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 Bruits de couloir

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Neil Sloane

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 24 Avr - 10:42

Neil avait prit soin de cuisiner la queue du dinosaure et d'en faire des brochettes, il avait fait le tour complet des membres de l'équipage afin qu'ils reprennent des forces, le plat n'était le meilleur qu'il aurait pu faire vu le manque d’ingrédient, mais au moins ils auront le ventre plein pour la nuit !

L'aspirant alla monter la garde pendant un moment, soucieux d'avoir vu cette forme, il n'aimait pas être espionner, ni pris en chasse, mais rien la chose était soit reparti faire son rapport ou renoncer à l'attaque, il sursauta quand Neyrah posa sa main sur son épaule pour lui dire qu'elle prenait la relève, il hocha la tête et parti alimenter le feu pour s'endormir prêt de lui, comme toujours plus ou moins loin du groupe.

Au petit matin, le Vagabond fouilla le camp à la recherche d'indices pouvant conduire le groupe sur la bonne destination, sans le vouloir il entrouvrit la tente du capitaine qu'il referma aussitôt confus de l'avoir vu dormir.


Dernière édition par Neil Sloane le Mar 24 Avr - 11:41, édité 1 fois
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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 24 Avr - 11:05

La douleur se faisait lancinante. Comme si Isström, la forgeronne du bord, s'amusait à se servir de son système nerveux comme une enclume, frappant et frappant encore du marteau pour dessiner le fer.  Maroussia n'appréciait pas ce genre de douleur sourde. Elle ne lui rappelait que trop bien celle de son dos, qui, étrangement, semblait s'être apaisé. A croire que pour éviter de souffrir du ventre, il suffisait de se casser le doigt d'une main...

Elle divaguait. Et elle n'aimait pas cela non plus. La liane épaisse avait frappé à l'endroit ou elle était le plus vulnérable, la tête. Cela faisait bien longtemps qu'elle ne portait plus le heaume. Trop chaud, sans vision périphérique, dangereux lors d'un engagement en mer. Mais résistant. Un tel coup, la liane qui fouette l'air, n'aurait pas dû la sonner ainsi. Elle ne s'y attendait pas. Elle se relâchait. Et surtout, elle mettait beaucoup trop de temps pour s'en remettre.

Maroussia tenta de se relever sur la couche de fortune. Elle se trouvait dans une tente. On lui avait retiré son armure, la laissant en pantalon de toile et en simple chemise. L'ambiance était humide, l'air chaud, presque étouffant. Elle passa sa main sur son front bandé, moite et fiévreux. Ses cheveux collaient à sa nuque. Elle inspira, expira, jouant sur sa respiration. La douleur se calma peu à peu. On lui avait laisser de l'eau, et elle bu, assoiffée.

Quelle heure était-il ? La nuit semblait bien avancée. Elle se tira lentement en dehors de la tente. Apercevant les silhouettes de ceux qui dormaient, et ceux qui, de quart, assuraient au loin un tour de garde. Elle ignorait ce qui s'était passé ce soir, à Tanaris, les souvenirs affluant par vague. Elle renonça à chercher quelqu'un pour un témoignage de fortune. Ils semblaient tous en vie, et en bonne santé. Le reste attendrait.

Elle sombra une nouvelle fois dans un mélange de sommeil et d'inconscience, emprunte de sentiments contradictoires. Fière, de ses coéquipiers, qui étaient parvenu à traverser ce maudit désert. Furieuse, contre elle même, de sa négligence qui l'avait transformé en poids mort.

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Maroussia Hodge

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 24 Avr - 11:14

Précisions : le Campement Marshal

L'équipage parvint à un petit campement, sans doute anciennement occupé par des explorateurs. Tout était en ordre, les tentes de bonne qualité bien qu'un peu abimées par les éléments. Visiblement, les anciens occupants étaient parti sans se précipiter, quelques jours auparavant, par en juger de l'état convenable du campement, et du fait qu'un prédateur en tout genre n'ai eu le temps - ou l'idée - de le saccager.

Peut-être est-ce aussi la muraille de fortune qui l'entoure, faite de pieux de bois acérés, qui a permis au campement une relative tranquillité. Quoi qu'il en soit, il est judicieusement placé sur une pente, non loin d'un cour d'eau, et offre une réelle protection à ses occupants de quelques jours.

Pour les plus curieux d'entre eux, ils trouveront des cartes et des livres sur la région, laissés par les précédents explorateurs, avec peut-être, qui sait, des éléments intéressants sur les fameux cristaux, pour l'instant invisibles à leurs yeux... !

(Le campement est donc dépourvu InRP de tous les PNJ !)
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Vendetta Mira Stella

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 24 Avr - 17:59

Fichu sable...

Assise sur une souche faisant office de banc, Vey enlève sa botte droite, puis la renverse, esquissant une petite moue en contemplant l'éphémère cascade ambrée qui s'en déverse. Faisant de même avec l'autre botte, elle s'accorde un court moment de détente, un léger souffle de vent lui effleurant les pieds. Un sifflement sur sa gauche lui apprend qu'elle a fermé les yeux sans vraiment s'en rendre compte. Les griffons sont en train de manger leur ration, principalement constituée de poissons et de végétaux, et semblent échanger eux aussi sur la longue route qui les a mené jusqu'au cœur du cratère d'Un Goro. Il faut dire que celle-ci n'a pas été de tout repos, surtout pour des animaux habitués à contempler le monde d'en haut.

En effet, pour les ménager au maximum, la plupart d'entre eux a fait la route au sol, portant le plus gros du matériel de l'équipe. Bien sur, ils n'ont pas rechigné à être ainsi transformer en bêtes de somme de luxe, mais il ne s'agirait pas que cela dure trop longtemps. Se levant pour les calmer, et éviter que leur remue-ménage n'attire par trop l'attention des prédateurs locaux, car, après tout, ils représentent chacun plusieurs centaines de livres de bonne chair fraiche, et l'endroit ne manque pas de gourmet de tout poil, ou toute écaille, comme le leur rappelé le diablosaure qui les a accueillit sur la route quelques temps avant, elle fait le tour des animaux, leur parlant doucement pour les amener à finir vite leur pitance et prendre un peu de repos.

Puis, toujours pieds nus, elle fait le tour du camp, veillant à ce que chacun soit en place pour la nuit, et que les tours de garde soient bien établis. Certes l'enceinte de bois est toujours debout, signe que nul prédateur de grande taille n'est venu voir de trop près, mais maintenant que l'endroit est à nouveau habité ...  Elle sait pouvoir compter sur le professionnalisme de l'équipe, mais comme se plaisait à rappeler le sergent instructeur, la confiance n'exclut pas le contrôle. Et puis, elle a besoin de se dégourdir un peu les jambes, aussi étonnant que cela puisse paraître, comme l'athlète qui marche encore quelques instants après une course éreintante. Les reliefs du repas, à base de queue de diablosaure, ont été proprement mis de côté, afin de ne pas attirer les moustiques ... ou autre chose.

