l'embouchure, un peu avant la mer pour éviter le contact avec le sel qui pourrait, à ce stade, abimer la matière première, et placés sur des chariots, qui suivent une ancienne route jusqu'aux terres des Roharts. Là, les tortues géantes font le trajet jusqu'à Unu'pe, avant de terminer leur course par la route jusqu'au port.

En rouge : Deux zones qui échappent au contrôle des autorités de l'Alliance (et de la Horde !) et qui pourraient se révéler infestées de vermines des mers. Vous noterez la proximité avec la route du bois ; le point le plus à l'ouest est une ancienne base de la Kapitalrisk, que les bucherons tenaient à éviter le plus possible. Je vous recommande la prudence si vous allez par là bas, les pirates ne sont pas les seuls dangers qui rendent le coin attrayant : courants marins, icebergs, faune locale agressive en font une zone dangereuse.

En bleu : La route la plus "sûre" empruntée par les expéditions se rendant vers le nord, voir les restes du Tournoi d'Argent ou la forteresse d'Ulduar. Les griffons ne sont plus très nombreux et on les préserve. La route est longue mais encore suffisamment balisée. De plus, la coutume locale veut qu'on laisse à intervalles réguliers des abris et des rations pour les gens qui font la route.

Voilà tout ce que je peux vous communiquer pour le moment. J'espère que cela vous sera utile et que vous nous ramènerez le bois pour que l'activité reprenne !

Maitre Ingénieur Rorik Barbe-de-Fer.


Reposant la note, Vey regarde alors la carte plus en détail, s'imprégnant des différentes indications, les mêlant avec ses propres connaissances de la région, notamment les Grisonnes où le régiment de la Marche de l'Ouest, mené à l'époque par le maréchal Gryan Roidemartel était stationné. Perdue dans ses réflexions, elle n'entend pas tout de suite Maroussia qui s'est approchée de la table pour jeter un œil à la carte. Sourires. Salut réglementaire puis échanges de propos sur la situation. La reconnaissance aérienne est envisagée. Vey opte pour une sortie avec Romilda, la plus aguerrie pour ce genre de reconnaissance par temps froid. Klitick restera à bord afin de continuer à veiller sur la chaufferie avec Ysael, et acclimater l'AKIR au climat rigoureux du nord. Keneeth est missionné comme chevaucheur de veille, jusqu'au retour de la mission de reconnaissance.

Les préparatifs sont rapides, tenues chaudes de rigueur, lunettes de vol, gnomotophone calibré sur la fréquence la plus stable, gnomotographe pour les prises de vues. Un dernier conciliabule et Razéclair et Kay quittent le pont d'envol, profitant du léger vent matinal pour prendre rapidement de l'altitude, direction l'est.

Remonter la piste est facile, pourtant aucune trace du convoi. Les seuls mouvements, hormis la faune locale, nombreuse et variée, sont les chasseurs de la tribu des kaluaks, un groupe de Roharts, établis sur les terres voisines du port de l'Alliance. Survolant le port d'Un'upe, le duo ne tarde pas à voir une des fameuses tortues géantes effectuant le trajet jusqu'au port de Moaki, slalomant entre les icebergs, glaçons dans un verre de whisky vus du ciel, mais forteresses de glace pour les navigateurs aventureux. Toujours plus loin vers l'est, Romilda fait signe à Vey. Une lueur régulière en contrebas : un phare, dont le faisceau puissant parvient à percer les bancs de brume, rendus persistants par une baisse sensible du vent. Parvenus sur zone, le duo entreprend une descente rapide en larges cercles, afin de prendre quelques photos.

L'endroit semble avoir été déserté par la Kapitalrisk, mais il y a de l'activité, comme en témoigne la présence de trois navires, et les silhouettes qui arpentent les quais. L'une d'entre elles lève le bras vers le ciel, incitant le duo à ne pas s'attarder, et à reprendre la route vers l'est, vers la deuxième zone pouvant héberger des flibustiers. Et de fait, continuant sur un cap est sud est, survolant une nouvelle zone riche en débris de banquise et en icebergs vagabonds, Vey et Romilda finissent par repérer les pointes des mâts de navires dissimulés dans cet entrelac de glace. Profitant d'un passage en rase motte, les deux arment leur gnomotographe afin de recueillir le maximum d'informations avant de reprendre de la distance.

