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 " Respectez l'alignement "

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Panthéa Johnson

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Titre : "As de l'aiguille et du scalpel"
Métier/classe : Chirurgienne (traumatologie, réparation) / Médecin urgentiste
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MessageSujet: " Respectez l'alignement "   Dim 19 Aoû - 12:44

"JOHNSON ! RESPECTEZ L'ALIGNEMENT !"

Des heures qu'ils se tenaient là, torses nus et mains dans le dos, sous une pluie battante. Des heures à soutenir le même regard, fixe, inexpressif, froid, depuis longtemps perdu sur un point aléatoire de la cour intérieure dans laquelle ils se trouvaient. Panthéa avait choisi de poser le sien sur le bouchon d'un tonneau vieillissant, situé à plusieurs mètres devant elle, à côté de la porte. C'était le secret pour garder sa stabilité : fixer un point, toujours le même, jusqu'à l'hypnose dûe à la fatigue de la rétine. Depuis combien de temps n'avait-elle pas cligné des yeux, déjà ?

CLAC !

La douleur du coup de martinet lui perfora le mollet et manqua de lui faire perdre l'équilibre.

"VOS APPUIS, JOHNSON ! NE VOUS ENDORMEZ PAS ! LE PREMIER QUE JE PRENDS A S'ENDORMIR SERA ASSIGNE AUX VEILLES NOCTURNES PENDANT UNE SEMAINE !"

Panthéa serra les dents et redressa les épaules, déposant à nouveau les yeux sur le bouchon du tonneau. Ses cheveux laissés détachés se collaient continuellement contre son visage et son torse trempés. Elle avait froid. Elle avait faim. Elle voulait dormir. Mais il fallait tenir. L'exercice avait commencé bien avant que le soleil ne se lève et devait se terminer en milieu de matinée. Seul souci : le déluge qui durait depuis des jours ne lui permettait pas d'estimer l'heure en se basant sur la lumière ambiante. Elle soupira.
Le premier à tomber d'épuisement fut Justin. Le petit garçon de six ans s'effondra sur les rotules puis sur le ventre, profondément endormi. Le Commandant le ramassa par la culotte et le balança sur son épaule comme un sac de blé.
"Les faibles sont toujours les premiers à mourir sur le champs de bataille." Il avait, en même temps qu'il prononçait ces mots, lancé un regard sévère sur la troupe dont l'âge moyen ne dépassait pas huit ans. Lorsque ses yeux verts se posèrent sur elle, elle ne put réprimer un frisson d'angoisse mêlé de fierté. Son oncle avait l'allure d'un chevalier invincible dont parlent tous les contes stromgardiens : grand, les épaules larges, la mâchoire carrée et les sourcils épais, qui encadraient un regard toujours brutal et colérique. Ses cheveux mi-longs étaient ramenés en arrière, plaqués par la pluie. Elle et lui partageaient le même patrimoine génétique, le même nom de famille. Elle avait même copié son port de tête et sa démarche, lui vouant une admiration sans faille.
Il ne lui adressa cependant pas un seul sourire avant de s'engouffrer dans le bâtiment, Justin toujours sur son épaule, la culotte salie.
Panthéa déglutit. Son petit corps frêle de fille de sept ans tremblait à présent. De froid ? De fatigue ? Ca n'avait plus d'importance.

Il fallait respecter l'alignement.
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Panthéa Johnson

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MessageSujet: Re: " Respectez l'alignement "   Mar 21 Aoû - 16:02

Le corsage lui comprimait tant la taille qu'elle manqua de défaillir sur l'instant. Mais la domestique savait y faire, et ne tarda pas à glisser ses doigts entre les lacets situés dans le dos de la robe pour libérer un peu ses poumons.

" Madame votre mère a tellement de goût !", s'exclama la jeune fille, qui ne devait pas avoir plus de 16 ans. " Cette robe vient de Gilnéas ! Regardez les coutures ! ".

Elle faisait glisser le pan de la robe entre ses mains lorsque Panthéa la lui arracha dans un geste colérique.

" Mademoiselle, vos manières ! "

Elle s'était relevée et profitait de toute sa hauteur d'adolescente pour projeter une ombre inquiétante sur la fillette de 9 ans. Ombre qui ne la fit même pas ciller. La domestique prit un ton plus sévère, feignant la colère.