Revenant vers son banc, elle remet ses bottes et se dirige vers la tente où le capitaine a été allongé, un bandage propre autour du front. Gwen et Neyrah se sont relayées à son chevet, mais le repos semble le meilleur des remèdes pour le moment. Faisant retomber le rabat de la tente pour préserver l'intérieur des moustiques autant que possible, elle pose sa main sur le front de Maroussia, qui murmure quelques mots incompréhensibles dans son sommeil. Pas de fièvre, et pas de trace de renvoi de l'eau qu'on lui a fait boire, c'est rassurant. Le risque de traumatisme crânien sérieux semble écarté. Sortant silencieusement, elle revient vers son banc, qui, de par sa position centrale, permet de garder un œil sur l'ensemble du camp. Elle ouvre un des livres qu'elle a repéré dans la tente principale et qui semble avoir été laissé là par les précédents occupants, comme une sorte de ... guide de la faune et la flore locales, ce dont elle leur est reconnaissante. Elle espère trouver des éléments intéressants sur l'équilibre qui régit cette extraordinaire région, qui, à l'instar de l'Ile des Géants, constitue un écosystème complexe et surement plein de surprises. Elle cherche en vain une entrée sur les cristaux de puissance, mais elle ne désespère pas, les scientifiques ayant l'habitude de donner des noms savants aux choses, elle ne doute pas de tomber dessus au détour d'un paragraphe sur les super curiosités locales, puisque presque tout ici est déjà simplement curieux.

Puis, au signal convenu, elle referme son livre et va prendre son tour de garde. Et elle passera une partie de la nuit à observer les frondaisons et les broussailles qui dressent une toile de fond plus sombre que la nuit piquetée d'étoiles qui apparaît parfois entre les cimes des arbres géants. Elle aura l'impression diffuse, à plusieurs reprises d'être autant observée qu'observatrice, mais seules les stridulations des insectes viendront troubler son quart.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 24 Avr - 20:10

La sancteforge vint à l’aube, passant sous la tente du Capitaine sans un mot, et dans plus grand silence possible, seul les cliquetis de l’armure laissèrent paraître sa présence à ce moment. Elle avait pris soin de retirer toute partie en cristaux Ata’amals. Lentement elle approcha de la dormeuse, retirant les gantelets pour poser une main sur son front. Fiévreuse, c’était sûr. Elle émit un petit soupir et saisit son Libram, s’agenouillant aux côtés de Maroussia. La Lumière pulsa doucement dans sa paume, infusant le corps de la souffrante, le processus fut répété régulièrement dans la nuit, destiné à apaiser la fièvre et les souffrances de celle-ci.

Quelques âmes s’agitaient çà et là, les tours de garde, les insomniaques. Elle pensait à l’équipage, le regard posé sur le visage fermé de Maroussia, mais les yeux dans le vague.  Le carnet fut sorti lentement, feuilletant les pages, et récupérant une note, celle d’une militaire, d’une Louve qu’elle connaissait bien. Où était-elle ? Mystère. Celle qu’elle voyait comme une fille devait sûrement faire ce pourquoi elle se sentait vivre, la Guerre. Le Capitaine était-elle si différente ? Elle ne savait pas, elle ne la connaissait pas assez. Et eux, l’équipage, étaient-ils comme elle ?



Citation :

Humanité:

L'humanité est à la fois l'ensemble des individus appartenant à l'espèce humaine mais aussi les caractéristiques particulières qui définissent l'appartenance à cet ensemble.
L'humanité réunit aussi certains des traits de personnalité d'un individu qui, par exemple, amplifient les qualités ou les valeurs considérées comme essentielles à l'humain, telles que la bonté, la générosité.
Le concept d'humanité est aussi à rapprocher de la notion de nature humaine qui souligne l'idée que les êtres humains ont en commun certaines caractéristiques essentielles, une nature limitée et des comportements spécifiques. Ce qui les différencie des autres espèces animales.



   Pourquoi t’es-tu mise à rêver ? Est-ce ce qui définit l’Humanité ? Le rêve, l’utopisme. Est-ce ce qui nous pousse à continuer chaque jour ? Ces rêves n’ont-ils pas entraîné mon abandon Mère ? Je ne vous comprends pas. Je ne comprends pas ce qui vous pousse à vous relever encore et encore. Et je ne veux pas comprendre. L’Humanité n’a plus de cœur, en a-t-elle eu un jour ? La Haine vous construit molécule par molécule, la colère déforme vos traits pourtant si parfaitement dessinés. La mort se fait sentir dans votre sillage. Oui, la mort. Ce monde n’a d’odeur que la Mort. Cendres, déchets, alcool et fluides. Rien de tout cela n’efface son odeur. Dans vos tavernes insipides, dans vos terres, même dans vos maisons je ne vois et sens que cela.

Les invisibles errent au milieu des ruelles, les yeux baissés et le regard ailleurs. Simples ombres parmi les lumières. Toute la beauté de votre Humanité se tient là. Valse de lumière et de ténèbres. Mais la chute est inévitable, elle approche. Vos lumières se font rares, de plus en plus tenues et instables. Quelque chose fait fluctuer les courants, les interrompt parfois. Et vous perdez peu à peu les êtres qui vous sont chers. Jusqu’au jour où vous, vous abandonnerez. Vos divisions politiques et sociales vous nuisent, gangrènent les royaumes. Elles entrainent peu à peu votre damnation. Pourquoi ne pas ouvrir les yeux ? Pourquoi continuez-vous ainsi à écraser ceux qui s’opposent à vous ? Je pense le savoir. Je pense simplement que chaque être humain est prêt à marcher sur les autres, à les éliminer sur n’importe quel plan. Dans le seul but d’accomplir ses rêves.

L’égoïsme vous définit autant que la souffrance que vous causez. Il n’y a qu’au moment de la mort que vous comprenez enfin votre importance mineure. Que votre existence n’aura tendu qu’à faire chuter un peu plus cette Humanité que vous vouliez guider vers le haut à votre façon. Car c’est ce qui importe : « Votre façon » et pas celle des autres. Quand allez-vous comprendre que la clé de l’avancement est l’unité ? Quand oublierez-vous vos causes triviales ? Vos réalisations scientifiques servent votre guerre d’Alliance, et non pas l’Humanité. Vos recherches biologique servent votre Grand Guerre, et non pas l’Humanité. Votre existence, elle, ne sert que le but que vous vous donnez au travers de vos rêves.

Et toi Mère, Rêves-tu de moi ? Et toi Père, rêves-tu de m’avoir un jour aimée ? Et toi Shaia, rêves-tu de vivre ?  Et toi Gwyl, rêves-tu de Gilnéas ?

Et toi ?

Et vous ?

Et moi ?

Reviens Mère, prends-moi dans tes bras. Je pleure ce soir. Car ce soir, je rêve de rêver.

Elle referma le carnet, remontant son regard sur Maroussia. Est-ce que tous ceux dont la vie était rythmée par la Guerre pensaient ainsi ?  Se battait-ils vraiment pleins de valeurs, pour au final ne finir que par voir les spires des aspects de l’Humanité ?