Puis c'est le long chemin de retour vers le port, et la Vengeance, rendu plus ardu par un renforcement du vent en altitude qui les oblige à faire un détour, mettant à l'épreuve l'endurance des griffons, pourtant habitués au froid. Mais il faut croire que le Norfendre possède une volonté propre, testant sans relâche tous ceux qui le parcourent. Et c'est avec un soulagement non feint que les deux femmes font atterrir leurs montures sur le pont de la Vengeance, reprenant quelques couleurs en leur apportant les soins nécessaires après une telle chevauchée, avant de remonter dans la carré pour faire leur rapport, et prendre un repas chaud.


Dernière édition par Vendetta Mira Stella le Mar 29 Mai - 14:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Korbelt

avatar

Messages : 18
Date d'inscription : 17/03/2018
Masculin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 28 Mai - 11:42

Longue fut la nuit, Korbelt la passa aux côtés des gardes du mur, à la lumière d’une torche ils discutaient et ressassait de vieux souvenirs, les cigarettes s’enchaînaient autant que les boissons chaudes, le vent était clément cette nuit. La neige elle, n’avait que faire du vent, avec ou sans, elle tombait sans cesse sur les capes de fourrures des trois silhouettes sur ce pan de mur. Un éclat de rire, une boutade et les revoilà à fixer les landes glacées du Norfendre. Dans le quai, la Vengeance est au repos, martyrisée par la tempête récente. La Louve essuie son épaule d’une petite couche blanche installée là en, quelques minutes. Le départ sonnera d’ici un ou deux jours, et peut-être feront-ils le détour par l’ancien campement de la Huitième.

Neyrah était toujours confinée dans la cale, silencieuse et immobile, Libram sur les genoux alors qu’elle méditait, ne répondant même pas aux appels des manœuvriers la sollicitant pour manger. Des pas retentirent non loin d’elle, alors qu’Erynn approchait dans l’habituel cliquetis de son matériel, s’installant à ses côtés. Comme toujours, les oreilles indiscrètes se régalèrent,  les deux ne cachaient pas leurs discussions, mêmes les plus houleuses.

« -Il serait temps de remonter Neyrah, méditer ne te feras pas oublier ce qui t’attends dans le Norfendre. Tout comme je serais obligée de l’affronter, il te faudra aussi tenir bon, et garder tête haute. N’oublie pas… Mère… Tu m’as toi-même dit que le passé n’a aucun sens, si nous perdons de vue la lutte pour l’avenir. »

Elle se redressa, elle savait qu’elle n’obtiendrait aucune réponse, la Sancteforge était plongée dans ses pensées, tournées vers la Citadelle de la Couronne de Glace. Un seul détail, minime, mais ne passant point inaperçu pour Korbelt, la Sancteforge souriait à présent. Des milliers d’années d’écarts, un gouffre d’expériences les séparant, mais pourtant, une infime région d’Azeroth les reliant. Parfois, la vie est une sacrée farceuse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Théli Gardepont

avatar

Genre : Masculin
Race : Humain
Âge personnage : 21
Messages : 9
Date d'inscription : 13/03/2018
Age : 21
Masculin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 28 Mai - 14:06

Une certaine nostalgie s’empara de Théli lorsqu’il sentit les premiers vents glacés du Norfendre. La dernière fois qu’il avait foulé le continent remontait à quelques mois, qui lui semblaient avoir duré une éternité. Et pour cause, son chemin ne fut pas de tout repos depuis lors. En l’espace de quelques mois, il avait été promu soldat avant d’être déchu. Il s’était rebellé avant de se conformer. Il avait aimé pour finalement répudier. « Tant de promesses faites et que je n’ai pas su tenir. » se dit-il amèrement. « Vais-je encore me défiler face à l’adversité ? » Non, cette fois-ci, il comptait bien aller jusqu’au bout car il était mû par une rancœur profonde, que seul l’équipage pouvait aider à apaiser. Une fois sorti de ses songes, il se dirigea vers la cabine du Capitaine, bien décidé à lui faire part de ses desseins. De tous les membres de l’équipage, Maroussia était celle en qui Théli faisait le plus confiance. Il appréciait chez elle sa propension à pardonner, faire table rase du passé et considérait, à ce titre, qu’elle était la plus à même de le comprendre.