" - Si vous ne vous laissez pas faire, vous serez en retard pour le dîner, et serez encore punie !
- J'irai pas, tout ce qu'elle veut c'est me gronder parce que je me suis encore salie ! Et père s'en fiche d'être en retard ! Et mon oncle avait dit que je pouvais l'accompagner pour aller voir les chevaux !
- Il en a été décidé autrement. Calmez-vous !
- NON ! "
La fillette croisa les bras dans un geste de défi utlime, les cheveux encore en bataille.
" - Si vous ne vous laissez pas faire, je vous jetterais aux Trolls !
- Non !
- Je le dirais et vous serez privée d'entraînement. "

L'argument eût l'effet escompté, et Panthéa se laissa manoeuvrée par la domestique, disciplinée et soumise, les cheveux tirés à quatre épingles et sa nouvelle parure complète. Elle se regarda dans le miroir et aperçu le visage satisfait de son bourreau qui hochait frénétiquement la tête en ajoutant un dernier ruban mauve à sa coiffure.
Elle ressemblait à une poupée de porcelaine : le regard vide, le corps figé, prisonnier d'une montagne de froufrous.
La domestique la fit pivoter et l'emmena dans la grande salle de dîner qui se trouvait au rez-de-chaussée.
Panthéa connaissait le rituel par coeur. Courbette, penche la tête à gauche, dévoile la nuque, demi-sourire, regard en coin, port de bras ... Et l'homme qui réceptionna sa petite main y déposa un baiser, la couvrant de compliments. Comme elle avait grandi ! Comme elle devenait belle ! Comme elle était le portrait crâché de sa mère, si si, les tableaux en témoignent ... Elle avait rempli sa part du marché. A l'autre bout de la table, sa mère était aux anges tandis que son père affichait son flegmatisme de mari fatigué.
La fillette s'installa sur la chaise qu'on avait tirée pour elle, ses courtes jambes renonçant à tout contact avec le sol pendant le temps que durerait le dîner. Elle ne toucherait pas à son assiette. Elle ne décrocherait pas un mot. Elle regarderait sa mère avec toute sa colère d'enfant.

Regard à sa droite. La chaise de son frère était vide.

Elle préfèrait les chevaux, de toute façon.


Dernière édition par Panthéa Johnson le Mar 28 Aoû - 1:11, édité 1 fois
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Panthéa Johnson

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MessageSujet: Re: " Respectez l'alignement "   Ven 24 Aoû - 10:55

" Personne ne vous a demandé votre avis, Edwin ! "

Son oncle se passa une main las sur son visage fatigué. Il détestait les Trolls, il haïssait le Fléau, mais rien de comparable à ce qu'il ressentait pour sa belle-soeur. Surtout quand la colère la faisait monter dans les tours et se transformer en véritable harpie.

" - Réfléchissez, Elianore, ne vaudrait-il mieux pas l'éloigner des Hautes-Terres, le temps de sa formation ? Vous savez combien cela peut être bénéfique, vous avez bien envoyé son frère au Kirin Tor sans ciller !
- Ne mêlez pas William à ça ! Le Kirin Tor me le devait bien et il est en sécurité là-bas ! Mais Hurlevent !? HURLEVENT ! Vous voulez envoyer ma fille dans les égoûts de l'humanité ! Vous me torturez, Edwin ! "

La prise de bec était déchirante. Les réparties fusaient, cinglantes, pareilles à des balles de fusil et aussi fortes que l'orage qui secouait les carreaux au-dehors. Sa mère et son oncle se disputaient la main mise sur Panthéa depuis aussi longtemps que la jeune fille pouvait s'en souvenir. Rien cependant d'aussi violent que ce soir là.

" - Elle peut parfaitement suivre la formation ici ! Nos prêtres sont bien plus capables que cette ... farce de cathédrale !
- Vous n'y pensez pas, Elianore ! Une formation de prêtresse, sur un front !? Vous n'êtes pas sérieuse !
- Si vous n'étiez pas aussi entêté, "Commandant", il n'y aurait plus de front !"

Le mot avait été lâché avec tout le mépris que sa mère accordait aux membres de l'armée, comme un fiel odieux qui lui brûlait la langue et lui laissait un goût de mort dans la bouche.

" - Entêté !? ENTETE !? Si Stromgarde n'était pas peuplée de dindes, nous aurions repris nos positions il y a des années ! Mais vous êtes faible, vous avez mis à bas votre fierté pour paresser dans des coussins de soie, et vous gloussez de la dernière rumeur, vautrée dans votre luxe, pédante et vantarde, sans voir que vous n'êtes plus rien ! "

La fureur de sa mère fit voler une assiette si près du visage de son oncle qu'il dut esquiver l'attaque d'un rapide mouvement du torse.

" - Jamais ! Le mariage est déjà fixé ! Et vous n'y pouvez rien ! Vous m'entendez, Edwin ? RIEN ! "

Panthéa vit son oncle se détourner de la conversation et s'approcher d'elle, le pas décidé, la mine grave, dans un silence renfrogné qui dissimulait mal sa colère. Il prit sa nièce par le bras et l'entraîna avec lui dans le dédale de couloirs de la demeure familiale.