Elle… Elle refusait de perdre l’espoir et ses valeurs, elle refusait de ne pas voir la beauté de ce monde et de ceux le composant. Elle se battait pour cela, et se battrait jusqu’à sa mort.Ce bateau et son équipage était sa famille à présent, ses soutiens. Leurs vies prévaudraient sur la sienne, c’est ainsi qu’elle avait toujours agit. Non pas par fierté, ou héroïsme. Mais parce que son Père l’avait formée ainsi. Le sacrifice de soit plutôt que celui des autres. Le Bien de Tous, avant le Bien de Soit.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 25 Avr - 10:29

Soufflant une fois de plus sur une mèche blonde trempée de sueur qui s'évertue à se balancer devant son œil droit, Vey poursuit la lecture de son livre. Celui ci, avec tous les autres trouvés jusque là dans les tentes laissées à l'abandon par les précédents occupants, traite d'un aspect de la vie, et de la mort, quand on regarde de plus près certains illustrations, dans le cratère. Elle s'interroge une fois de plus pendant un court instant sur les raisons éventuelles de cette disparition, qui, pour ce qu'elle a pu en juger, s'est faite en bon ordre. Peut être ont ils trouvé ce qu'ils cherchaient ? Ou bien peut être en ont ils eu marre de cette chaleur plus étouffante que la cocotte minute de Sargeras. Ou alors ils ont été enlevés par les ombres qui semblent tant obnubiler Neil depuis qu'ils ont mis les pieds ici ? Ce qui voudrait dire que l'équipage a pris place sur la devanture du restaurant, en attente d'être à son tour au menu des locaux...

Secouant la tête pour chasser ses sinistres métaphores culinaires, la jeune femme tend la main vers sa gourde pour boire une gorgée d'eau tiède. Un coup d'œil circulaire vers le camp, où chacun vaque à ses occupations, les sentinelles aux aguets, les griffons au repos. Seuls émanent de l'AKIR quelques vitupérations à voix basse, indiquant que Klitick est aux prises avec des réparations d'ampleur. Le sable a eu des conséquences sur tous les organismes, physiques autant que mécaniques. Heureusement que le traitement contre le sel marin le prévient d'une certaine forme de corrosion.

Un cri dans les hauteurs. Levant la tête, Vey aperçoit, plus qu'elle ne voit, un couple d'oiseaux de bonne taille, dont la forme n'est pas sans lui rappeler les créatures volantes de l'Ile aux Géants, en Pandarie. Et une fois encore, elle s'interroge sur l'extraordinaire similitude des deux environnements, pourtant si éloignés l'un de l'autre. Reprenant sa lecture elle tombe sur une petite carte des lieux, avec des légendes plutôt explicites, comme autant de mises en garde. Au nord de leur position, se trouverait la résurgence d'un volcan, dont les nombreux points chauds semblent parsemés le cratère, expliquant en partie la chaleur du lieu. A l'ouest, des sources chaudes qui s'écoulent en méandres sinueux, devenant progressivement des marécages infestés de prédateurs. Se penchant pour mieux lire l'écriture hâtive de l'auteur, Vey note la présence de mares de goudron au nord du cratère, et un étrange idéogramme qui semble représenter une forme humanoïde, ainsi qu'un petit dessin figurant une grotte ou un passage dans la paroi. Enfin, le sud est barré d'une grand croix rouge, avec un motif en forme d'insecte volant. Guère encourageant mais cela corrobore en partie les informations fournies par les explorateurs de la Ligue.

C'est alors qu'elle note ce qu'elle a pris jusque là pour une fantaisie de l'auteur, pour embellir son dessin, des taches de couleur, qui parsèment de façon apparemment aléatoire la carte. Et une note en bas de page : "Des cristaux partout, de toutes les couleurs. Une trace du passage des Titans dans la région ?"

La mention des Titans arrache un petit soupir à la jeune femme. Manquait plus que ça. Elle en vient presque à regretter les pirates et leurs revendications exubérantes, mais là, on n'est plus du tout dans la même catégorie. Et cela rend encore plus urgent la nécessité de comprendre ce que sont ces fameux cristaux et surtout l'usage qu'on peut en faire. Peut être rien, en fait. Une façon pour les pirates de les éloigner du jeu pendant quelques jours. Ou alors, quelque chose de plus sinistre, et vus les moyens déployés, surement à grande échelle.

Utilisant un brin d'herbe come marque page, Vey referme le livre et va le ranger avec le reste du matériel de l'équipage, au cas où. Les prochaines heures seront déterminantes, à plus d'un titre. Elle regarde la piste par laquelle le mage qu'ils ont rencontrés hier soir est parti. Les traces de pas se perdent vite dans l'obscurité, comme un témoignage de son passé comme pratiquant des arts occultes. En tout cas, aucune créature du coin n'a tenté d'en faire son repas du soir, et c'est déjà en soi une information intéressante. Revenant vers son banc favori, elle défait la sangle de son arme qu'elle pose à portée de main, s'adosse au montant de la tente du capitaine et s'autorise quelques heures de repos. Qui sait quand cela sera à nouveau possible ?
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mer 25 Avr - 10:59

La nuit fut réparatrice. Ou peut-être était-ce les soins de l'équipage et la visite de Neyrah. Quoi qu'il en soit, Maroussia, si elle n'était pas au top de sa forme, fut en capacité de s'extirper de sa tente au petit matin. Elle avait dormi presque une journée entière, et si son crane continuait à l'élancer, les brumes qui avaient envahi sont esprit se dissipèrent. Elle était consciente. Et de très mauvaise humeur.

Elle sortit doucement de la tente, puis quitte la campement, discrète, prenant le risque d'aller jusqu'au point d'eau le plus proche, épée en main, pour une toilette sommaire mais qui sembla lui redonner du poil de la bête. C'est l'esprit à nouveau aiguisé et le corps plus frais qu'elle revint au campement. S'enquérant de l'état de chacun, écoutant le récit de la soirée, observant les quelques livres trouvés ci-et-là, échangeant quelques mots avec Vey, puis avec Neil, de leurs trouvailles respectives. Ils partiraient dès ce soir à la recherche des cristaux, il était hors de question de s'attarder.

Elle ne dit pas un mot sur sa perte de conscience passagère, le visage fermé. Répondant par un simple hochement de tête à ceux lui demandant si elle se sentait mieux. A la mi-journée, elle mis en place un entrainement de fortune, créant une cible en bois pour les archers, et un mannequin pour ceux capables de manier l'épée. Passant de longues heures à s'entrainer, en nage, proposant passes d'armes et conseils à ceux qui se montraient intéressés.
 