Mais l’heure n’était pas encore à la confession pour Théli. Il n’eût pas le temps de frapper à la porte qu’il sentit une main sur son épaule, suivi d’un « petit frère ». Un surnom affectueux que Neil avait donné à Théli et qui reflétait indéniablement la relation fraternelle entre les deux matelots. Depuis son arrivée dans l’équipage, Neil semblait avoir pris sous son aile le jeune matelot, comme l’avait fait tant d’autres personnes auparavant. « Est-ce ainsi que l’on me voit ? Comme un enfant qui a besoin d’être protégé ? » Cette question taraudait Théli avant même que Neil n’endosse son rôle de « grand-frère ». « Moraïa, Mairi … vous vous êtes toutes les deux senties investies d’un devoir envers moi. Et voilà que Neil reprend votre flambeau. Il est temps pour moi de congédier le petit garçon qui est en moi. »

Sur cette résolution, il prit les devants et proposa à son ami d’aller en ville recueillir des informations sur la pénurie en bois, comme le leur avait demandé le Capitaine la veille. Il noua sa longue tignasse châtaine, ajusta son harnais, s’emmitoufla dans son épaisse cape en fourrure et commença à franchir la petite passerelle en bois avant de s’arrêter net. « Au fait, Neil, j’aimerais que tu m’appelles par mon vrai nom, Aidan. » dit-il dans un sourire radieux, comme s’il venait de se libérer d’un lourd fardeau. Sur ces mots, Aidan tourna les talons et poursuivit sa route d’un pas décidé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Théli Gardepont

avatar

Genre : Masculin
Race : Humain
Âge personnage : 21
Messages : 9
Date d'inscription : 13/03/2018
Age : 21
Masculin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 29 Mai - 0:36

Après avoir été encouragé par Neil, Théli rédigea un rapport sur les informations qu’ils purent recueillir en ville et le déposa sur le bureau du Capitaine.

Citation :
Note à l'attention du capitaine Hodge.

Conformément à vos consignes, nous –Théli Gardepont et Neil Sloane- avons interrogé les habitants locaux pour avoir quelques éclaircissements sur cette pénurie de bois, qui perdure depuis maintenant deux semaines. Après quelques échanges plus ou moins « cordiaux » avec les débardeurs du port, nous avons pu obtenir un début de piste. Il semblerait que la compagnie de bois, composée d’humains et nains habilités par l’Alliance, qui était chargée de livrer chaque semaine du bois en provenance des Grisonnes, ait disparu de la circulation depuis deux semaines. Ces marchands avaient pour habitude de faire le trajet entre les Grisonnes et la Toundra en longeant le Sud du Norfendre par les côtes.

L’un des dockers nous a ensuite suggéré de nous enquérir auprès des fermiers vivant aux alentours de la ville. Là-bas, nous avons fait la rencontre d’un dénommé Ben, qui était un vieil ami du chef de la compagnie. Il ne nous a rien appris de nouveau, jusqu’à ce qu’il mentionne les rapports de voisinage pour le moins conflictuels qui existaient entre la compagnie marchande et les gobelins du Kapitalrisk, lesquels détiennent une menuiserie à proximité de l’endroit où la compagnie récupère son bois. Il a alors évoqué à demi-mot le harcèlement dont était victime la compagnie marchande de la part du Kapitalrisk, sans nous en dire plus sur la nature de leurs agissements. Toutefois, il a bien daigné nous donner la localisation de la base gobeline et a déclaré que « le commandant était au courant, mais il n’y croit pas » avant de retourner à son labeur.