Edwin Johnson se distinguait de son frère de bien des façons : plus jeune, ses cheveux blonds n'avaient pas encore laissé la place à une toison grisonnante. En tant que second fils, il n'avait pas eu à renoncer à sa position dans l'armée pour se marier à une femme qu'il n'aimait pas et assurer une descendance à la famille. Il avait gravi les échelons et vouait une fierté ainsi qu'une loyauté sans commune mesure à sa patrie, mais, plus que tout, il adorait sa nièce.
D'aucun jurait, d'ailleurs, que la jeune fille, âgée de douze ans maintenant, partageait bien plus de traits, physiques et de caractère, avec son oncle, qu'elle n'en partageait avec son père. On lui reconnaissait, bien sûr, la beauté de sa mère, mais son visage ne pouvait ... tromper personne.

Il marchait si vite que Théa dut courir pour ne pas se laisser distancer.
Arrivé aux écuries, il fit seller un cheval en vitesse, et hissa la jeune fille sur la monture comme si elle ne pesait rien. Une escorte se prépara elle aussi.


Théa jeta un regard perplexe à son oncle.
" Tu iras à Hurlevent et demanderas à être prise en formation à la cathédrale. On te demandera sans doute ce que tu fiches là-bas, tu donneras cette lettre, et tout sera reglé. Compris ? "
Il lui fourra la lettre dans les mains.
" - Entendu.
- Rends-moi fier. "
La jeune fille exécuta un salut militaire. Son oncle lui sourit. Il voulu la prendre dans ses bras, l'embrasser, la rassurer, mais se ravisa.

Il contempla l'escorte et sa nièce s'éloigner au galop. Sa mère ne pourrait plus rien faire désormais, sauf si elle se déplaçait elle aussi, mais c'était peu probable, et il serait de toute façon trop tard. Panthéa était pleine de promesses.
Elle serait une prêtresse d'exception, c'était certain.

Et elle ne finirait pas comme sa mère !


Dernière édition par Panthéa Johnson le Jeu 30 Aoû - 13:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: " Respectez l'alignement "   Dim 26 Aoû - 14:02

L’évêque l’attendait dans une petite salle mal éclairée. On l’avait poussée devant l’énorme bureau en bois vieilli qui se trouvait au centre. Pas de chaise, évidemment. Au moins pourrait-elle contempler son juge de haut pendant que l’empâté serait vautré dans son fauteuil. Il n’avait toujours pas levé les yeux du dossier qu’il tenait devant lui, dossier assez conséquent, à en juger par son épaisseur.
Panthéa profita de l’instant pour découvrir un peu plus la décoration des lieux. D’immenses tapisseries recouvraient les murs, ils narraient sans ambiguïté ni détours la gloire des rois de Hurlevent aux côtés de l’Eglise de la Lumière. Paladins et chevaliers pourfendaient des orcs immenses, vert émeraude. L’artiste n’avait-il jamais vu d’orcs, pour les représenter comme des gobelins démesurés ? Ou alors était-il si mauvais ? L’Eglise n’avait-elle pas les moyens de se payer meilleur ouvrier ?
Vus le plateau de pâtisseries, le thé et les objets en or et argent qui jonchaient le bureau de l’évêque, l’Eglise avait peut-être seulement besoin de redistribuer ses revenus.
L’immense tableau de sa Seigneurie qui trônait au centre du mur, derrière le gros homme, lui indiqua aussi un potentiel coupable pour tout ça.
Elle soupira.


« - Vous vous ennuyez, mademoiselle ?
- Non, monseigneur.
- Alors pourquoi perdre votre temps en de pareilles idioties ? », dit-il d’un ton exagérément las et condescendant, brisant la pile de papiers qu’il avait devant lui afin que les pages s’étalent en éventail devant elle.

Elle ne répond rien, la tête haute et le regard fier, planté sur celui qui s’adresse à elle d’une façon qu’elle n’apprécie pas.
Constatant que son petit manège n’impressionne nullement la jeune fille de quatorze ans, il se penche et attrape l’une des pages au hasard, rajuste ses petites lunettes sur son nez étroit et déclame :


« - Est-il vrai que vous avez sonné les cloches de la cathédrale à 3h43 du matin, dans la nuit du 6 au 7 octobre de cette année ?
- Oui, monseigneur.
- Donc vous ne niez pas ?
- C’est ce que veut dire le mot « oui », monseigneur. »

Il se racle la gorge. Sa tête rentre un peu plus dans ses épaules à la façon d’une grosse tortue. A ce rythme, il perdrait patience beaucoup trop vite. Ce n’était même pas drôle.