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 26 Avr - 12:20

L'aspirant avait profiter que le démoniste soit le centre de l'attention pour partir discrètement du camps, il usa encore de sa : méthode habituel : terre, boue et autres choses peu agréable pour un prédateur et il parti en chasse ! Non pas de gibier , mains d’ingrédients, il trouva plus au moins ce qu'il chercha ( Au choix du MJ vu que le rand 85), il retourna au camps et fit un arrêt au point d'eau, observant que personnes n'étaient présent, il se dévêtit et profita un peu pour offrir a son corps le minimum d’hygiène, bien qu'il garda sa coiffure en bataille et désordre. Il s'équipa retourna au camps et attendit de prend pour tour de garde et ainsi être vu que par très peu de personnes  pour commettre son forfait : il enfonça sa main sous la tente ou dormait Maroussia et lâcha le sac avec les ingrédients, ainsi il ne l'aura pas vu en position de faiblesse et elle aura les ingrédients de la liste.( T'es totalement libre dessus :p ) et il reprit son poste de vigie dans l'attente de la relève.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 26 Avr - 19:17

Après avoir fait le tour du camp, Vey est allée trouver Romilda, afin de suivre les ordres du Capitaine, et faire un vol de reconnaissance nocturne au dessus du cratère, pour voir s'il est possible de corroborer de là haut les données recueillies dans les divers livres et codex laissés par les précédents occupants. En silence, les deux femmes ont harnaché les griffons, puis, une fois les dernières vérifications faites et les lunettes de vol installées sur leurs nez, elles ont laissé leurs montures prendre l'air, dans un grand battement d'ailes. Le vent chaud qui peine à donner un peu d'air au niveau du sol a fait place à une petite brise fraiche, presque froide, à mesure que Kay et Razéclair ont pris de l'altitude, incitant les chevaucheuses à ajuster leurs tenues de vol en conséquence.

Quittant la zone largement éclairée par les feux de camps, elles sont montées en faisant de larges cercles entre les arbres géants, guidées par la lueur lointaine des étoiles. Puis, une fois leur vision accoutumée à la faible luminosité ambiante, elles se sont fait un petit signe de la main pour indiquer que tout va bien, et ont pris la direction du nord, qui semble la zone à explorer la plus prometteuse.

Contre toute attente, le cratère s'est révélé bien éclairé, vu du ciel. C'est le constat surpris, et heureux, qu'a fait Vey en se penchant sur l'encolure de son griffon. Le rougeoiement du volcan donne à la zone centrale une petit air des Steppes Ardentes, qu'une partie de l'équipage a appris à connaître au cours d'une mission tendue. Etrange similitude avec leur situation présente. Les différentes coulées de lave dessinent un réseau vermeille devant lequel, parfois, passent des ombres. Impossible de déterminer à quoi elles correspondent, mais tant qu'elles se contentent de passer en contrebas, c'est une question qui peut attendre.

Un coup d'œil circulaire et l'impression de sortir d'une marmite géante s'impose à nouveau ; l'horizon barré au loin par une haute et sombre muraille aux formes déchiquetées, cachée ça et là par des nuées plus claires, remontées des sources chaudes à l'ouest ou du bouillonnement de gigantesques cataractes à l'est. Et au dessus, un ciel vaste et piqueté d'étoiles, qui, sans le couvert végétal dense, parait encore plus brillant qu'à l'ordinaire.

Un appel sur sa gauche, et Vey suit des yeux le geste de la main de Romilda. Loin en dessous, des lueurs multicolores attirent leur attention. Surprise de ne pas les avoir vues depuis le sol, Vey opine du chef et fait signe de descendre pour les étudier de plus près. Suivant les courants aériens descendants, les deux femmes notent que les lueurs, pour aussi vives qu'elles soient, émanent de formes cristallines qui sont en partie cachées du reste du cratère par le relief, constitué d'une multitude de petites vallées, issues du ravinement ou d'un autre facteur indéterminé, mais qui rend leur accès depuis le sol particulièrement délicat. Si ce sont les fameux cristaux demandés par les pirates, leur extraction risque de poser de sérieux problèmes logistiques. Souhaitant s'en assurer, Vey fait signe à Romy de garder un œil depuis les airs, pendant qu'elle cherche un endroit où se poser avec Kay. Malgré le côté un peu abrupt de l'endroit, l'animal, en digne descendant des terres escarpées des Hinterlands trouve sans problème un petit affleurement rocheux pour se poser.

Mettant pied à terre après avoir flatté l'encolure de sa monture, Vey se dirige vers une concrétion lumineuse verte, bleue et rouge, créant des zones très éclairées et des zones d'ombre peu engageantes. Avançant prudemment et regardant où elle met les pieds, Vey se rapproche de l'énorme cristal, se demandant comment en récupérer un bout, et même si cela est souhaitable après tout. Fouillant l'endroit pour voir si un fragment ne serait pas tomber, elle tombe sur une forme bien connue : un squelette, ou ce qu'il en reste après le passage d'un prédateur particulièrement affamé. Tous les sens aux aguets, elle se redresse, pour voir émerger une tête reptilienne pleine de dents, que les lueurs cristallines rendent particulièrement impressionnantes, en les parant de rouge.

Le sifflement caractéristique d'une flèche indique à la chevaucheuse que Romy veille. La silhouette pousse un cri rauque, sans qu'il soit possible de dire si elle est blessée ou simplement surprise. Mais Vey ne s'attarde pas pour en savoir plus, elle attrape ce qu'elle espère être un fragment de cristal, puis revient aussi rapidement que possible vers sa monture, qui pousse un cri aigu, ailes écartées comme pour défier le prédateur. Un coup d'œil en sautant en selle. L'animal, qui ressemble à un raptor, s'est arrêté à quelque distance, poussant à son tour un cri qui à pour conséquence l'émergence de nouvelles formes toutes en pattes et en dents. Tirant sur les rênes, Vey reprend de l'altitude, rangeant le fragment de cristal dans une poche de sa tenue. Puis adressant un petit signe de tête pour remercier Romilda, elle fait virer Kay en direction du camp.

Notant mentalement l'emplacement de la vallée afin de pouvoir le reporter sur la carte de la zone, elle note que deux oiseaux, que les spécialistes de l'Ile des Géants nomment "Pterreurdactyles" se sont glissés dans leur sillage. Avertissant Romy, elle pique des deux pour prendre de la vitesse, espérant semer les poursuivants entre les arbres, profitant de l'agilité supérieure des griffons. Las ! Si la manœuvre semble porter ses fruits dans un premier temps, c'est pour mieux tomber sur un deuxième groupe, qui leur coupe la route alors qu'elles arrivent en vue du camp. Ni une, ni deux, et tant pis pour la discrétion, Vey attrape un des pistolets nichés dans les fontes de sa selle et tire en direction de l'animal de tête. Le tir manque de peu, Kay étant obligé de se déporter au dernier moment pour éviter un "éperonnage" aérien, mais la déflagration et l'odeur de poudre suffisent à faire fuir leurs poursuivants, peut être pas assez motivés sur le moment.

Un dernier coup d'œil pour s'assurer que le danger est écarté, et les deux chevaucheuses reviennent au camp, rassurant les guetteurs, anxieux après le coup de feu retentissant dans le silence habituel de la jungle. Un retour rapide à l'enclos des griffons, le temps de panser leurs montures, et les membres de l'équipage se sont réunis autour du Capitaine, afin de faire le point sur les découvertes récentes, et la marche à suivre pour le bon déroulement de la mission.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 27 Avr - 17:21

De retour sur le bateau, Neil s'occupa une nouvelle fois du ménage du Carré et du pont, visiblement quelques choses le travail, mais il chassa l'idée au fur et à mesure que le ménage avancer, puis d'autres questions lui vient en tête deux jours déjà... Ou en était le journal ? les Gobelins seront t'ils dupent ? la cavalerie arrivera t'elle à temps ? Il grogna fortement et parti prendre un long bain pour finir d'apaiser son esprit, une fois cela fait il quémanda une cigarette à Pete et s'attaque à son quart sous les ordres de Blunock qui pouvait constatait que l'aspirant commencer à retenir de plus en plus les bases, et retenait les erreurs qu'il avait déjà commise.