Une petite virée chez le Kapitalrisk s’impose.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Neil Sloane

avatar

Titre : Eclaireur
Genre : Masculin
Race : Humain
Âge personnage : 30
Messages : 27
Date d'inscription : 13/04/2018
Masculin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 29 Mai - 0:47

L'aspirant été fier que Aidan est pris les devant pour plusieurs raisons la première il n'aimait pas être sous les projecteurs et il sentait cette envie chez le jeune homme de faire ses preuves pour ne plus être vu comme un " enfant " mais un homme qui pouvait prendre ses propres décisions, voila pourquoi il appréciait Théli voir même l'envier parfois car contrairement à l'animal qu'il était devenu, Théli pouvait devenir une bonne personne et un fier représentant du Neptulon, il gravirait surement rapidement les échelons, Sloane avait confiance en lui sur ce point à un point ou il ne prit pas la peine de lire la note à l'intention du Capitaine ayant une confiance quasi aveugle en Théli.

Et le soir quand Théli eu déposait la lettre sur le bureau du Capitaine, le chien sauvage posa sa main sur la tête de son petit frere et lui tendit une étrange dague dont le manche représentait une serpent


" Bien reçu, Aidan , mais seulement dans l’intimité ? ou l'assumeras-tu devant tout l'équipage  ? "

Sloane attendit une réponse une fois cette derniere acquise il hocha la tête et salua le jeune homme expliquant qu'il devait etre pret pour son épreuve de spécialisation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maroussia Hodge

avatar

Titre : Capitaine
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Âge personnage : La trentaine
Messages : 306
Date d'inscription : 15/01/2018
Age : 27
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 29 Mai - 12:01

Des affiches apparurent pendant la nuit dans tous les coins du Fort de la Bravoure. Difficile de savoir comment ils s'y étaient pris, alors que le fort était étroitement surveillé... Mais des panneaux criards ornaient chaque pierre ou presque de la ville et des fermes alentours. Quant au prix indiqués, exorbitants, créaient chez les passants et les soldats des remarques acides ou fatalistes, notamment sur l'absence de gêne ou d'empathie des gobelins...




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vengeancedeneptulon.forumactif.com
Hérodiade Ambrose

avatar

Titre : La Lionne
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Abjuratrice
Âge personnage : 46 ans
Messages : 48
Date d'inscription : 30/01/2018
Age : 21
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 29 Mai - 16:19

Hérodiade se promena en ce début d'après-midi dans l'enceinte du Fort. Une légère brume glacée sortait d'entre ses lèvres au rythme de sa respiration. Chaudement accoutrée, mélange de fourrure et tissus épais, elle se soucia guère de laisser sa longue robe prendre la neige au gré de ses pas. Elle ne portait pas le Norfendre dans son coeur et pour cause, elle se remémora les années de guerre, envoyée à Dalaran pour soutenir le Kirin Tor dans la campagne contre le Roi Liche. Elle participa à ce conflit total qui engloba tout un continent. Les survivants furent acclamés en héros à leur retour à Hurlevent tandis qu'elle fut bonne pour le palais de justice où quelques petites histoires de meurtres l'avaient attendu patiemment. La ruine et l'oubli, voilà ce que lui avait finalement coûté le Norfendre.
Elle ignora la plupart des soldats passant près d'elle, et elle se dirigea vers l'auberge où lasse de la cabine du navire elle préféra la location d'une chambre douillette. Plusieurs affaires personnelles sur le feu la transformèrent en gratte papier pour le reste de l'après-midi. Après tout, elle n'a pas encore éliminé tous ses ennemis.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maroussia Hodge

avatar

Titre : Capitaine
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Âge personnage : La trentaine
Messages : 306
Date d'inscription : 15/01/2018
Age : 27
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 29 Mai - 16:45

Une note rapidement rédigée fut affichée sur le tableau destiné à l'équipage.

Citation :

DÉPART IMMINENT

A l'attention de l'équipage :

En vue d'un départ imminent, je vous demande de prendre avec vous armes et vêtements chauds, résistants au froid bien plus vif du nord du continent.