« - Est-il vrai que vous avez volontairement caché du poisson entre les lattes de la couche du révérend père Montérand, poisson qui n’a été découvert qu’un mois plus tard, empestant la chambre du susmentionné révérend père pendant tout ce temps, et quelques semaines encore après ?
- Oui, monseigneur. »

Il soupire, agacé.

« - Est-il vrai que vous avez caché les soutanes de 5 de vos consœurs et les avez reteintes en rouge ?
- Oui, monseigneur.
- Et est-il vrai que vous avez traité l’un de vos formateurs de, je cite : « petit prétentieux parvenu, chefaillon misérable et risible, pathétique raclure» ? »

La jeune fille esquisse l’ombre d’un sourire en coin.

« - Enflure, monseigneur.
- Je vous demande pardon ?
- « Pathétique enflure » est le mot exact, monseigneur.
- Toutes ces plaintes sont-elles donc bien fondées !? »

Il la regarde, le visage gonflé et rouge, hors de lui. Le prêtre qui l’a accompagnée et attendait près de la porte jusque-là esquisse un pas timide vers eux.

« - Je me suis assuré personnellement de vérifier toutes les accusations au préalable, monseigneur.
- Que pensez-vous qu’il arrive aux novices de votre espèce, mademoiselle ? »

Panthéa hausse un sourcil. Les marques du martinet, dont elle recevait régulièrement les coups, étaient à peine dissimulées par le pan de sa soutane. Les hématomes, qui parsemaient ses bras partiellement nus, témoignaient aussi de la violence des sévices que les « novices de son espèce » devaient subir pour rentrer dans le rang et recevoir le pardon. Il ne pouvait pas ignorer les pratiques de ses collègues. Il ajoutait donc la moquerie à la l’humiliation.
La jeune fille dut réprimer une très violente envie de meurtre.


- Ils sont excommuniés, monseigneur.
- C’est exact. Excommuniés. Privés de l’exercice de la Lumière. Quelle que soit la situation. A vie. Est-ce ce que vous désirez ?
- Je connaissais les risques, monseigneur. »

Il s’enfonce dans sa chaise et la contemple pendant de longues secondes, les bras croisés sur sa gigantesque panse. Son petit cerveau semble trouver un moyen de la faire plier.

« Vous êtes une excellente élève. », reprend-t-il dans un sourire machiavélique, sortant un second dossier de son tiroir, bien plus maigre que le second. « Examens théoriques, pratiques, mises en situation … vous êtes première de votre promotion. »

La jeune fille ne répond rien. Bien sûr qu’elle le sait.

« Nous n’allons pas excommunier l’un de nos meilleurs éléments, qu’importe qu’il se comporte comme une capricieuse petite rebelle qui pense tout avoir pour elle. »

Elle déglutit. Ses sourcils froncent à peine.
« Capricieuse petite rebelle » ? Espèce de vieux murloc boiteux ! Pendant que tu t’empiffres et feins l’ignorance, tes sous-fifres malmènent et affament les enfants dont ils ont la charge. S’il existe une justice, ne sors pas trop confiant, tu risquerais d’être instantanément frappé par la foudre !


« Nous allons, au contraire, vous accorder l’honneur de vous rendre réellement utile. Vous vous sentez à l’étroit ici, vous nous l’avez bien fait remarquer. C’est pourquoi … »

Il fouille de nouveau dans son tiroir. Qu’a-t-il en tête ? Pour la première fois depuis qu’elle a mis les pieds dans cette ville, ce n’est pas elle qui mène la danse. Elle déteste ça.
Le gros évêque sort une lettre cachetée. Le sceau royal.


«  C’est pourquoi je soutiens votre candidature volontaire pour aider nos troupes dans le Norfendre, mademoiselle. Félicitations. »

Il lui sourit. Le sourire redoutable de quelqu’un qui vient de triompher.

« - Si je refuse ?
- Oh, vous ne serez pas excommuniée. Rassurez-vous. Simplement, teindre les soutanes de vos consœurs en rouge, et insulter un représentant de la Lumière, pourraient être jugés pour blasphème. »

Il marque une pause, jubile sans le  cacher, sa petite langue venant lécher ses lèvres tandis qu’il la contemple encore, une lueur mauvaise dans les yeux.

« - Savez-vous comment sont punies les novices accusées de blasphème, mademoiselle ?
- On les envoie en prison, monseigneur.
- Certaines sont pendues. »

Il fait glisser la lettre cachetée sur le bureau, juste devant elle.

« Votre geste ne sera pas oublié, ma fille. »
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