A la fin de son quart il s'installa sur une caisse chope de bière entre les jambes et commença une nouvelle sculpture en bois, fumant la cigarette qu'il avait emprunter à Pete.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 27 Avr - 23:57

Posant le pied dans la bassine faisant office de baignoire à bord, Vey ne peut s'empêcher de pousser un petit soupir de contentement à mesure qu'elle s'enfonce dans l'eau bouillante ; Après des jours à transpirer dans son armure, à se faire décaper la peau par des vents de sable et à patauger dans des marécages où la boue et le goudron se mélangent, sans compter les insectes et leurs assauts incessants, la sensation de cuisson est presque divine.

Attrapant un morceau de savon et une brosse, elle se frotte vigoureusement le dos. Moment d'extase, elle s'autorise même à pousser la chansonnette, une petite comptine de sa chère Marche de l'Ouest, qui a toujours eu le don de l'apaiser, sans qu'elle sache vraiment pourquoi. Une fois le récurage achevé, elle repose la brosse et entreprend de se démêler les cheveux, puis de les laver. Pendant les premières secondes, elle regrette de ne pas avoir suivi plus assidument les cours de filage et de tissage, tant ses mèches semblent emmêlées de façon inextricable. Mais, à force de patience, elle y parvient et, une main sur chaque côté de la bassine, elle plonge la tête sous l'eau, restant pendant d'interminables secondes ainsi ; les bruits du dehors lui parviennent comme assourdis, la chaleur est réconfortante, comme un souvenir primal. Elle resterait bien là encore pendant quelques heures ... si ses poumons ne réclamaient pas un retour prompt à la surface, et si d'autres personnes n'attendaient pas leur tour pour profiter du confort de la salle d'eau. Inspirant en sortant la tête de l'eau, elle rit doucement en sentant ses cheveux qui s'étalent sur son visage, comme les algues sur les rochers, à marée basse. Repoussant les mèches qui lui gênent la vue, elle repère l'endroit où elle a posé sa serviette. Pas à portée de main. Emergeant de la bassine, elle réprime un frisson en sentant l'air plus frais parcourir sa peau mouillée, et elle ne perd pas de temps en se séchant, puis pour enfiler les vêtements propres qu'elle a prévu à cet effet. Se coiffant rapidement, elle sort de la salle, souriant à ceux qui attendent leur tour.

Elle prend ensuite la direction de sa cabine, pour récupérer le reste de ses affaires. Dans un coin, le bureau qu'elle a réquisitionné est déjà couvert de dossiers en attente. Une plume et un encrier, ainsi qu'un petit plateau, sur lequel trônent une petite carafe de vin, un morceau de fromage, du pain et quelques fruits secs, délicate attention, ont également été laissé là, probablement par Andrew ou Bartley. Les brigands, à peine de retour et déjà prise dans les filets de la bureaucratie ! Malgré tout, elle sourit, posant sa serviette et se versant un verre. Puis elle prend le premier dossier sur la pile. L'état des réserves de nourriture des griffons. Mince. Elle le repose et en prend un autre. Le rapport d'avaries de l'Akir et une première liste des pièces qu'il faudra acquérir. Outch. Nouveau dossier : des candidatures en attente. Finalement, les dinosaures et les tas de pierre, ce n'était pas si mal, en fait ...

Un coup d'œil vers la fenêtre, le soir bien entamé, la nuit qui prend ses quartiers, les étoiles qui scintillent, imperturbables, comme pour se moquer des entreprises éphémères des vivants. Tirant sa chaise, Vey s'installe pour la nuit à venir. Une autre forme de combat, qui colorera la nuit de blanc. Mais elle est à bord. Et le reste de l'équipage également. Et ça vaut toutes les nuits blanches.

Enfin presque. Sourire.

Note pour plus tard : penser à embaucher un secrétaire.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 29 Avr - 16:20

Dans la journée, il aura été demandé à Vey et Mikhaïl de faire du repérage sur le fameux lieu de RDV avec les pirates de la Mer du sud, dans le goulet qui mène de Tanaris aux Mille-Pointes. Le lieu aura été, comme précédemment, piégé à grand renfort de poudre.
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Neil Sloane

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 30 Avr - 0:21

Avant de surveiller l'étrange gnome, l'aspirant demanda à Wells de surveiller le gnome un court instant. Neil enfila encore son costume de pseudo pirate, direction Gabestan, les gobelins furent dur en affaire, mais il arriva à négocier ou à se faire n’arnaquer suivant les points de vue sur la revente des bijoux de l'amiral de la voile du sud. Il s'acheta trois paquets de cigarette et retourna à bord du navire, il offrit un paquet à Pete qui l'avait bien dépanner et s'approcha de la cabine du capitaine il accrocha simplement une bourse à la poignet de la porte avec un paquet de cigarette et 54 argentées pour le pot commun, comme convenu il garda l'insigne pour une possible mission d'infiltration.

Il retourna ensuite dans l'infirmerie surveillant le gnome en grognant, il devait être doux c'était l'ordre, il déposa ses rapières et avisa l'état du gnome si il avait de la fièvre il lui déposa un linge chaud sur le sommet du crane, si il avait faim il lui apportera un bol de soupe, grognant toujours, il prit le temps de prévenir Blucknock qu'il ne pourrait prendre son quart vu qu'il s'occupait du gnome, si le gnome désirait sortir Neil le suivait à la trace et au moindres signe de faiblesse il le soulèvera pour le remettre dans l'infirmerie.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 30 Avr - 12:24

Après une courte nuit de repos, Vey aura rejoint Mikhaïl avant l'aube, afin de voler vers la grotte devant permettre de prendre les pirates à revers dans l'assaut à venir. Pauwels et Kay se seront glissés en silence jusqu'à l'endroit déjà repéré par l'agent et Neil lors de leur filature du groupe de pirates déconfits après les derniers "pourparlers" ayant vu la récupération mouvementée de l'Amiral Duchêne. S'assurant que l'endroit semble bien désert, les deux auront déchargés les explosifs des sacoches de griffons, et l'agent se sera mis au travail, concentré et silencieux, transmettant ses directives par de simples gestes pour préserver leur meilleure couverture : le silence de la fin de nuit.

Un pouce levé, Mikhaïl est à son affaire. Vey sera donc remonté sur Kay, afin d'effectuer un survol rapide et le plus discret possible afin d'avoir un premier aperçu de la base des pirates, et notamment la présence éventuelle de sentinelles dans les surplombs, qui devraient être neutralisées aussi tôt que possible. La nuit favorisant leur action se sera révélée trop dense pour obtenir un résultat vraiment satisfaisant mais l'absence de lueurs intermittentes, fruits de reflets de la lune sur des armes brandies, voir de sentinelles profitant du calme pour en griller une petite, aura malgré tout représenté une bonne nouvelle.