Les griffons doivent se tenir prêts et être harnachés. Merci de ne prendre que le strict nécessaire et de voyager le plus légèrement possible.

Votre présence est requise dans le carré à la vingt-et-unième heure, pour un départ immédiat.

Ceux n'ayant pas l'équipement adapté peuvent demander au Quartier-Maître Berge, ou se rendre dans l'armurerie ou un manœuvrier en charge de l'équipement se chargera de leur donner la liste exhaustive des tenues chaudes dont nous disposons actuellement à bord.

Chaque nouvel aspirant doit récupérer un tabard de la flotte maritime de l'Alliance à l'armurerie, et obtenir des armes si les siennes lui font défaut.

Bien à vous.

Maroussia Hodge



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vengeancedeneptulon.forumactif.com
Vendetta Mira Stella

avatar

Titre : Quartier-Maitre
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Messages : 129
Date d'inscription : 05/02/2018
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 29 Mai - 18:04

"Surcharge de la batterie principale. Mode échec. Voulez vous ré essayer ?"

Pour la troisième fois, la petite voix du module d'interface de Vacarme énonce une réalité sordide : le familier mécanique n'est pas encore prêt à affronter les grands froids de l'arrière pays. Cigarette à la main, les yeux sur le plan à la recherche de l'information qu'elle aurait manqué malgré plusieurs relectures assidues, Vey retient un petit soupir avant d'arriver à la conclusion logique : le méca-chien ne fera pas partie du voyage vers le nord. Tant pis, il restera ici pour veiller sur le navire.

Une dernière manipulation des fils de la batterie, un tour de clé par ci, une utilisation adroite du tournevis pour dire qu'on ne rend pas les armes face à l'adversité. Les voyants qui clignotent, le ronronnement de la batterie qui suit un rythme nouveau, les yeux qui s'écarquillent, le cœur qui bat un peu plus fort.

Mais non.

Reposant les outils à leur place sur le mur de l'atelier, Vey termine sa cigarette, ré initialise son familier, et elle referme le capot en prenant soin de ne pas se couper avec les arêtes vives des articulations. Puis elle remet son manteau avant d'ouvrir la porte et de sortir sur le pont. Le froid la saisit malgré le fait qu'elle s'y attende et elle regrette presque aussitôt d'avoir terminé sa cigarette. Le léger grincement de métal lui apprend que Vacarme est sorti derrière elle, et commence sa ronde, comme elle l'a programmé pour le faire. Remontant son col, elle franchit rapidement la distance qui la sépare de la carrée, afin de se servir une boisson chaude. Notant le message du Capitaine sur le panneau prévu à cet effet, informant l'équipage du départ immédiat vers le nord, elle se contente d'une petite tasse de thé chaud vite bue, se remémorant entre amertume et amusement les rencontres plus ou moins récentes avec les représentants du peuple gobelin, avant de se rendre dans sa cabine pour s'équiper. Puis elle descend dans la cale, afin de veiller à ce que les griffons aient tous un solide repas avant le départ ; elle prend le temps de faire le point avec Klitick sur les modifications apportées à l'AKIR pour supporter le froid, qui, sans ça, pourrait mettre à mal certaines des mécaniques fragiles qui rendent le vol du gyrocoptère si fluide. Puis, une fois les griffons nourris, la jeune femme veille à leur bon harnachement, afin d'accueillir la plus grande partie du matériel dont aura besoin le groupe qui se dirigera vers le cœur du continent, tirant partie de l'expérience acquise lors de l'expédition en Un'Goro via le désert de Tanaris. Seul Neige, le plus jeune de l'écurie est laissé de côté, son inexpérience pouvant se révéler un handicap sur le terrain, mais un atout pour l'équipe restant à bord, en leur apportant un moyen de transport rapide.

Tous ces préparatifs occuperont Vey une grande partie de l'après-midi, t ce n'est que peu avant le briefing de départ qu'elle pourra être vue sur le pont, cigarette à la main, en grande discussion avec deux des manoeuvriers chargés de veiller sur le navire, pour leur donner les dernières instructions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maroussia Hodge

avatar

Titre : Capitaine
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Âge personnage : La trentaine
Messages : 306
Date d'inscription : 15/01/2018
Age : 27
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 30 Mai - 9:56

Dans la nuit du vingt-neuvième jour du cinquième mois, les échanges de bois entre les grisonnes et la Toundra Boréenne reprirent. Nul ne savait ce qui s'était passé dans la Baie de la Kapitalrisk avec exactitude, mais c'est par vagues que les membres de l'équipage du Neptulon revinrent des Grisonnes : Un premier groupe accompagnait les prisonniers récemment libérés. Un second convoya un navire chargé de bois, suivit de près par les griffons de l'escouade aérienne. Enfin, Mikhaïl et Gwen arrivèrent à l'aube, accompagnés d'un gobelin solidement attaché.

C'est au total deux gobelins - un jeune et un moins jeune - qui furent ramené par l'équipage de la Vengeance de Neptulon et enfermés dans les geôles du Fort.

Les soldats de marine avaient aussi ramené avec eux des prisonniers enchainés, les fameux nains composant la compagnie de l'OPUP de production de bois. Ils furent nourris et purent prendre du repos, dans l'enceinte du fort.

Hodge s'entretint quelques instants avec le commandant du fort. A l'aube, la réparation des avaries du mât de Foc commençaient déjà. Il faudrait sans doute plusieurs jours et plusieurs bras pour remettre d'aplomb l'imposant pilier de bois. Tous les manœuvriers et les membres d'équipage furent appelés à mettre la main à la pâte.




Dernière édition par Maroussia Hodge le Mer 30 Mai - 11:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vengeancedeneptulon.forumactif.com
Vendetta Mira Stella

avatar

Titre : Quartier-Maitre
Genre : Féminin
Race : Humaine
Métier/classe : Soldat de Marine
Messages : 129
Date d'inscription : 05/02/2018
Féminin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 30 Mai - 11:01

Réveillée en sursaut par le bruit des haches et des scies venues du chantier naval, Vey s'aperçut qu'elle avait fini par piquer du nez sur son bureau, la joue posée sur la pile de dossiers qu'elle étudiait en détail depuis le retour de l'expédition sur le camp de la Kapitalrisk et le petit débriefing qu'elle avait effectué dans ce qui constituait l'annexe du poste de commandement, à savoir la taverne du Fort de la Bravoure.

De retour sur le navire avec Mikhaïl, qui avait préparer sa tisane, la conversation concernant la mission avait duré une partie de la nuit, avant que les deux ne rejoignent leurs cabines respectives. Malgré la fatigue, le sommeil tardait à venir, tenu à l'écart par quelques unes des interrogations qui s'étaient faites une place dans son esprit, sur le chemin du retour. Objectivement, la mission était une réussite : le bois avait été récupéré, les convoyeurs avaient été retrouvés et libérés, et on ne déplorait qu'un seul blessé, sérieux mais heureusement pris en charge par le nouvel aspirant médecin du bord. Petit bonus, le camps de la Kapitalrisk avait été sévèrement réduit, les deux dirigeants dormant à présent dans les geôles du Fort.