Profitant d'une petite saillie du terrain, Vey aura posé son griffon, et, allongée sur les rochers, elle aura sorti sa longue vue afin de repérer les tours de guet, notant autant que possible les détails sur leur construction, notamment les angles de tir offerts aux sentinelles en poste à l'intérieur, afin de déterminer le plus sur chemin d'accès par la voie des airs.


Pour autant qu'elle aura pu en juger, c'est une approche basse, en profitant du relief qui semble la meilleure façon d'arriver à portée sans essuyer des tirs trop nourris d'emblée. Cela devrait marcher pour l'attaque initiale. Ensuite, il faudra s'en remettre à l'agilité des griffons, mais ça pourrait ne pas suffire. La puissance de feu de l'Akir sera clairement un atout pour venir à bout des structures en un temps limité. Un embryon de plan commence à germer dans la tête de la jeune femme : les griffons en avant, privilégiant les manœuvres évasives pour attirer le feu ennemi, des fumigènes pour gêner les tireurs dans les casemates et la puissance de feu, statique mais mortelle, de l'Akir pour emporter la décision rapidement.

Un piaillement sur sa gauche. Kay aura bougé, comme pour l'avertir. Un regard rapide, pas de silhouette en vue, mais la jeune femme aura préféré se fier l'instinct de l'animal. Remontant en selle, elle aura rejoint Mikhaïl, faisant le point sur le repérage de la grotte. Puis les deux se seront envolés vers la Vengeance, afin de poursuivre leurs missions respectives. De retour sur le navire, et après une légère collation, Vey se sera dirigée vers la cale, et les enclos des griffons, pour aider Keneeth à harnacher et à faire un peu plus ample connaissance avec sa monture. Puis, après un rapide briefing, l'ouverture du pont aura été actionnée, et à l'aide des manœuvriers, le duo aura pris son envol vers le nord, en longeant la côte, volant bas dans un premier temps pour profiter des courants marins afin de ménager les forces de leurs montures.

Puis, à mesure que le soleil et la baie de Théramore auront fait leur apparition, les deux auront pris de l'altitude, afin de repérer plus facilement leur destination. Une petite île au nord de l'ancienne cité, un peu à l'écart des routes maritimes classiques. Un point idéal pour les contrebandiers et les indépendants en quête de tranquillité. Descendant en spirale pour faire le tour des lieux, Vey aura repéré ce qu'elle cherche, croisant les doigts pour que tout soit encore en place, après tout ce temps. Faisant signe à Keneeth de poursuivre sa surveillance aérienne, elle se pose à proximité de ce qui a toutes les apparences d'un camp abandonné.



Le tissu de la tente est en lambeaux, et les traces d'occupation semblent dater de plusieurs jours, voire semaines, pour autant qu'elle peut en juger. Quelques caisses ont survécu, malgré les intempéries qui peuvent être redoutables ici. Le bois pourri laisse entrevoir des morceaux de tissu. Bien que délavé, le rouge est encore reconnaissable. Portant sa main vers son bandeau en un geste machinal, la jeune femme aura jeté un regard circulaire comme pour trouver des repères, puis, hochant la tête, se sera dirigée vers un petit arbre à l'écart de la tente. Chassant le sable du lieu, elle aura dégagé une petite trappe, qui, après les précautions d'usage, aura dévoilé son contenu : diverses bouteilles de liquide inconnu, des outils rouillés pour la plupart et un caisson fermé. A l'intérieur, plusieurs tenues de plongée. Bingo. Hissant le caisson à l'air libre, Vey aura fait le tri, parvenant à composer quatre tenues complètes, bien que sentant le vieux cuir et l'huile de vidange, et de quoi les maintenir en état pour quelques temps.

Appelant Keneeth pour charger le matériel sur les griffons, Vey aura refermé soigneusement la trappe avant de remonter en selle. Le voyage de retour aura été calme, la jeune femme plongée dans ses pensées pendant un bon moment. Arrivés au navire, le matériel déchargé, la jeune femme aura pris un repas rapide, conseillant au chevaucheur de faire de même, avant de planifier avec lui un premier entrainement aux manoeuvres aériennes de défense, afin de préparer l'assaut à venir.

Et la journée est loin d'être finie.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 30 Avr - 14:44

Hérodiade passa la nuit aux côtés de l'Amiral. Le repos étant de rigueur, Madame ne se laissa point aller à quelconque perfidie. Du moins, elle s'assura une nouvelle fois d'être dans les bonnes ondes de l'Amiral en le choyant et en veillant sur sa personne jusqu'à l'aube. Elle profita également de la nuit pour réfléchir au plan du lendemain. Elle dissimula une motivation certaine, et fut partisante de l'annihilation de ce repère à rat.

La justice Hurleventoise est de plus en plus insistante quant à sa présence et son retour en ville.

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 30 Avr - 18:21

Elle se leva tôt, la montre à gousset lui indiquait six heures, massant son visage lentement et s’accordant une toilette rapide, deux minutes et trente-deux secondes exactement. Une minute cinquante-six plus tard elle avait enfilé sa tenue et son tabard, montant dans le carré depuis le dortoir pour un café prit en trois minutes et vingt-sept secondes accompagné d’une clope.
L’un des sablés de Nicodemus rejoignit alors son estomac, aucun gradé n’était sur le pont, donc aucun ordre direct à recevoir. Il fallait prendre les devants, elle remarqua alors le sceau et la serpillère, allant remplir celle-ci en une minute onze secondes. Tel un mécanisme bien huilé, elle se mit à nettoyer la totalité du carré, ce qui lui prit deux heures et vingt-six minutes, elle n’avait pas compté les secondes, erreur à corriger.

Le temps de vider l’eau et de la remplacer par une eau propre, elle avait perdu une autre minute. Elle s’attela à l’infirmerie ou dormait le gnome et où Neil lui grogna dessus, effectuant sa tâche dans un silence complet, avant de passer aux escaliers menant au pont supérieur. Elle tombe face à la porte de la machinerie, mais n’avait aucun ordre lui autorisant l’accès, en tant que Brigadière. Cela faisait trente minutes et six secondes, alors qu’elle sortait sue le pont supérieur pour s’acharner à sa tâche.
On put voir la Louve Grise s’acharner sur le bois du pont durant le restant de la journée. Le midi passa, sans qu’elle ne s’arrête, tout le monde mangeait un bout, elle leva les yeux et prit un autre sablé. Le pont intermédiaire, et supérieur fut nettoyé, évitant de gêner la personne à la barre. Il était treize heure quarante-six.

Le temps de changer à nouveau l’eau et elle s’attaqua a la proue ainsi qu’au pont inférieur. Trois heures et deux minutes plus tard le tout était finit. Elle vida le sceau et consulta l’heure, fronçant fortement, trop lente. Elle alla déposer le sceau à son emplacement avec la serpillère, en venant aux canonniers, leur apportant munitions et poudre manquants s’il y avait manque. Elle passa ensuite en cuisine, vérifiant que tout était en ordre, décidemment, Nicodemus savait y faire. Elle fit la vaisselle en trente-deux minutes et vingt-six secondes, score record. Elle s’améliorait.
Elle finit par s’essuyer les mains, se tournant vers le carré qu’elle organisé. Alignant choppes et verres, alignant toute vaisselle et objets sur les tables et étagères. Puis elle se frappa le front, courant vers le sceau et la serpillère qu’elle remplit de nouveau, fonçant dans le dortoir féminin qu’elle nettoya de fond en comble, énervée contre elle-même de son manque d’attention. Une heure et quatorze minutes de perdues. Elle remonta enfin dans le carré. Tout était fait, propre, et rangé.

Elle s’aligna alors non loin d’un mur, une main dans le dos, patientant en silence et la clope au bec.

Putain, elle avait oublié de compter les secondes, encore.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 1 Mai - 12:03

Un lourd grognement suivit d'un bâillement oui ceux ayant le sommeil léger dans le dortoir, savait que le sauvage venait de se réveiller, il alluma une cigarette et direction le carré, un regard sur l'horloge il avait de l'avance avant de prendre son quart, il fit donc le minimum de ménage les tables et les chaises, sol et chope, il n'avait rien qui le perturber c'était sans doute la raison, il prit un bol de soupe et suivant le conseil de Nicodemus il prit le temps de la faire réchauffer il l'avala rapidement et rejoignit Blucknock, il tira une dernière latte sur sa cigarette, la jetant à la mer avant de se mettre au travail, il évita toute les questions à propos d'hier expliquant à son tuteur que d'une il était un mauvais conteur et qu'il n'aimait pas cela qu'ils préféraient que ce soit ses équipiers qui racontent leurs points de vu car le sien étaient souvent trop différent ou entrée trop dans les détails.Le cœur et la motivation était toujours présent dans son travail, il avait toujours besoin de Blucknock à certains moment, mais il lui arrivait de prendre de bonne initiative seul.

Quand son quart se termina, il partie par pur plusieurs avec une bouteille rejoindre le nid de pie observant l'horizon, la bataille d'hier fut rude pour tout le monde, mais ce n'était pas sa première bataille, alternant entre une gorgée de vin et l’observation de la mer avec la longue vue qui trainait  
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Mar 1 Mai - 12:34

La Vengeance de Neptulon vint s'installer au mouillage dans la Baie de Hurlevent après une traversée dépourvue - et ce n'est pas coutume - d'attaques de pirates, de monstres ou de tempêtes en tout genre.

L'ambiance était visiblement à la fête, et les manœuvriers initièrent le traditionnel ballet de barques afin de récupérer vivres fraiches et un armement convenable. Visiblement, le navire et son équipage comptaient rester quelques jours à Hurlevent. Après la Pandarie, Tanaris, Un Goro et un bottage de fesses d'une base pirate bondée, un peu de repos ne ferait pas de mal.

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 3 Mai - 15:41

Neil ne quitta pas le navire même une fois à quai, il apporta son aide aux matelots pour charger les caisses de ravitaillement. La seule fois ou il avait quitté le navire, il était revenu bien vite après avoir fait le plein de cigarettes et de fioles, il avait également revu rapidement Lelyne.

Il passait ses journées à faire le ménage du bateau, à étuder les cartes de son côté avec Bulcknock ou à faire ce qu'il devait faire pendant ses quarts, la citée blanche ne l'attirait absolument pas et rien qu'à l'idée de devoir sortir prendre un verre dans une taverne le fit émettre un nouveau grognement sourd.


Dernière édition par Neil Sloane le Jeu 3 Mai - 19:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Jeu 3 Mai - 16:13

Nicodemus restera aussi au navire pour s'habituer à se déplacer dedans. Il sera sorti pour rencontrer d'anciens collaborateurs du dispensaire, pour faire le pleine d'onguent et de plantes séchées pour le voyage.
Ceux qui le cherche peuvent le trouver dans le dortoir à tenir un étrange journal. Il fera un signe de tête à Neil qui passa pour le ménage.
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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 4 Mai - 21:42

Après quelques jours de convalescence à bord de la Vengeance, et profitant du calme relatif, octroyé par l'amarrage dans une rade amicale, Vey aura traité avec le plus de diligence possible les dossiers requérant son attention, maugréant parfois contre l'obligation faite par le staff médical du bord de rester au repos le plus longtemps possible, afin que le cicatrisation de ses blessures se fassent dans les meilleures conditions. Sa première consolation pendant cette période aura été de savoir que son griffon était également en bonne voie de guérison, et qu'il pourrait surement revoir le ciel et les nuages avant sa maîtresse.

Cette pensée fit sourire la jeune femme, alors qu'elle annotait un énième inventaire des produits chargés à bord pour la subsistance et le confort des griffons dans leurs stalles. Posant le document sur une pile allant grandissant heure après heure, elle posa les yeux sur le suivant. L'état d'avancement des travaux d'aménagement de la cale, notamment de l'espace libéré par un rangement efficient des caisses contenant le gros du chargement de la Vengeance. Espace déjà en partie utilisé par la serre et le jardin des simples voulu par Dorwel, et complété par les plantations de Mikhaïl. Le rapport mentionnait le fait qu'une partie des caisses avaient été déménagée provisoirement sur le pont intermédiaire du navire, afin de permettre la construction de deux stalles, dont une pour Pauwels, actuellement seule femelle griffon du bord, à l'écart des autres griffons, afin d'éviter les inévitables problèmes qui viendraient à se poser si la situation perdurait jusqu'à la période des parades nuptiales et tout ce qui pouvait s'ensuivre. Le rapport prévoyait qu'une fois la construction achevée, ces deux stalles seraient séparées des autres par un compartiment aménagé pour stocker un plus grand nombre de caisses et de tonneaux, au prix toutefois d'une certaine exiguïté pour les manipuler rapidement. Un impondérable dans la Marine, où chaque avantage était assortie d'une contrainte nouvelle. Une petite pensée pour Pauwels, qui verrait sa solitude compensée par une certaine tranquillité, et Vey parapha le document avant de le mettre dans la chemise prévue pour confirmation, ou pas, par les autres quartier-maitres et le Capitaine.  

Grognant en s'étirant après avoir reposé sa pointe, et s'être frottée les yeux, la jeune femme aura boitillé vers la fenêtre de la cabine, afin de respirer un peu l'air du port. Celui-ci, bien que chargé des senteurs fortes de la marée basse, du cri des mouettes se disputant les restes des poissons échappés des filets des marins revenus de la pêche, et du bruissement des docks, lui aura arraché un petit soupir d'aise. Observant un moment la vie du port, les allers et venues des barques effectuant le ravitaillement de la Vengeance mais aussi de nombreuses embarcations de toutes tailles, la jeune femme se sera surprise à chercher une cigarette. Mauvaise habitude prise au cours d'une trop longue période d'inactivité, forcée, à son goût. Un regard à l'intérieur. Rien sur le bureau, ou sur cette petite caisse qui fait office de table de chevet. Peut être l'occasion qu'elle attendait ?

Main sur la poignée de porte de sa cabine, coup d'œil furtif à l'extérieur. Pas de garde malade en vue, la voie est libre. Sur sa gauche, par un ventail entrouvert, le soleil, comme une invite. Mettant de l'ordre dans sa tenue, elle aura remonté le couloir jusqu'au pont. Hochements de tête et salutations aux membres d'équipage qu'elle a croisé. Toujours pas de bruits de course dans son dos. Sourire à la sentinelle chargée de veiller sur l'échelle de corde qui permet de rejoindre la barque qui fait la navette vers le port. Le matelot à son bord l'aura aidé à descendre et à s'installer. Puis, à son signal, se sera éloigné de la coque et, activé sur les rames.

Parvenue au pied d'un des pontons, elle aura demandé au matelot de revenir la chercher dans une heure. Elle lui aura ensuite rendu son salut, fendant la foule bigarrée du port, en direction de la ville et de ses commerces.
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Neyrah

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Sam 5 Mai - 18:18


La nuit luit de toute son ampleur, étoiles brillantes et pleine lune éclairant le pont de la vengeance.  Quelques matelots passent par-là, peut-être quelques membres de l’équipage. La Louve Grise fixe l’océan, en armure, appuyée sur son estramaçon. Le regard au loin et silencieuse, totalement ailleurs. Perdue dans ses lointaines pensées, dirigées vers la Guerre et l’Alliance. Ne cessera-t-elle jamais d’y penser ? Des pas retentissent, des sabots, lourds et le cliquetis d’une armure. Une légère lueur lumineuse approche doucement. Neyrah, sa mère. Elle émet un léger soupir et tourne légèrement la tête. Une main se pose sur son épaule, douce et bienveillante, tout comme le ton qui s’exprime ensuite.

« -Tu ne cesseras donc jamais d’espérer le prochain combat ? Les prochaines blessures et souffrances ? »

« -Il n’y a de souffrance au combat que celles que vous vous infligez, je n’en ressent pas, pour ma part »

La Draenei soupire doucement, venant resserrer un peu sa prise et fixant à son tour l’océan, elle connait cette jeune femme qui n’en est plus une. Celle qui à traverser les guerres, les batailles et les champs de la mort. Comme tant d’autres elle tient encore, le Capitaine à raison, tous sont des héros, autant que ceux montés au panthéon. Mais aucun d’entre eux n’est identique, se battant tous pour des raisons différentes.


« -Il ne te reste que quelques années, une quinzaine tout au plus, et tu continues de te battre. Toi qui rêvais de Draenor, des Grisonnes, pourquoi ne prends-tu pas ta retraite ? »

« -La vie civile m’a pris en cinq mois bien plus que je n’ai perdu en vingt-neuf ans.
Quand à ma condamnation Mère, je l’accepte, et je me battrais jusqu’au bout. »

La Draenei semble observer à sa gauche, un furtuf mouvement, sûrement une oreille indiscrète, mais rien de tout cela n’est privé de toute façon.

« -Tu as le droit au repos Erynn, à la retraite. Onze années, que tu te bats, douze bientôt, et regarde toi, où cela t’as menée ? Tu te bats d’une manière…bouchère… Il n’y a plus de danse, de beauté dans ce geste que tu avais quand nous avons combattu ensemble. Est-ce la vie civile qui t’as fait manier cette arme de malheur ?»

« -Là où j’en suis, sur ce pont, dans cette armure, sous ce tabard. A me battre pour ce en quoi je crois, à avoir un but. But que personne d’autre que l’armée et l’Alliance ne m’a jamais donné. Et tu veux parler de combat Mère ? Des milliers d’années que tu te bats, que tu te cultive, que tu étudie. Des milliers d’années que tu vis sous l’égide de la Lumière, et où en es-tu ? Au même point que moi. »

Elle avait craché ces derniers mots, le gantelet serrant la poignée de la lame avec force, métal grinçant. Tournant son visage vers celle qu’elle avait prise comme guide. Les cheveux grisant luisant à la lumière de la Lune. Le regard froid et impassible.

« -Ma fille, ce chemin ne se terminera que d’une façon… »

« -Je le sais, et j’ai décidé de l’emprunter, jusqu’à la fin. Je n’en rougis pas, et cela me rend heureuse. Tout comme tu es heureuse, de sauver des vies, de protéger cet équipage que tu vois comme tes propres enfants. »

La Louve se tend sur ses pieds, déposant un baiser sur la joue de la Lumineuse. Sa main s’égare sur une joue, affective et un léger sourire aux lèvres.

« - Tu es un phare pour tes compagnons, moi, je n’ai pas besoin de phare, le chemin est déjà tout tracé. Et n’oublie pas…»

Elle ramène l’estramaçon sur l’épaulière dans un bruit de métal cogné, encaissant le poids de celui-ci via l’épaule, repartant d’un pas lent, grillant une clope par la même occasion.

« - Qu’ils apprennent l’Honneur, avant de se prétendre des guerriers. Qu’ils sachent cela, car nul faux-pas n’est permis lorsque l’on suit cet étroit chemin écarlate. Et celui-ci ne se termine que lorsque vos jambes lâchent, et que votre cœur cesse de battre. Un chemin ou la tristesse rime avec douleur, et où la gloire a la couleur du sang. Cet étroit chemin ne va que dans un sens, recouvert de vos ennemis et vos frères, et il vous guidera irrémédiablement dans les mains de la mort. Que reste-il, quand vos bras faiblissent sous les charges ennemies ? Que reste-il quand la pierre vole en éclat ? Quand les murs tremblent ? Quand vos principes s’effondrent ? Et que le feu et l’acier s’abattent sur vous ? Quand  vos frères d’armes tombent les uns après les autres, et que la terre ensanglantée vous encerclent ? Rien, si ce n’est l’Honneur »

Sur ce, elle disparut dans l’armurerie, entretenant armes et armures, silencieuse et plongée dans ses désirs de guerre.


Dernière édition par Neyrah le Ven 11 Mai - 8:31, édité 2 fois
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Nicodemus

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Dim 6 Mai - 0:05

De retour sur le bateau, Nicodemus se rendra au dortoir pour préparer un petit lit pour Murlo.
Revenant de son épreuve de survie, il a ramené un bébé murloc albinos de cette aventure. A partir de maintenant, il y a donc un murloc du nom de murlo.
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Hérodiade Ambrose

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Lun 7 Mai - 0:37

Une chevelure d'or aura pu être aperçue sortant d'une audience dans le Donjon Royal. Mikhaïl guettait sa sortie d'un regard tant espiègle qu'amical. Madame Ambrose et Monsieur Berger se dirigèrent ensuite vers un parc discret aux alentours du Château. Nul sait de quoi il était question, mais leur méfiance était notable pour qui les aura croisés. Madame se sépara de lui quelques minutes plus tard, sa démarche semblait un brin affligée.

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Geillis

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    Ven 11 Mai - 22:10

Quelques exemplaires du nouveau numéro spécial du Furet seront envoyés à bord de la Vengeance

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MessageSujet: Re: Bruits de couloir    

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Bruits de couloir
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