Pourtant, quelque chose continuait à la tenir éveillée. Elle refit mentalement le déroulement pour voir si elle pourrait mettre la main sur ce qui la chiffonnait. Le briefing à bord de la Vengeance, et les dernières consignes, concernant le fait de se déplacer toujours au moins par deux. L'arrivée par portail dans le camp, l'accueil par l'improbable duo et le début de la tractation, l'obligation de se faire passer pour des clients afin de faire le tour des installations et permettre aux plus discrets, ou aux pus lents, de se "perdre" et mener leur petite enquête. La découverte du bois marqué du sceau de l'OPUP pendant un des tours de la scierie, la confirmation par Gwen d'un groupe tenu à l'écart, prisonniers ou mercenaires et les manœuvres pour en apprendre plus. L'initiative louable de Siopi et Ichnos de se faire passer pour des recrues afin de s'introduire dans le cœur de la scierie, gardé par des malabars. Les recherches de Gwen couronnées de succès quand elle avait réussi à trouver l'équipe de convoyeurs; Tous les éléments qui s'imbriquaient les uns dans les autres, chacun en place, la touche finale à apporter. Mettre les gobelins devant le fait accompli et sortir les bonnes cartes pour les faire plier. C'était sans compter sur leur acharnement et leur façon de jouer avec des dés pipés : les menaces n'avaient pas pris et les choses avaient dégénérés plus vite que prévu. Chacun avait alors jouer sa partition, t le camp s'était transformé rapidement en champs de bataille, quand les "employés", activement sollicités par le discours de l'aspirant Farlick, avaient commencé à se battre entre eux. Dans la confusion générale, les deux gobelins en chef, Bibop Alula et Girtz Tirlarondelle avaient été appréhendés et leur arrestation avait mis un terme aux combats avec les malabars, qui s'étaient rendus docilement. Dehors, l'émeute avait fini par se calmer, faute d'une réelle motivation et en l'absence de combattants, de plus en plus d'ouvriers étant restés sur le carreau (ou sous les planches, qui servaient d'armes alors). Une zone avait été délimitée pour permettre au Capitaine, arrivant par la voie des airs avec les griffons, de se poser sans encombre. Un rapide debriefing avait eu lieu avant que chacun regagne le Fort, qui par portail, qui par griffon.

C'est en repensant au chemin du retour que Vey mit le doigt sur ce qui la chiffonnait : le plan avait peut être trop bien fonctionné, en fait ; elle les avait incité à se disperser afin de ratisser une zone plus large, espérant gagner du temps et augmenter les chances d'en apprendre plus, mais elle n'avait pas pleinement compte des talents et affinités de chacun, elle n'avait pas pu être en communication avec tous, et c'est le manque de contrôle évident sur la situation et la façon dont les choses avaient dégénéré qui la faisait ressasser encore et encore. Elle avait beau se dire qu'un plan vole en éclat aux premières minutes de l'engagement, elle ne parvenait pas à se sortir de l'esprit que quelque chose avait raté, et qu'elle en était à l'origine. Connaitre les capacités de chacun afin d'en faire le meilleur usage sur le terrain, mais également les façons de faire et de penser de chaque membre d'équipage, afin de créer une synergie qui ne se manifestait principalement que dans les moments de grandes tensions, comme cela avait été le cas hier. Des individualités exemplaires, mais manquant d'une certaine coordination, dont elle se blâmait en premier lieu, mais qui était aussi du à un manque d'entrainement ensemble, et à ses attentes à elle, qui avait connu l'armée, et appliquait un schéma qui ne pouvait pas tenir tant que les bases ne seraient pas là.

Se levant, sans allumer de cigarette, ce qui en disait long sur son état d'esprit, Vey s'habilla chaudement, prit quelques uns des dossiers qu'elle avait compulsés et se dirigea vers la cabine du Capitaine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Neil Sloane

avatar

Titre : Eclaireur
Genre : Masculin
Race : Humain
Âge personnage : 30
Messages : 27
Date d'inscription : 13/04/2018
Masculin

MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 30 Mai - 12:15

C'est souriant que quelques membres de l'équipage auront vu Neil en pleine lecture d'une lettre, pour les curieux, il répondra simplement que c'est une réponse de Elizabeth Smith, visiblement il avait eu raison et si il avait parier, il en aurait été le vainqueur, cependant comme il en avait convenu avec le Quartier Maitre Vey il lui montra le passage ou elle parlait du rapport, ainsi le quartier maitre pourrait comme cela avait été convenu lui fournir des précieux conseils.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Bruits de couloir    

Revenir en haut Aller en bas
 
Bruits de couloir
Revenir en haut 
Page 9 sur 11Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 8, 9, 10, 11  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Vengeance de Neptulon :: LE PONT :: Journal de bord-
Sauter vers: